Arts-Scène Diffusion

L'Achéron

MUSIQUE ANCIENNE

Les corsaires d'Elizabeth - Création saison 20/21

Les corsaires d'Elizabeth - Création saison 20/21

avec le Quatuor A'dam, ensemble vocal

Dans la seconde moitié du XVIème siècle, l’Angleterre nourrit un fort sentiment de patriotisme religieux face à ses nombreux ennemis catholiques, notamment l’Espagne de Philippe II. Pour défendre leur île et leur foi, les Anglais développent une flotte et un art de combattre en mer qui leur permettra peu à peu de dominer les océans. Autorisés par Elizabeth 1ère à combattre et piller les navires étrangers tout autour du globe, des mercenaires deviennent ainsi des corsaires zélés, transis par une foi et un patriotisme exacerbés. Naviguant notamment vers les Amériques, ces marins représentèrent une véritable hantise pour les vaisseaux espagnols remplis d’or américain qu’ils pillèrent et détruisirent sans pitié.

La vie musicale à bord de ces vaisseaux britanniques était d’une richesse étonnante car les gentlemen of culture qui les commandaient tenaient à maintenir un certain standing moral et spirituel au sein de leurs bateaux : les offices étaient donnés avec une verve extraordinaire, les marins se mettant totalement dans les mains et au service de leur Dieu. Accompagnés notamment par des violes, ils chantaient des Psaumes, des Lamentations, et on peut également imaginer qu’en dehors de ces offices ils entonnaient des airs profanes certainement plus gaillards (mais tout en restant convenables, la décence et la discipline faisant loi). Le plus connu de ces soldat-musiciens est naturellement le Captain Tobias Hume qui oeuvra dans la Mer Baltique mais il semble qu’à bord des vaisseaux de John Hawkins, Francis Drake ou Walter Raleigh -probablement les plus illustres corsaires anglais du XVIème siècle- la vie musicale était tout aussi vivace.

Ce programme met en scène un violiste et quatre chanteurs gentlemen of culture dans les différents moments de cette vie musicale marine : Psaumes, Airs à boire, Madrigaux de William Byrd à John Dowland, pièces pour viole seule ou airs humoristiques de Tobias Hume, de la joie de la conquête à la nostalgie du pays ou de la foi profonde aux airs polissons, le kaléidoscope que François Joubert Caillet et le Quatuor A’dam proposent ici laisse entrevoir un aspect encore méconnu de ces musiques d’autrefois.

 

Quatuor A’dam
Olivier Rault ténor
Louis-Pierre Patron baryton
Pierre Boudeville baryton
Julien Guilloton basse
&
François Joubert-Caillet viole de gambe

Dossiers

Les corsaires d'Elizabeth
Les corsaires d'Elizabeth

ACTUALITÉ

The sound of silence, consort pop-songs

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L'Acheron peaufine ses propositions pour la saison 21-22 et entreprend de monter, avec la complicité du ténor Samuel Boden un tout nouveau programme intitulé The sound of silence, consort pop-songs: Ce projet se propose d’inviter la pop  dans ces lieux où le silence sublime la musique ; avec un consort de violes de gambe, l’instrument de l’âme, la formation dont le son imite le mieux la voûte céleste, une lecture étonnante de ces oeuvres et auteurs exceptionnels du XXème et du XXIème siècle est donnée. Outre la beauté de ses transcriptions, The Sound of Silence  questionne les usages et habitudes liés à l’écoute et au jeu de ces musiques : la musique ancienne est-elle véritablement plus « savante » que la musique pop ? les trois ou quatre siècles qui séparent ce consort de violes élisabéthain de cette musique anglo-saxonne sont-ils si conséquents ? les frontières entre ces musiques sont-elles réelles ? John Dowland et John Lennon sont-ils des musiciens aussi distincts qu’on l’imagine ?

A consort's monument: Presse!

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Avec son dernier CD, L’Acheron intitulé A consort’s monument revient à la musique anglaise pour consort de violes, et s’adjoint le concours d’un orgue positif et d’un virginal.

Resmusica en fait l’éloge dans cet article du 10 mai:

Dans l’ensemble, les instruments à clavier joués colla parte se mêlent si bien à la sonorité des violes qu’il faut parfois tendre l’oreille pour s’assurer de leur présence. Si l’on peut dire d’un consort de violes de qualité qu’il sonne comme un orgue, en référence à l’homogénéité des timbres, c’est bien le cas de L’Achéron. C’est encore plus flagrant ici, quand l’orgue se mêle ainsi aux violes. Trois courts moments nous permettent d’entendre les instruments à clavier sonner seuls, dans des improvisations sur des thèmes de l’époque. Le sommet est une improvisation sur un Ground de Simpson jouée conjointement à l’orgue et au virginal, où Philippe Grisvard et Yoann Moulin font assaut d’inventivité dans un parfait d’équilibre

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