L'Achéron

Lacrymae Lyrae: les larmes de l'exil

L'Acheron reprend ce programme fraichement crée avec la complicité de Sokratis Sinopoulos (lyra) à l'abbaye de Noirlacle 14 juillet prochain: la lyra grecque, comme la viole de gambe, est l’instrument de la mélancolie. L’une et l’autre, aux âges d’or de leurs histoires, étaient utilisées pour exprimer ce sentiment si particulier, cet état d’âme qui nourrit tant de musiques, au-delà des mots. Ces deux instruments, à des périodes différentes et dans des circonstances diverses, ont connu des utilisations et des destins identiques : s’il est -encore- impossible de tisser un lien historique entre la lyra et la viole, il est pourtant stupéfiant de remarquer à quel point elles se ressemblent, comme des soeurs qui s’ignoreraient, évoluant chacune en écho l’une de l’autre, à quelques siècles de distance, dans des régions éloignées, exprimant et vivant les mêmes choses sans jamais se rencontrer:
visionner un extrait de la répétition au château de Lunéville en mai dernier.