Arts-Scène Diffusion

Les Lunaisiens

PROJETS ORIGINAUX

Le Code de la Route

Hommage à Boris Vian

Le Code de la Route

Muso, 2020

Arnaud Marzorati baryton, direction artistique 
Agathe Peyrat soprano 
Fabien Norbert trompette 
Pierre Cussac accordéon 
Raphaël Schwab contrebasse 
 



Boris Vian, dès 1953, est nommé « satrape » et « Promoteur insigne de l’ordre de la grande gidouille » au Collège de 'Pataphysique. il citera volontiers le maître fondateur de cette science, alfred Jarry, avec la définition suivante : « La Pataphysique, c’est la science des solutions imaginaires »... Un imaginaire ivre de liberté, révélé dans la berceuse du Petit Lauriston où le « merdre » et la « gidouille » sont lumineux comme des phares ésotériques. avec cet art de l’absurde, libertaire et régénérant, le chroniqueur d’En avant la zizique compose aussi, tout comme le poète Charles Cros, des histoires simples « pour mettre en fureur les gens graves ». Le geste pataphysicien, il l’aura dès l’instant où il rencontrera son ami de plume raymond Queneau avec lequel il rêva de mettre en chansons l’œuvre entière de racine... Quel exercice de style, s’ils avaient mis en « tubes » (la notion même de « tube » fut inventée par Vian) des alexandrins « grand siècle ». mais Boris Vian s’éloigne du style grandiose et fait ses armes avec le répertoire du « Caf’Conc’ » et du Chat noir. ses classiques sont Théresa et La Femme à barbe, Paul Delmet et Les Petits pavés qu’il cite dans le Rock des petits cailloux. avec le camarade Henri salvador, il s’interroge sur l’art pataphysicien mais en bons « Zazous » qu’ils ont été, ils affirment qu’il n’y a rien à dire sur cette « métaphysique de la physique ». La Pataphysique ne s’explique pas, elle se vit. 

Pour ce disque hommage à Vian, nous avons choisi de mettre à l’honneur l’instrument fétiche de ses 20 ans : la trompette. autour de cette dernière, contrebasse, accordéon, bandonéon et ukulélé jubilent et revisitent des standards parfois oubliés. Pour les voix, l’une est féminine, chaleureuse et lyrique, puisque la composition majestueuse de certains morceaux requiert des envolées incroyables comme dans la Cantate des boîtes ou Envole-toi. L’autre est masculine, mais ce n’est pas celle de Boris qui pourtant prît aussi des cours de chant... ! nous ne le ferons pas revenir de l’enfer – lui qui ne souhaitait surtout pas être au Paradis – pour chanter avec nous. merdre ! 


ACTUALITÉ

Dom Juan Tel qu'il inspira Molière

C'est la prochaine grosse création des Lunaisiens dans une mise en scène de JP Desrousseaux début 2022!  Il s'agit d'une tragi-comédie…

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C'est la prochaine grosse création des Lunaisiens dans une mise en scène de JP Desrousseaux début 2022!  Il s'agit d'une tragi-comédie pour chanteurs, comédien, marionnettes et 4 musiciens: 
Un Théâtre Baroque se reconstitue. Avec ses changements de décors à vue, avec un extraordinaire dispositif de machineries rocambolesques pour les effets spéciaux, avec les loges des artistes qui se confondent avec la scène elle-même, où se pressent pêle-mêle les oripeaux et les costumes en attente d’être endossés, les marionnettes aux figures humaines et fantastiques et tant d’autres malles d’accessoires.
Nous nous retrouvons dans ce temps où Molière était encore Poquelin et voyageait avec ses camarades, où il s’inspirait des scènes et de canevas fournis par les comédiens italiens et qui trouvaient un impact immédiat sur le public. Emprunter les sources de Molière et restituer « Dom Juan, ou le Convive de pierre » de Joseph Dominique Biancolelli (1636-1688), pour rendre hommage à un auteur immortel, révéler l’extraordinaire et la merveilleuse alchimie de celui allait devenir le plus énigmatique de ses personnages. EPK


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