Arts-Scène Diffusion

L'Achéron

MUSIQUE ANCIENNE

Nicolas Boiffin, Classica, Juillet 2020

On y goûtera ces dissonances ardues typiquement anglaises, magnifiées ici par la qualité des timbres. Trois improvisations laissent l'orggue et le virginal à l'honneur. Ailleurs, les claviers parent d'un éclat scintillant la sonorité charnue des violes. Partout, c'est la joie de la musique jouée à plusieurs qui résonne : comme l'écrit Mace dans son traité, il y a là de quoi "captiver puissamment nos facultés et nos passions".

Jean Lacroix, Crescendo Magazine, Juin 2020

Une dizaine de créateurs se partagent ainsi un panorama de dix-sept pièces accompagnées par les deux instruments cités (virginal ou orgue), avec lesquels la fusion est des plus évidentes et dont les sonorités se conjuguent avec charme et clarté à la souplesse des violes. Trois pages d’improvisations sont réservées aux deux instruments à clavier, ce qui permet de savourer comme il se doit la façon dont ils sonnent, la qualité de leurs timbres et le travail des luthiers. 
L’atmosphère générale de ce programme éclectique et représentatif entraîne l’auditeur au cœur d’un univers reconstitué, dans lequel la diversité de l’écriture et la couleur (que l’on se surprend souvent à mesurer comme si on la touchait du doigt) dominent une sensation qui relève autant de l’intimité de l’émotion que de la beauté plastique. Une très belle réussite pour L’Achéron dont il nous paraît utile de citer chaque membre ici présent : François Joubert-Caillet, bien sûr, mais aussi Andreas Linos, Marie-Suzanne de Loye, Aude-Marie Piloz, Amélie Chemin et Sarah van Oudenhove. Yoann Moulin est au virginal et Philippe Grisvard à l’orgue Lire l'article

Jean-Stéphane Sourd Durand, BaroquiadeS, Juin 2020

Lila Hajosi a brillé à chacune de ses prises de chant grâce à une vaste amplitude vocale (graves ronds, médiums harmonieux et aigus étincelants). Les ornements ont été utilisés avec intelligence ponctuant, de-ci de-là, la mélodie. La gestuelle mesurée, voire pesée, a accentué la force expressive du texte. Sa voix s’est posée avec délicatesse sur les cordes de la lyra-viol.
Et que dire de la prestation de François Joubert-Caillet sans ne tomber dans la redondance, la superfluité ? Nous avouons sans détour notre admiration pour cet artiste. Doté d’une sensibilité qui ne nous est pas étrangère, il chérit la Musique comme un père aimant tendrement son enfant. Ce don de soi nous le ressentons avec force. Il le porte, l’inspire et nourrit sa musique… Aux côtés de Lila, il a su s’effacer tout en restant présent, confirmant le propos de Hume. La viole est bien L’INSTRUMENT pour accompagner la voix. L’équilibre viole-voix est absolu !
Sa parfaite maîtrise se révèle lors des pièces purement instrumentales Lire l'article

Els Van Hoof, Klara, Mai 2020

Die muziek is "heel specifiek van klank en sfeer. Ze is warm en gedragen - een gamba heeft een meetrillende, weemoedige klank." Er is niet alleen de gamba die A Consort's Monument zo bijzonder maakt. "L'Achéron heeft ontdekt dat er bij een gambaconsort ook een orgel moet zijn om goed te klinken. Ze hebben een authentiek orgel laten nabouwen én een virginaal, en zo benaderen ze hoe de muziek in de zeventiende eeuw zou kunnen hebben geklonken. Een prachtige samenklank!" Lire l'article

Cécile Glaenzer, ResMusica, Mai 2020

Dans l’ensemble, les instruments à clavier joués colla parte se mêlent si bien à la sonorité des violes qu’il faut parfois tendre l’oreille pour s’assurer de leur présence. Si l’on peut dire d’un consort de violes de qualité qu’il sonne comme un orgue, en référence à l’homogénéité des timbres, c’est bien le cas de L’Achéron. C’est encore plus flagrant ici, quand l’orgue se mêle ainsi aux violes. Trois courts moments nous permettent d’entendre les instruments à clavier sonner seuls, dans des improvisations sur des thèmes de l’époque. Le sommet est une improvisation sur un Ground de Simpson jouée conjointement à l’orgue et au virginal, où Philippe Grisvard et Yoann Moulin font assaut d’inventivité dans un parfait d’équilibre Lire l'article complet

Bruno Guermonprez, Le Figaro Magazine, Mars 2020

Corpus pivot s’il en est, puisque Marin Marais fait entrer l’héritage de Lully et celui de son autre maître, l’énigmatique Monsieur de Sainte-Colombe, phares du Grand Siècle, dans ce qui sera le siècle des Lumières avec ses pièces de caractère et l’utilisation savante de la basse continue – magnifiquement assurée ici par l’ensemble L’Achéron. François Joubert-Caillet fait régner partout finesse et refus de l’ostentation, variété des intentions et sensibilité, comme en témoignent de conclusives et majestueuses Folies d’Espagne.

