Arts-Scène Diffusion

Hervé Mestron, ResMusica, Juillet 2019

François Joubert-Caillet et son ensemble L’Achéron nous donnent à entendre l’immensité du monde, cette faculté de la musique à traduire l’intemporel et ce qui touche au plus profond de l’âme humaine. Au-delà des mondes, des formes et des croyances, l’essence de la vie se retrouve dans l’architecture des sons que rien ni personne ne pourra jamais effacer. La lyra grecque et la viole de gambe se rencontrent aujourd’hui comme si elles n’étaient qu’un seul et même instrument, l’outil du sacré.
L’austérité élisabéthaine et la nostalgie byzantine ottomane se retrouvent sur l’autel d’une partition écrite où le dialogue permet d’accueillir la voix de l’improvisation comme celle de la transmission. La lyra grecque, sorte de pardessus de viole à l’accent mauresque, a traversé montagnes et mers pour se fondre dans le consort de violes.
L’histoire se raconte sur et à travers la musique de Dowland. La lyra grecque de Sokratis Sinopoulos est invitée à s’exprimer, apportant des merveilles de couleurs et d’intervalles, que le consort de violes accompagne dans une sorte d’immense poème harmonique, où les frontières s’éloignent à mesure que le rapprochement des musiciens se coagule enfin dans une unité parfaite. Un disque lumineux, libre et contemplatif, où la parole perdue ressuscite le mystérieux chemin de la transmission. Lire l'article

Nathalie Niervèze, Classique mais pas has been, Juillet 2019

Samedi soir à Saintes, les ribambelles de notes du violon de Marie Rouquié ou du cornet à bouquin de Lambert Maitre, deux membres de l’ensemble l’Achéron, ont enchanté le public. 
L’ensemble, dirigé par le violiste François Joubert-Caillet avait invité pour ce programme des musiciens talentueux jouant des instruments pour le moins bizarres ! Sur scène, un cistre, cousin éloigné du luth ; des hautbois baroques et leurs cousins les doulcianes de différentes tailles au son rond et chaud… Sans oublier une magnifique harpe baroque au timbre brillant. (…) Ce beau concert ensoleillé et chaleureux, haut en couleurs, aux mélodies allant « dans tous les sens » tel un feu d’artifice, semblait tellement simple à jouer ! Ne manquait qu’une chose : une scène pour danser les tarentelles et les chaconnes endiablées résonnant dans l’abbatiale ! Lire l'article

Vojin Jaglicic, Olyrix, Juillet 2019

Ce défilé musical de talent et de créativité révèle les possibilités techniques et sonores des instruments respectifs (y compris du cornet à bouquin, un ancien cuivre), grâce à une charmante synergie artistique. Yoann Moulin séduit notamment le public par ses passages jazzy à l’orgue, tout comme Krzysztof Lewandowski à la doulciane (basson de la Renaissance), ses gestes et mimiques faisant même rire les spectateurs. Marie Rouquié se distingue par la tendresse et musicalité de son jeu de violon solo, participant à un son global et commun qui ne se dilue pas dans l’acoustique retentissante de l’église de l’Abbaye aux Dames
Cette communion musicale fondée sur une écoute mutuelle attentive, un respect et soutien des lignes se renforce encore avec l’interprétation de Chantal Santon-Jeffery qui chante en alternance avec les improvisations de l’ensemble (…) La chanteuse maîtrise le souffle parcourant les vocalises et l’étendue de sa tessiture, émaillée d’ornements baroques. Lire l'article

Brightly off-coloured, Mai 2019

Joined by L’Achéron and François Joubert-Caillet, and changing up the traditional lute for a Greek lyre, this dungheap bridges a gap between what is past and what art though present. If ’t ev’r gazeth the film Braveheart, and did dug yond soundtrack, thou art going to loveth this wench of an album with all thy heart.

The beauty of this album rests in the amount of space it allows for silence. This album doesn’t tryeth to reacheth thee with epic fucking grandness. Tis speaks to thee on wind. This album t’s joyous. This album t’s lighteth. Thee can picture bunnies, and various joyous Disney animals, fucking like wh’res as this plays. Yet at the heart of each piece sits a deep and sacred woe. This album is an expl’ration in finding beauty in darkest and deepest of teens, in wallowing despair, and in the blackest of hearts. A concept yond hast been ’round f’r a longeth motherfucking timeth. T’s incredible to hark concepts from so long ago that continueth to feeleth as real and the words on this fucking page. Lire l'article

Jean-Stéphane Sourd Durand, BaroquiadeS, Mars 2019

Sokratis Sinopoulos fait sonner sa lyra avec maestria. Les quatre instruments sont le murmure de la plainte de la lyra résonnant dans la constellation de la Lyre (…)
Saluons la souplesse des phrasés, l’expressivité de chaque artiste. La sensibilité instrumentale se met au service de la mélancolie dans une lecture authentique, ne basculant jamais dans l’outrance. La précision des instrumentistes magnifie la polyphonie. (…) Lire l'article

Charles Arden, Olyrix, Juillet 2018

Cachet (se) joue de la frontière entre subtilité d'expression et flétrissure de l'instrument : des parties voilées mais d'autant plus expressives, des aigus émoussés, touchants, des vocalises retenues mais invitant à tendre l'oreille. L'intensité n'a pas besoin de l'excès, la douleur fermée vibre dans la mâchoire, l'expression surgit de la voix suave résonant aisément sur les aigus charpentés. La gêne vocale devient la douleur esthétisée de ses personnages tragiques. Lire l'article complet

Cécile Glaenzer, Resmusica, décembre 2017

 À l’écoute de cet enregistrement, on est frappé par l’extraordinaire homogénéité du timbre des violes. C’est que les six instruments de ce consort ont été pensés comme des tuyaux d’un même orgue, en respectant les proportions harmoniques entre chaque tessiture. Le résultat sonore, déjà remarqué au concert dans des pièces d’Anthony Holborne, est, comme le dit François Joubert-Caillet lui-même, « un son plein, pur, clair, profond, grand, à l’articulation précise et éloquente, un son que l’on pourrait qualifier d’anglais ». De la belle ouvrage.

Le Soir, novembre 2017

 L’Achéron aborde ce riche répertoire avec un très pur souci de clarté, somptueusement embaumé par la beauté des coloris instrumentaux.

Albéric Lagier, Musikzen, novembre 2017

 L’équipe réunie autour de François Joubert- Caillet s’attache à mettre en valeur ce répertoire anglais d’essence, ses touches italianisantes, et la richesse structurelle des consorts qui auront une influence prégnante au-delà des siècles et dans toutes l’Europe. Son interprétation ressemble à un sans faute : ce programme, de plus d’un heure, envoûte sans jamais lasser.

Serge Martin, Le Soir, août 2017

François Joubert-Caillet et ses musiciens nous proposent ici le Premier Livre : un incroyable assemblage de tendresse, de passion et de rêverie à déguster à petites doses ? Cette musique était faite pour être piochée selon l’humeur et c’est ainsi que cet enregistrement remarquable révèle ses plus purs trésors ?