Arts-Scène Diffusion

Martine D. Mergeay, La Libre Belgique, Juillet 2019

Autre spectacle destiné aux familles, cette fois sur le mode intimiste et poétique : Fanny et Félix, inspiré de la vie des Mendelssohn, sur un livre érudit de Michel Debrocq. Dans ce projet mené par le Quatuor Alfama et la comédienne Ariane Rousseau et mis en scène par Jean-Baptiste Delcourt, Fanny s'adresse à Ophélie, la fille qu'elle n'a jamais eue (dans la famille de l'auteur du Songe d'une nuit d'été, Shakespeare n'est jamais loin).
À la veille d'être enfin publiée (et à la veille de sa mort), la jeune femme doute encore de son droit à composer et se remémore le combat mené "contre" ceux qu'elle aimait le plus : son père et son frère.
Associés à ce drame latent, la splendeur du visuel, la beauté des musiques et la grâce des artistes prennent ici un caractère déchirant. Tout comme elles révèlent la profondeur de la musique de Félix par son entremêlement avec celle de Fanny. Paradoxe bouleversant.

Stéphane Renard, L'Echo, Juin 2019

Mais ce CD propose aussi, et c'est ce qui en fait sa vraie originalité, une création de Jean-Luc Fafchamps au départ de lieder de Schubert, défendus par l'émouvante mezzo-soprano française Albane Carrère. Cette transcription pour quatuor de sept lieder par le compositeur belge, par ailleurs professeur d'analyse musicale, se réapproprie les affects schubertiens par un travail d'un grand raffinement sur les timbres. Séquence émotion!

G. My, Le Soir, Juin 2019

D’une douceur absolue, le spectacle s’appuie sur la beauté de la nature, et sur le théâtre d’objet (…) Un spectacle qui captivera l’attention des enfants (à partir de 9 ans), mais qui ne laissera personne de côté.
"En art, j’ai toujours cru que l’on sous-estimait les enfants, leur compréhension sensible. On ne voulait pas faire quelque chose de simplifié pour aplatir les choses. On voulait plutôt donner de la grandeur même si c’est divertissant. Rêver en grand".

Serge Martin, Le Soir, Juin 2019

Le Quatuor Alfama nous propose une version merveilleusement médiane de La Jeune fille et la mort. Leur interprétation a toute la force et l'intensité qu'exige ce drame intime mais, en même temps, elle respecte un équilibre instrumental presque classique qui lui donne une dimension d'éternité. Et l'Alfama de pousser le bouchon un cran avec ces sept lieder arrangés pour voix de mezzo et quatuor. Alors n'hésitez pas : écoutez cet admirable disque

Le Dauphiné Libéré, Mars 2019

Concert inédit et revigorant samedi 9 mars dans le cadre des rencontres culturelles Itinérance(s). Liant notes classiques et mélodies chanssonnières, l'accordéoniste diatonique Anne Niepold et le quatuor Alfama ont mis au coeur et sur les lèvres du public, en joyeux tempo en "Lalala" fredonné. Sur arrangements inventifs de la musicienne au dépliant à bretelles, entre Michel Legrand, Nougaro, Chostakovitch ou Brel, la conversation avec violons et violoncelle fut tournoyante, trillée d'émotion et fondante d'harmonie. Métissage musical inattendu, ce concert a su concilier sans prétention mais avec talent évident, chansons populaires et partitions classiques.

Stéphane Renard, Larsen

 À tous les publics. Celui qui n’aurait jamais imaginé voir débarquer une accordéoniste chez Mozart, tout comme celui qui n’aurait jamais pensé écouter un quatuor… 

L'Avenir, Août 2018

(...) le grand écart d'entrée de jeu. Et c'est une vraie réussite : altemer compositions classiques - on al­lait savourer par la suite un délicieux opus 80 de Mendelssohn­ - et chansons populaires sans tom­ber dans la facilité et l'effet d'ac­croche, n'était pas gagné d'avance. 
(...)
Et le spectacle est aussi pour les yeux car Anne Niepold vit sa musique avec les tripes : entre larges souri­res, regards lumineux vers les musiciens du brillant Quatuor Alfama ou vers le public, visage déchiré par l'intensité de l'impro­visation, déplacement sur la scène et dans les gradins. Tout en­traîne vers la joie et la sympathie sans que jamais on ne soit capté par la précision technique que nécessite une telle musique, tout est tellement fluide et naturel, un régal. 

Music in Belgium, Août 2018

L’étrange alchimie entre la virtuose de l’accordéon diatonique Anne Nieplod et le quatuor à cordes (violon, violon alto et violoncelle) Alfama, qui nous a offert une étonnante revisite de grands classiques de la musique lyrique et de la chanson populaire française, associant l’assise du quatuor classique au grain de folie de l’accordéoniste. Read more

Stéphane Renard, L'Echo, Août 2018
« Lalala… » propose une évasion musicale rondement menée et gentiment déjantée. Mais, surtout, admirablement interprétée par une accordéoniste virtuose associée à l’un de nos meilleurs quatuors.
(…)

Entre ce petit bout de femme lovée autour de son accordéon et les solistes d’Alfama, chambristes confirmés, le courant passe avec une évidence surprenante. Car que l’on ne s’y trompe pas, dompter un soufflet pour en tirer d’incroyables improvisations ou distiller des coup d’archet millimétrés exige, dans les deux cas, des milliers d’heures de répétition…

Samuel Bon, Info Chalon, Juillet 2018

En quoi était-ce audacieux de programmer des musiciens qui, sur le papier, réunissent les conditions nécessaires à la satisfaction d’un public accroc à l’excellence, tant du point de vue technique qu’esthétique ? En effet, si l’on s’en tient au pedigree de ces musiciens ou à leur CV, long comme le bras, rien qui, a priori, ne détonne, sinon, peut-être, la présence d’un accordéon diatonique, celui malaxé avec virtuosité par Anne Niepold. C’est audacieux parce que, si la musique qu’ils ont jouée l’a été avec une excellence remarquable, leur présence sur scène et l’énergie qu’ils ont déployée était d’une telle vitalité qu’il est très difficile de les classer arbitrairement dans une catégorie qui apparaitrait vite trop étroite pour eux : celle de la « musique classique ». Annie Niepold & le Quatuor Alfama, c’est plus, beaucoup plus que cela : un esprit rock dans un corps « classique »
(…)
tout en saluant l’originalité de musiciens qui ont su faire de la Grande Musique sans laisser planer dans l’air cette détestable odeur de naphtaline et de formol qui, parfois, envahit d’autres lieux. Read more