Arts-Scène Diffusion

Calling The Muse

Calling The Muse

Alpha, 2018

Bruno Helstroffer (théorbe)
Rosemary Standley (voix)
Jean-Luc Debattice (poème & narration)
Michel Godard (serpent)
Emek Evçi (contrebasse)



Avec Calling the Muse, Bruno Helstroffer interprète et défend en virtuose un répertoire qui fait des ponts entre musique ancienne et moderne. Fait rarissime, il est aussi compositeur pour le théorbe, à l’instar des grands maîtres luthistes de l’époque.
Ce programme, d’une grande liberté, jongle entre mélodies savantes et jazz ethnique, ou glisse vers le blues avec grâce et malice. Inside, les photographies d’Alcarr Iceol. Travaillées à partir de cette proposition musicale sublime, elles en donnent une image vibrante, par la serrure de ses oculi...
Alcarr travaille la photographie comme s’il s’agissait d’une peinture : elle cherche les accents, les références, les rythmes, les couleurs. En d’autres termes, elle sépare de plus en plus ce médium de son principe d’enregistrement du réel.
Sa proposition poétique, picturale, se fait à partir d’éléments simples (végétaux, des jardins), qu’elle travaille et fait varier en fonction de ce qu’elle perçoit sensiblement de la musique. Son voeu est de donner une image-miroir de la réception musicale.


Presse

Alexandra Mathew, Readings, September 2018

Bruno Helstroffer is a master theorbist. In Calling the Muse he draws on his experience as blues guitarist and early music specialist, depicting a broad landscape for the repertoire of his instrument. That said, the album isn’t an exploration of aggressive non-classical music alongside baroque; it’s a beautiful, well-synthesised program of Helstroffer’s own compositions and compositions by Bach, Kapsberger and Satie among others. His playing is mesmerising: on his theorbo Helstroffer is capable of producing sound like the finest lace, as well as creating thick, robust textures. Lire l'article

Jean-Luc Clairet, ResMusica, Septembre 2018

Bruno Helstroffer est de ces musiciens qui pratiquent le transgenre musical le plus stimulant qui soit. (…) Le musicien n’hésite pas à unir les titres par-delà le temps : son magnifique Pervoli Blues contemporain n’a ainsi rien à envier à certaine Toccata Nona du XVIIe siècle à laquelle il se voit soudé sans complexe. Le théorbiste ramène avec la même évidence une première Gnossienne n° 1 de Satie à l’orientalisme des origines arabes de l’instrument. Avec les superbes improvisations de Thanks Toumani, il le pare d’allures mandingues qui évoquent la kora de Foday Musa Suso. Il pénètre de la plus troublante façon le Bach du Menuet de la Suite n° 1 pour violoncelle avant de clore sur la pointe des pieds avec une intériorité de raga indien.
(…)

Dans la chambre de mon théorbe, le vibrant poème que ce dernier lui avait dédié en se glissant dans l’intimité d’un musicien qui affirme que c’est son instrument qui l’a choisi et non l’inverse : un chant d’amour à ce fascinant théorbe dont Bruno Helstroffer, dès sa première composition originale à son adresse, le fiévreux Clan, clamait la modernité. Calling the muse est un album entêtant promesse d’un bel avenir. Lire l'article entier

Loïc Chahine, 5 diapasons, Novembre 2018

Helstroffer excelle à traverser les frontières entre le répertoire baroque et ses propres compositions (...)
Partout, la sonorité est choisie avec art, et les timbres bénéficient d'un soin constant que restitue avec splendeur la prise de son chaleureuse d'Alban Sautour.
Pour qui est récéptif à ces mondes croisés et  n'a rien contre les harmonies parfois suaves, cet hédonisme séduisant exhale une douce poésie.

Outre Mesure, Novembre 2018

Pour jouer une suite de Bach (la 2ème, initialement empruntée à un ami violoncelliste), pas de souci: il lui suffit d’un soupçon de créativité, et hop, voilà le théorbe porté au-delà de sa zone de confort, et c’est franchement réjouissant!
Imaginatif, communicatif, Bruno Helstroffer nous a même proposé de boire un thé avec Bach, mais… tout simplement, avec une joie tout enfantine: essayez donc de boire un thé sur une balancelle!  Lire l'article complet

Serge Martin, MAD (Le Soir Plus), Décembre 2018

Bruno Helstroffer y magnifie aussi bien les maîtres de l’instrument comme Piccinni ou l’inventif Kapsberger, mais les fait dialoguer avec Satie ou, surtout, ses propres compositions, créant ainsi un jardin musical parsemé d’odeurs et de couleurs sensuelles. Et comme il a l’art de faire sonner comme pas deux son instrument et qu’il bénéficie d’une prise de son littéralement sensationnelle, ce disque est un véritable cadeau qui se déguste sans mesure ! Lire l'article

