Arts-Scène Diffusion

L'Achéron

MUSIQUE ANCIENNE

Le chant de l'Aube

Le chant de l'Aube

L'école française de viole de gambe

Oeuvres de SAINTE-COLOMBE, MARAIS, FORQUERAY, DE VISÉE…

 

La viole de gambe a connu de nombreuses heures de gloire entre le XVIème et le XVIIIème siècle : de l’Italie renaissante à l’Angleterre des périodes élisabéthaine et jacobéennes puis à la France des XVIIème et XVIIIème siècles, celle-ci a vu ses répertoires fleurir et son identité s’affirmer, devenant l’un des instruments au son si proche de la voix qu’il en vint à symboliser l’expression humaine.

C’est en France que la musique pour viole seule ou accompagnée s’est le plus développée et si certains compositeurs comme Sainte-Colombe, Marais ou Forqueray ont laissé leurs empreintes dans la mémoire collective, il est fascinant d’entendre également les autres musiciens ayant contribué à l’édification de ce qui pourrait être considéré aujourd’hui comme une école française de viole de gambe, chaque génération de violistes témoignant d’une évolution instrumentale et esthétique en écho avec la métamorphose des esprits de cette époque.

Hotman et Dubuisson, Sainte-Colombe et Demachy, Marais et Forqueray le père, Marais le fils et Caix d’Hervelois, Dollé et Forqueray le fils : ces cinq générations entrelacées auront accompagné l’Histoire de Louis XIII à la révolution française, peignant une musique où l’intériorité et la conscience de soi sont mises en lumière, révélant un regard profond sur l’intimité. Cette ouverture de l’esprit et de l’âme trouve avec la viole un outil magnifique : par ses sonorités uniques, toute en résonance, en teintes subtiles et en lyrisme poignant, elle exhorte l’Homme à se voir tel qu’il est, à se sentir, se questionner et à chercher une liberté et un bonheur authentiques.
Si l’intimité de ce répertoire appelle l’introspection, sa virtuosité et son éclat invitent à l’intelligence du raisonnement et à un esprit agile et critique : comme les Vanités peintes et les écrits moralistes, la musique pour viole accompagne les Lumières naissantes dès le XVIIème siècle, les pièces de ces compositeurs formant le pendant musical des ouvrages de La Bruyère, Pascal, Rousseau, Diderot et bien d’autres…

 

François Joubert-Caillet basse de viole
Thomas Dunford archiluth

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Le chant de l'Aube
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ACTUALITÉ

A consort's monument: Presse!

Avec son dernier CD, L’Acheron intitulé A consort’s monument revient à la musique anglaise pour consort de violes, et s’adjoint le…

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Avec son dernier CD, L’Acheron intitulé A consort’s monument revient à la musique anglaise pour consort de violes, et s’adjoint le concours d’un orgue positif et d’un virginal.

Resmusica en fait l’éloge dans cet article du 10 mai:

Dans l’ensemble, les instruments à clavier joués colla parte se mêlent si bien à la sonorité des violes qu’il faut parfois tendre l’oreille pour s’assurer de leur présence. Si l’on peut dire d’un consort de violes de qualité qu’il sonne comme un orgue, en référence à l’homogénéité des timbres, c’est bien le cas de L’Achéron. C’est encore plus flagrant ici, quand l’orgue se mêle ainsi aux violes. Trois courts moments nous permettent d’entendre les instruments à clavier sonner seuls, dans des improvisations sur des thèmes de l’époque. Le sommet est une improvisation sur un Ground de Simpson jouée conjointement à l’orgue et au virginal, où Philippe Grisvard et Yoann Moulin font assaut d’inventivité dans un parfait d’équilibre

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