Arts-Scène Diffusion

Il Festino

EARLY MUSIC

Donna

Monteverdi

Donna

Musica Ficta, 2019

IL FESTINO
Manuel de Grange 

Barbara Kusa soprano
Dagmar Saskova mezzosoprano
Andreas Linos bassviol
Ronald Martin Alonso lyrone
Maria Christina Cleary harp
Paolo Zanzu harpsichord
Manuel de Grange teorbo



Love and sensuality seen through the medium of woman inspire the highest points of Monteverdi’s music. He reminds us that mystical love is imbued with sensuality, even eroticism, and that sensual pleasure and passionate, carnal love for a woman border on the sacred. With this new disc, the ensemble Il Festino have aimed to bring out the whole range of nuances associated with love and womanhood. Two female singers, accompanied by five instrumentalists, guide us along the two banks of this torrent. There are bridges, though, and we are able to cross them. One moment we are letting ourselves be cradled by the gentleness of our Holy Mother, the next we are laying down our weapons before the voluptuous breast of a Madonna.


Press

Nicolas Mathieu, Olyrix, Mars 2019

Claire Lefilliâtre se montre à l’aise dans ce répertoire. D'une grande intensité en toute circonstance, elle incarne avec une justesse théâtrale les myriades d’émotions contenues dans ces pièces. Le soupir, l’agitation, le souffle haletant se trouvent ainsi pleinement portés. La voix projetée dans les aigus révèle un timbre argenté et une limpidité de son appréciée, mais peine à trouver son ampleur dans des graves timides. Le legato, entretenu par la résonance de la salle, est filé allègrement avec agilité. À ses côtés, la mezzo-soprano Dagmar Šašková montre une voix sans artifice, pleine et d’une richesse de timbre éblouissante. Mordante dans les médiums, soyeuse dans les aigus, elle offre une inépuisable palette de couleurs. Parfois incisive, parfois légère, l’attaque demeure précise à différents tempi. Dans l’Ego flos campi a voce sola de Monteverdi, la voix se fait pleine et rassurante, conduite avec attention au fil de lignes legato, de gammes prises en un souffle, jusqu’à un ultime ornement soigné sur le dernier accord du continuo. Read more

Jean-Stéphane SOURD DURAND, Baroquiades.com, 26 juin 2021

Il Festino restitue avec une troublante justesse l’univers « monteverdien », celui de l’expression des passions humaines (...) 
La mezzo-soprano et la soprano unissent leurs douces voix pour chanter l’amour. Leurs timbres lumineux ouvrent les portes à la sensualité. Bárbara Kusa apporte l’émotion née de sons plus clairs et cristallins que ceux, graves et sensuels, de Dagmar Saškova. La seconde section Dunque ha putato sol (Ainsi le seul désir) se teinte de mélismes. Savourons les notes aiguës chantées pianissimo par la soprano. La suivante Dunque ha potuto in me più ’l mio amore (Ainsi il pourrait avoir plus en moi que mon amour) est simplement angélique tutoyant les frottements harmoniques. Quelle série d’ornements en duo ! (...) l’Ensemble a livré, dans un engagement entier et sans limite, une interprétation sublime de ces partitions, belles en elles-mêmes ! Il a su éclairer la relation, souvent si ténue, entre l’amour sensuel/charnel et l’amour spirituel/sacré. 


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