Arts-Scène Diffusion

Sophie Roughol, Diapason, juillet 2012

Il Festino mise sur une noble pudeur, sans chercher les effets de couleurs et d'instrumentation que Le Poème Harmonique a pu travailler dans des répertoires assez proches. L'ensemble danse, rebondit, dialogue dans une belle complicité des violes de gambe et de la harpe. Manuel de Grange, passant du luth à la guitare à cinq choeurs, veille au juste goût des ornementations, à la noblesse des phrasés, pour que le... festin "exotique" garde une suavité contrôlée. Rien ne vient troubler les mots ni le timbre fruité de Dagmar Saskova. Aux côtés de Dagmar Saskova, le ténor (et violiste) Francisco Manalich affiche une délicatesse plus désinvolte.