Arts-Scène Diffusion

L'Achéron

MUSIQUE ANCIENNE

Loves Farewell

Loves Farewell

Ayres pour voix & viole

L’histoire des arts pullule de controverses et autres débats : la querelle des Bouffons, les Anciens et les Modernes, la Prima et la Seconda Prattica, etc. s’ils peuvent amuser aujourd’hui, ces échanges parfois enflammés demeurent d’un grand intérêt pour la compréhension de la musique ancienne et de sa pratique historique. Dans l’Angleterre du début du XVIIème siècle, un débat oppose le Capitaine Tobias Hume (1569-1645), violiste et soldat au service des armées Suédoise et Russe, et John Dowland, le célèbre luthiste élisabéthain : le premier, jaloux de la suprématie du luth, prétend dans la préface de ses Musicall Humors (1605) - le premier recueil pour viole de gambe de l’Histoire- que celle-ci n’a rien à envier au luth et qu’au contraire elle peut largement le supplanter, ce qu’elle fit en effet les années suivantes, ce dernier commençant à tomber en désuétude en Angleterre et le répertoire de viole florissant pendant la période jacobéenne. C’est donc sans beaucoup d’espoir que John Dowland, déjà âgé et en fin de carrière, dans la préface de son Pilgrim Solace (1612), tente de défendre le luth en méprisant cette jeunesse arrogante dont Hume fait partie… Si nous serions aujourd’hui bien malaisés de choisir entre les deux instruments, cette querelle entre ces deux personnages hauts en couleur reste très intéressante, notamment quant à la place de la viole de gambe comme instrument d’accompagnement de la voix : s’il est désormais évident que la viole est un instrument « soliste », il ne paraît pas aussi flagrant que celle-ci puisse se passer d’un luth pour accompagner un chanteur, alors que l’inverse paraîtrait parfaitement normal. Ce programme fait entendre des Ayres de Tobias Hume pour voix et viole seule, mais également des adaptations d'Ayres de John Dowland dans cette même formation, pour former ainsi une sorte d’ultime réponse du Captain Tobias Hume à John Dowland, un pied-de-nez du soldat à son illustre aîné. Flow my tears, Come again, Now o now my needs must part, Can she excuse my wrongs, The Spirit of Gambo, etc… 

 

Lila Hajosi mezzo-soprano 
François Joubert-Caillet violes de gambe 

Dossiers

Loves Farewell
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ACTUALITÉ

The sound of silence, consort pop-songs

L'Acheron peaufine ses propositions pour la saison 21-22 et entreprend de monter, avec la complicité du ténor Samuel Boden un tout…

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L'Acheron peaufine ses propositions pour la saison 21-22 et entreprend de monter, avec la complicité du ténor Samuel Boden un tout nouveau programme intitulé The sound of silence, consort pop-songs: Ce projet se propose d’inviter la pop  dans ces lieux où le silence sublime la musique ; avec un consort de violes de gambe, l’instrument de l’âme, la formation dont le son imite le mieux la voûte céleste, une lecture étonnante de ces oeuvres et auteurs exceptionnels du XXème et du XXIème siècle est donnée. Outre la beauté de ses transcriptions, The Sound of Silence  questionne les usages et habitudes liés à l’écoute et au jeu de ces musiques : la musique ancienne est-elle véritablement plus « savante » que la musique pop ? les trois ou quatre siècles qui séparent ce consort de violes élisabéthain de cette musique anglo-saxonne sont-ils si conséquents ? les frontières entre ces musiques sont-elles réelles ? John Dowland et John Lennon sont-ils des musiciens aussi distincts qu’on l’imagine ?

A consort's monument: Presse!

Avec son dernier CD, L’Acheron intitulé A consort’s monument revient à la musique anglaise pour consort de violes, et s’adjoint le…

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Avec son dernier CD, L’Acheron intitulé A consort’s monument revient à la musique anglaise pour consort de violes, et s’adjoint le concours d’un orgue positif et d’un virginal.

Resmusica en fait l’éloge dans cet article du 10 mai:

Dans l’ensemble, les instruments à clavier joués colla parte se mêlent si bien à la sonorité des violes qu’il faut parfois tendre l’oreille pour s’assurer de leur présence. Si l’on peut dire d’un consort de violes de qualité qu’il sonne comme un orgue, en référence à l’homogénéité des timbres, c’est bien le cas de L’Achéron. C’est encore plus flagrant ici, quand l’orgue se mêle ainsi aux violes. Trois courts moments nous permettent d’entendre les instruments à clavier sonner seuls, dans des improvisations sur des thèmes de l’époque. Le sommet est une improvisation sur un Ground de Simpson jouée conjointement à l’orgue et au virginal, où Philippe Grisvard et Yoann Moulin font assaut d’inventivité dans un parfait d’équilibre

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