Arts-Scène Diffusion

L'Achéron

MUSIQUE ANCIENNE

Cantates de jeunesse, Georg Friedrich Händel

avec Deborah Cachet, soprano

Georg Friedrich HÄNDEL a une vingtaine d’années lorsqu’il se rend en Italie, le voyage obligé pour tout artiste au début du XVIIIème siècle : tout d’abord invité par Gian’ Gastone de Medici à Florence, il y passe quelques temps ainsi qu’à Venise où il compose sa cantate Figlio d’alte speranze en 1706, mais c’est surtout à Rome que Händel va séjourner et faire la rencontre de divers mécènes tels que les cardinaux Ottoboni, Pamphilj et Ruspoli pour lesquels il composera le plus grand nombre des 60 cantates qu’il écrira durant ce séjour transalpin. De 1706 à 1709, Händel va voyager entre Rome, Naples, Florence et Venise, il va y croiser Antonio Vivaldi, Alessandro et Domenico Scarlatti ainsi qu’Arcangelo Corelli avec lequel il jouera fréquemment.

Ces cantates ont été jouées dans les salons des mécènes dont Händel était devenu le protégé, comme par exemple les dimanches lors des Conversazioni de l’Accademia degli Arcadi chez le Cardinal Ruspoli à Rome, avec le plus souvent un seul chanteur et quelques instruments l’accompagnant. Elles se situent entre la musique de chambre et l’opéra et sont pour Händel le moyen d’expérimenter les éléments qu’il utilisera ensuite dans des oeuvres plus larges : des sortes d’opéras miniatures. Les cantates proposées ici mettent en scène des personnages classiques : Armide (Armida abbandonata), Agrippine (Agrippina condotta a morire) et Abdolonyme (Figlio d’alte speranze). 

Malgré sa jeunesse, le style de Händel est déjà bien défini, il montre sa maîtrise pour le stile moderno et l’avénement du bel canto où la voix ne sert plus uniquement le drame dans les longs récits typiques de la première moitié du XVIIème siècle, mais également de manières descriptive et virtuose dans des airs plus développés. Ces cantates sont d’une grande finesse, laissant présager le génie des opéras que Händel composera ensuite en Angleterre.

 

6 musiciens soprano, 2 violons, viole de gambe, archiluth, clavecin

Vidéos

Deborah Cachet & L'Achéron - G. F. Händel, Brillava Protetto

Georg Friedrich Händel - Cantate "Figlio d'alte speranze" HWV 113 Brillava protetto

Deborah Cachet, soprano

L'Achéron
Marie Rouquié & Amandine Solano, violons
André Henrich, archlute
Yoann Moulin, clavecin
François Joubert-Caillet, basse et direction basse

Live à Amuz (Anvers, Belgique) le 16/02/20
Enregistré par Klara Radio
Photo de Caroline Lequeux


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Resmusica en fait l’éloge dans cet article du 10 mai:

Dans l’ensemble, les instruments à clavier joués colla parte se mêlent si bien à la sonorité des violes qu’il faut parfois tendre l’oreille pour s’assurer de leur présence. Si l’on peut dire d’un consort de violes de qualité qu’il sonne comme un orgue, en référence à l’homogénéité des timbres, c’est bien le cas de L’Achéron. C’est encore plus flagrant ici, quand l’orgue se mêle ainsi aux violes. Trois courts moments nous permettent d’entendre les instruments à clavier sonner seuls, dans des improvisations sur des thèmes de l’époque. Le sommet est une improvisation sur un Ground de Simpson jouée conjointement à l’orgue et au virginal, où Philippe Grisvard et Yoann Moulin font assaut d’inventivité dans un parfait d’équilibre

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