Maciej Chiżyński, Resmusica, Décembre 2019

 Sur le plan de l’interprétation, François Joubert-Caillet et l’Achéron prêtent attention à l’ampleur des phrasés et à la pureté de la ligne mélodique. On y admire aussi bien la noblesse et la modération des ornements dans la partie de la basse de viole solo que la luminosité et la délicatesse de la basse continue. Les musiciens respirent ensemble et envoûtent par le raffinement des couleurs que par le soin du détail. Parfaits du point de vue de la maîtrise technique, ils saisissent, en plus, par la légèreté et la précision des attaques.

Loic Chahine, Diapason, Décembre 2019

Jordi Savall, privilégiant les pièces les plus développées et les plus poignantes, s’est élevé au rang de référence absolue face à laquelle personne n’a vraiment imposé une autre voix… C’est ce que parvient à faire François Joubert-Caillet en jouant la carte de l’intégrale.

Hervé Mestron, ResMusica, Juillet 2019

François Joubert-Caillet et son ensemble L’Achéron nous donnent à entendre l’immensité du monde, cette faculté de la musique à traduire l’intemporel et ce qui touche au plus profond de l’âme humaine. Au-delà des mondes, des formes et des croyances, l’essence de la vie se retrouve dans l’architecture des sons que rien ni personne ne pourra jamais effacer. La lyra grecque et la viole de gambe se rencontrent aujourd’hui comme si elles n’étaient qu’un seul et même instrument, l’outil du sacré.
L’austérité élisabéthaine et la nostalgie byzantine ottomane se retrouvent sur l’autel d’une partition écrite où le dialogue permet d’accueillir la voix de l’improvisation comme celle de la transmission. La lyra grecque, sorte de pardessus de viole à l’accent mauresque, a traversé montagnes et mers pour se fondre dans le consort de violes.
L’histoire se raconte sur et à travers la musique de Dowland. La lyra grecque de Sokratis Sinopoulos est invitée à s’exprimer, apportant des merveilles de couleurs et d’intervalles, que le consort de violes accompagne dans une sorte d’immense poème harmonique, où les frontières s’éloignent à mesure que le rapprochement des musiciens se coagule enfin dans une unité parfaite. Un disque lumineux, libre et contemplatif, où la parole perdue ressuscite le mystérieux chemin de la transmission. Lire l'article

Nathalie Niervèze, Classique mais pas has been, Juillet 2019

Samedi soir à Saintes, les ribambelles de notes du violon de Marie Rouquié ou du cornet à bouquin de Lambert Maitre, deux membres de l’ensemble l’Achéron, ont enchanté le public. 
L’ensemble, dirigé par le violiste François Joubert-Caillet avait invité pour ce programme des musiciens talentueux jouant des instruments pour le moins bizarres ! Sur scène, un cistre, cousin éloigné du luth ; des hautbois baroques et leurs cousins les doulcianes de différentes tailles au son rond et chaud… Sans oublier une magnifique harpe baroque au timbre brillant. (…) Ce beau concert ensoleillé et chaleureux, haut en couleurs, aux mélodies allant « dans tous les sens » tel un feu d’artifice, semblait tellement simple à jouer ! Ne manquait qu’une chose : une scène pour danser les tarentelles et les chaconnes endiablées résonnant dans l’abbatiale ! Lire l'article

ACTUALITÉ

A Consort's Monument

L'Acheron sera en concert à Bâle ce 17 novembre avec le programme de leur dernier CD:  A Consort's Monument / Apogée du…

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L'Acheron sera en concert à Bâle ce 17 novembre avec le programme de leur dernier CD:  A Consort's Monument / Apogée du consort de violes anglais. Extrait Video

Les Corsaires d'Elizabeth - nouveau programme!

François Joubert, directeur artistique de l'Acheron  innove en proposant au quatuor vocal A'dam de s'associer autour d'un tout nouveau programme intitulé…

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François Joubert, directeur artistique de l'Acheron  innove en proposant au quatuor vocal A'dam de s'associer autour d'un tout nouveau programme intitulé Les Corsaires d'Elizabeth qui sera crée (nous l'espérons!) sur la saison 21-22: Psaumes, Airs à boire, Madrigaux de William Byrd à John Dowland, pièces pour viole seule ou airs humoristiques de Tobias Hume, de la joie de la conquête à la nostalgie du pays ou de la foi profonde aux airs polissons, le kaléidoscope que François Joubert Caillet et le Quatuor A’dam proposent ici laisse entrevoir un aspect encore méconnu de ces musiques d’autrefois + de détails sur ce programme


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