Arts-Scène Diffusion

Cristina Agosti - Gherban, ADEM

(…) Car les 7 lieds proposés dans une version cordes et voix, ne sont pas simplement une transcription. Le compositeur, Jean –Luc Fafchamps commence par une simple transcription, pour aller peu à peu, dans un crescendo de transformations, à faire sa propre composition dans le dernier lied. 
Et c’est magnifique ! 
Cette idée de passer en douceur, comme dans un dégradé, de l’ambiance sonore de Schubert à celle de la musique contemporaine, par l’utilisation subtile d’effets sonores, est très réussie. 
Réussite qui est due, non seulement au talent du compositeur, mais aussi à l’art consommé du quatuor et de la chanteuse. 
Un véritable bonheur ! Read more

Fabienne Bouvet, Classica, Octobre 2019

Le Quatuor Alfama montre de belles qualités dans "La jeune fille et la Mort" : sens de l'architecture, vitalité de l'intention, équilibre des voix. (...)
Rejoints par la voix pure et chaude d'Albane Carrère, les Alfama en exaltent toute la Sehnsucht, cette sombre mélancolie caractéristique du romantisme allemand. Le Wandrers Nachtlied (chant nocturne du voyageur), dont les sonorités irréelles évoquent les brumeux paysages des tableaux de Caspar David Friedrich, vient enfin conclure ce programme, qui s'achève dans un abîme de silence.

Cristina Agosti-Gherban, Association pour le développement de l'éveil musical

Enfants et grand étions également séduits par la qualité de cette prestation. 
Sous la forme d’un conte, plutôt d’un rêve, la protagoniste, interprétée avec brio par l’excellente Delphine Veggiotti, nous mène dans le sentier du quatuor, ce qui n’est pas un genre facile de prime abord. 
Le quatuor Alfama a choisi un répertoire exigeant, qu’il interprète avec une grande musicalité et aisance. 
La mise en scène inventive aménage des plages un peu drôles, sans jamais tomber dans la vulgarité. 
Des explications sur les différents bois utilisés en lutherie, sur l’archet, mais aussi sur les modes de jeu (pizz, cordes frottées) sont données d’une façon vivante et non didactique. 

Martine D. Mergeay, La Libre Belgique, Juillet 2019

Fanny s'adresse à Ophélie, la fille qu'elle n'a jamais eue (dans la famille de l'auteur du Songe d'une nuit d'été, Shakespeare n'est jamais loin).
À la veille d'être enfin publiée (et à la veille de sa mort), la jeune femme doute encore de son droit à composer et se remémore le combat mené "contre" ceux qu'elle aimait le plus : son père et son frère.
Associés à ce drame latent, la splendeur du visuel, la beauté des musiques et la grâce des artistes prennent ici un caractère déchirant. Tout comme elles révèlent la profondeur de la musique de Félix par son entremêlement avec celle de Fanny. Paradoxe bouleversant.

Stéphane Renard, L'Echo, Juin 2019

Mais ce CD propose aussi, et c'est ce qui en fait sa vraie originalité, une création de Jean-Luc Fafchamps au départ de lieder de Schubert, défendus par l'émouvante mezzo-soprano française Albane Carrère. Cette transcription pour quatuor de sept lieder par le compositeur belge, par ailleurs professeur d'analyse musicale, se réapproprie les affects schubertiens par un travail d'un grand raffinement sur les timbres. Séquence émotion!

G. My, Le Soir, Juin 2019

D’une douceur absolue, le spectacle s’appuie sur la beauté de la nature, et sur le théâtre d’objet (…) Un spectacle qui captivera l’attention des enfants (à partir de 9 ans), mais qui ne laissera personne de côté.
"En art, j’ai toujours cru que l’on sous-estimait les enfants, leur compréhension sensible. On ne voulait pas faire quelque chose de simplifié pour aplatir les choses. On voulait plutôt donner de la grandeur même si c’est divertissant. Rêver en grand".

Serge Martin, Le Soir, Juin 2019

Le Quatuor Alfama nous propose une version merveilleusement médiane de La Jeune fille et la mort. Leur interprétation a toute la force et l'intensité qu'exige ce drame intime mais, en même temps, elle respecte un équilibre instrumental presque classique qui lui donne une dimension d'éternité. Et l'Alfama de pousser le bouchon un cran avec ces sept lieder arrangés pour voix de mezzo et quatuor. Alors n'hésitez pas : écoutez cet admirable disque

Le Dauphiné Libéré, Mars 2019

Liant notes classiques et mélodies chanssonnières, l'accordéoniste diatonique Anne Niepold et le quatuor Alfama ont mis au coeur et sur les lèvres du public, en joyeux tempo en "Lalala" fredonné. Sur arrangements inventifs de la musicienne au dépliant à bretelles, entre Michel Legrand, Nougaro, Chostakovitch ou Brel, la conversation avec violons et violoncelle fut tournoyante, trillée d'émotion et fondante d'harmonie. Métissage musical inattendu, ce concert a su concilier sans prétention mais avec talent évident, chansons populaires et partitions classiques.

Stéphane Renard, Larsen

 À tous les publics. Celui qui n’aurait jamais imaginé voir débarquer une accordéoniste chez Mozart, tout comme celui qui n’aurait jamais pensé écouter un quatuor… 

L'Avenir, Août 2018

(...) le grand écart d'entrée de jeu. Et c'est une vraie réussite : altemer compositions classiques - on al­lait savourer par la suite un délicieux opus 80 de Mendelssohn­ - et chansons populaires sans tom­ber dans la facilité et l'effet d'ac­croche, n'était pas gagné d'avance. 
(...)
Et le spectacle est aussi pour les yeux car Anne Niepold vit sa musique avec les tripes : entre larges souri­res, regards lumineux vers les musiciens du brillant Quatuor Alfama ou vers le public, visage déchiré par l'intensité de l'impro­visation, déplacement sur la scène et dans les gradins. Tout en­traîne vers la joie et la sympathie sans que jamais on ne soit capté par la précision technique que nécessite une telle musique, tout est tellement fluide et naturel, un régal.