Arts-Scène Diffusion

François Lafon, Musikzen, 4 novembre 2014

La jeune pianiste française Fanny Azzuro, qui fait là ses début discographiques y est en tout cas chez elle : elle a pour cela une technique à toute épreuve, l’art d’attraper tous les rythmes [...] et un sens aigu de l’architecture. Elle a aussi un toucher souple qui lui permet de brasser les humeurs rachmaninoviennes avec finesse et d’aller chercher sous les déferlements digitaux le désespoir de Prokofiev revenu de ses illusions soviétophiles (très beau »Tempo di valzer lentissimo »). Face à ces deux monuments pianistiques, où Fanny Azzuro affronte les fantômes d’Horowitz et Richter, les Variations de Kapustin paraîtraient un peu anecdotiques si la pianiste n’en faisait pas un manifeste du mélange des genres qui est une des caractéristiques du XXème siècle musical. Lire l'article complet