Victoria Okada, Toute la Culture, Janvier 2019

Si vous pensez que le théorbe est un instrument purement baroque et sa sonorité pas très actuelle, vous commettez une grave erreur. La preuve, Bruno Helstroffer navigue librement dans le temps et dans les styles dans son programme unique en son genre. Ce guitariste classique puis électrique, autodidacte du théorbe et des musiques anciennes, soliste et accompagnateur, interprète et compositeur, est une sorte d’OVNI dans cet univers finalement cantonné. Ici, quelques partitions de J.H. Kapsberger, fidèlement interprétées ou arrangées de manière inventive, sont accompagnées de Bach, de Piccinini, de Castaldi, mais encore de… Satie ! Cette liberté nous surprend d’abord puis nous séduit, et on l’adore dès que l’on commence à écouter ce disque.

Laurent Duroselle, Guitare Classique Magazine, Mars 2019

Ce sont aussi des couleurs musicales offertes par le mariage du magnifique théorbe avec la contrebasse, le serpent ou les voix. Le tout contribue à nourrir ce musicien autodidacte, que ce soit à la guitare classique ou électrique puis finalement au théorbe devenu son compagnon de route. Bruno Helstroffer est comme un troubadour qui va de village en village conter des histoires sans complexe dogmatique. Satie écrit pour le piano ? Au XXème siècle ? Qu'importe, il est universel et le théorbe sait le rappeler. Et si Bruno Helstroffer souhaite que vous entendiez l'Afrique avec son théorbe, il vous convaincra avec sa pièce Thanks Toumani. Et tout l'enregistrement porte cette liberté avec brio et magnificence. Notons une prise de son remarquable qui contribue à la réussite de ce disque.

Vincent Cressard, Ouest France, Avril 2019

Calling the Muse est un carnet de route qui vibre avec les grands maîtres que sont Piccinini, Kapsberger et Castaldi dont les pièces subtiles invitent au songe poétique. L'Italie baroque est un prélude à la rêverie proposée par le théorbiste avec Perivoli Blue et Clan, deux belles compositions aux sonorités enivrantes. En écoutant le chant de Rosemary Standley dans Comme un beffroi, en prenant Le thé avec Bach, en saluant Satie avec Gnossienne n°1, en tutoyant la musique mandingue dans Thanks Toumani, on ne peut que succomber à l'irrésistible appel du théorbe.

Alessandro Nobis, Il Diapason, Avril 2019

Mi sento di accomunare Bruno Helstroffer a Rolf Lislevand, a Anouar Brahem ed a Rabih Abbou Khalil per l’approccio personale e colto con il quale compongono e interpretano riservando ruoli “nuovi” ai loro strumenti siano essi la tiorba, il liuto o l’oud.
Ok, qui troviamo composizioni di “giganti” come Alessandro Piccinini, Johennes H. Kapsberger e J.S. Bach ed anche il meno noto Bellerofonte Castaldi (qui in una inusuale arrangiamento per tiorba), interpretati in modo affascinante ed ineccepibile ma il “cuore” di questo “Calling the Muse” a mio modesto parere lo troviamo nelle composizioni scritte da Helstroffer; “Comme un Beffroi” con Michel Godard, il contrabbasso di Emek Evci e la voce di Rosemary Standley( che scrive il testo) è una “folk song di nuova composizione” – scusate l’ossimoro – che viaggia attraverso il tempo, “Perivoli Blue” eseguita in solo si lega alla perfezione con la “Toccata Nona” di Kapsberger profuma dell’atmosfera Mar Egeo, l’inaspettata e straordinaria “Gnossienne” di Erik Satie esce da ogni pensabile schema interpretativo e “Thanks Toumani” è dedicata a Diabatè, dove la tiorba magicamente si trasforma nella kora africana (ascoltare per credere).
Musica superba, che, ribadisco, consiglio veramente a tutti i “curiosi” ed anche naturalmente ai più “ortodossi” appassionati della musica barocca; come successo a me, “Calling the Muse” aprirà numerose “finestre” Lire l'article (it)

Audio

Recordreview sur BBC - Calling The Muse

 


A Tea with Bach - Extrait

 


Arpeggio a mio modo - Extrait

 


Bergamasca - Extrait

 


Monica Corrente - Extrait

 


Perivoli Blue - Extrait

 


Thanx Toumani - Extrait

 


Vos Luths - Extrait