Arts-Scène Diffusion

Vojin Jaglicic, Olyrix, Juillet 2019

Ce défilé musical de talent et de créativité révèle les possibilités techniques et sonores des instruments respectifs (y compris du cornet à bouquin, un ancien cuivre), grâce à une charmante synergie artistique. Yoann Moulin séduit notamment le public par ses passages jazzy à l’orgue, tout comme Krzysztof Lewandowski à la doulciane (basson de la Renaissance), ses gestes et mimiques faisant même rire les spectateurs. Marie Rouquié se distingue par la tendresse et musicalité de son jeu de violon solo, participant à un son global et commun qui ne se dilue pas dans l’acoustique retentissante de l’église de l’Abbaye aux Dames
Cette communion musicale fondée sur une écoute mutuelle attentive, un respect et soutien des lignes se renforce encore avec l’interprétation de Chantal Santon-Jeffery qui chante en alternance avec les improvisations de l’ensemble (…) La chanteuse maîtrise le souffle parcourant les vocalises et l’étendue de sa tessiture, émaillée d’ornements baroques. Lire l'article

Brightly off-coloured, Mai 2019

Joined by L’Achéron and François Joubert-Caillet, and changing up the traditional lute for a Greek lyre, this dungheap bridges a gap between what is past and what art though present. If ’t ev’r gazeth the film Braveheart, and did dug yond soundtrack, thou art going to loveth this wench of an album with all thy heart.

The beauty of this album rests in the amount of space it allows for silence. This album doesn’t tryeth to reacheth thee with epic fucking grandness. Tis speaks to thee on wind. This album t’s joyous. This album t’s lighteth. Thee can picture bunnies, and various joyous Disney animals, fucking like wh’res as this plays. Yet at the heart of each piece sits a deep and sacred woe. This album is an expl’ration in finding beauty in darkest and deepest of teens, in wallowing despair, and in the blackest of hearts. A concept yond hast been ’round f’r a longeth motherfucking timeth. T’s incredible to hark concepts from so long ago that continueth to feeleth as real and the words on this fucking page. Lire l'article

Jean-Stéphane Sourd Durand, BaroquiadeS, Mars 2019

Sokratis Sinopoulos fait sonner sa lyra avec maestria. Les quatre instruments sont le murmure de la plainte de la lyra résonnant dans la constellation de la Lyre (…)
Saluons la souplesse des phrasés, l’expressivité de chaque artiste. La sensibilité instrumentale se met au service de la mélancolie dans une lecture authentique, ne basculant jamais dans l’outrance. La précision des instrumentistes magnifie la polyphonie. (…) Lire l'article

Charles Arden, Olyrix, Juillet 2018

Cachet (se) joue de la frontière entre subtilité d'expression et flétrissure de l'instrument : des parties voilées mais d'autant plus expressives, des aigus émoussés, touchants, des vocalises retenues mais invitant à tendre l'oreille. L'intensité n'a pas besoin de l'excès, la douleur fermée vibre dans la mâchoire, l'expression surgit de la voix suave résonant aisément sur les aigus charpentés. La gêne vocale devient la douleur esthétisée de ses personnages tragiques. Lire l'article complet

Cécile Glaenzer, Resmusica, décembre 2017

 À l’écoute de cet enregistrement, on est frappé par l’extraordinaire homogénéité du timbre des violes. C’est que les six instruments de ce consort ont été pensés comme des tuyaux d’un même orgue, en respectant les proportions harmoniques entre chaque tessiture. C’est le luthier Arnaud Giral qui a construit ces violes précisément pour ce répertoire anglais du début du XVIIe siècle, après avoir attentivement étudié les documents d’archives et les instruments conservés de l’époque, comme il nous est expliqué dans l’intéressant livret d’accompagnement. Le résultat sonore, déjà remarqué au concert dans des pièces d’Anthony Holborne, est, comme le dit François Joubert-Caillet lui-même, « un son plein, pur, clair, profond, grand, à l’articulation précise et éloquente, un son que l’on pourrait qualifier d’anglais ». De la belle ouvrage.

Le Soir, novembre 2017

 L’Achéron aborde ce riche répertoire avec un très pur souci de clarté, somptueusement embaumé par la beauté des coloris instrumentaux.

Albéric Lagier, Musikzen, novembre 2017

 L’équipe réunie autour de François Joubert- Caillet s’attache à mettre en valeur ce répertoire anglais d’essence, ses touches italianisantes, et la richesse structurelle des consorts qui auront une influence prégnante au-delà des siècles et dans toutes l’Europe. Son interprétation ressemble à un sans faute : ce programme, de plus d’un heure, envoûte sans jamais lasser.

Serge Martin, Le Soir, août 2017

 Voilà le départ d’une merveilleuse aventure : l’intégrale de la musique pour viole de gambe de celui qui en fut le plus grand interprète,

révélé au grand public par le film Tous les matins du monde.  François Joubert-Caillet et ses musiciens nous proposent ici le Premier

Livre : un incroyable assemblage de tendresse, de passion et de rêverie à déguster à petites doses.? Cette musique était faite pour

être piochée selon l’humeur et c’est ainsi que cet enregistrement remarquable révèle ses plus purs trésors?

Maciej Chizynski, Resmusica, juillet 2017

 Les prestations de qualité fournies par François Joubert-Caillet, Andreas Linos et l’Achéron sont bien dans l’esprit de la musique baroque française : elles fascinent autant par la beauté pleine de puissance et de majesté dans les danses vives, que par la tendresse des morceaux envahis par la mélancolie et la douceur des tempos. Joubert-Caillet met avant tout en lumière le goût qu’avait Marais pour l’art lyrique ; c’est ainsi que derrière ces miniatures (Sarabande , Gigue , Menuet , Chaconne ) se cachent des moments qui nous renvoient au monde de l’opéra, et les interprètes veillent à ce que la musique soit chantée et chatoyante de couleurs.

Stéphane Renard, L'écho.be, juillet 2017

 François Joubert-Caillet appartient à cette nouvelle lignée de gambistes qui, forts du défrichage de leurs aînés et formés par les meilleurs - dans son cas Paolo Pandolfo, à Bâle - vont à l'essentiel, la musique. Au risque d'être médiatiquement trop réservé! Cela ne l'a certes pas empêché de remporter le Concours de Bruges, ni de multiplier les concerts en Europe et en Asie, sans oublier de graver quelques disques brillants à la tête de son ensemble L'Achéron. La présente intégrale devrait le propulser définitivement à l'avant-scène. Un premier CD Marais, paru il y a un an avec quelques pièces d'anthologie du gambiste fétiche de Lully et de Louis XIV, avait ouvert l'appétit. Ce coffret-ci, qui propose en 4 CD le "Premier livre", se révèle déjà une pure merveille. Au-delà de la musicalité et de la technique d'archet exceptionnelle de Joubert-Caillet (à découvrir sur YouTube), l'orchestration très subtile de la basse continue - théorbe, luth, guitare, clavecin - ajoute climats et couleurs à ce qui aurait pu paraître un rien austère.