Arts-Scène Diffusion

Quatuor Voce

STRING QUARTET

Franck Colombani, Le Monde, juin 2026

La cohérence du propos musical qui aspire en permanence à dépasser les frontières entre musique populaire et musique savante. La répartition en deux CD à l’identité bien distincte. (…) le bandonéon de Jean-Baptiste Henry, d’une justesse de timbre et d’une richesse de souffle dignes des plus grands Argentins (…) Appelé à conclure chaque volet de ces Figures argentines, Astor Piazzolla (1921-1992) vaut au Quatuor Voce de livrer l’enregistrement de référence (âpreté, sensualité, cantabile) de son magnifique Four, for Tango.

Crescendo Magazine, mai 2026

Le Quatuor Voce a le goût des programmes qui décloisonnent et celui-ci ne fait pas exception. Réunir Ginastera, le bandonéon de Jean-Baptiste Henry et la guitare de Pablo Márquez autour d'une traversée argentine, c'est faire dialoguer la grande tradition du quatuor avec ce qui en constitue, en Amérique du Sud, le terreau populaire — tango, milonga, folklore des estancias. L'équilibre est subtil et l'on évite l'écueil du programme « cross-over » : ici tout sonne juste, vibrant, charnel.

Frédérick Casadesus, Réforme, mai 2026

Dans ce double album réunissant des compositeurs argentins du vingtième siècle, le quatuor Voce, le guitariste Pablo Marquez et le bandonéoniste Jean-Baptiste Henry nous offrent un voyage musical bouleversant. (…) Nous aurions tort d’égrener toutes les splendeurs de ce double album car évidemment vous vous lasseriez. Mais cette musique est si bouleversante… (…) Les musiciens se régalent à jouer ces partitions venues de loin mais qui nous parlent de l’humanité fraternelle. À vous de réserver votre billet discographique. La pampa des notes endiablées n’attend plus que vous.

Marine Park, Classic Agenda, mai 2026

Il y avait dans ce concert quelque chose de profondément vécu. Au delà d’une simple évocation exotique de l’Argentine, il s’agissait d’une restitution sensible d’une expérience humaine et musicale assimilée de l’intérieur. (…) Dès les premières œuvres, le sentiment d’osmose s’imposait. Les quatre musiciens partageaient un même souffle, immédiatement prolongé par le bandonéoniste Jean-Baptiste Henry, dans une extension sonore d’une évidence parfaitement naturelle : chacun participait à une matière sonore commune, souple et sensuelle, où les timbres circulaient avec une remarquable fluidité (…) Avec Figures Argentines, le Quatuor Voce confirme ainsi une orientation artistique profondément personnelle. L’Argentine est devenue pour l’ensemble un véritable territoire musical intérieur, un espace où traditions, création et esprit chambriste se rencontrent dans une rare évidence.

Stéphane Loison, Vieille Carne, mars 2026

Le Quatuor Voce a offert un magistral concert. (…) Cette Nuit Transfigurée résonnait parfaitement (…) Œuvre post romantique, tragique, était superbement interprétée et d’une manière tout à fait personnelle. La musique résonnait encore davantage lorsque, dans cet espace, la mezzo-soprano Coline Dutilleul a chanté des compositions de Zemlinsky et surtout les deux derniers mouvements du Quatuor à cordes n°2 de Schœnberg. Quelle magnifique voix, avec un timbre tout à fait particulier et une tessiture impressionnante. Cette jeune chanteuse aime  interpréter du baroque comme du contemporain. Mais tout le concert était impressionnant. La violence, la puissance des émotions, ont rempli cette nuit aux Invalides, on se sentait bien vivant ! Merci les Voce !

Benoît Fauchet, Diapason, juin 2025

De ce dialogue avec les musiciens du Quatuor Voce, les différents recueils d'Images tirent une texture chambriste dont la fraîcheur et la clarté volontiers impressionnistes se reflètent dans les titres : miroitant Clair de lune sur l'étang du parc, Danse du moujik dont nous frappe l'énergie pulsée. Seul, Ceysson s'envole et joue avec une souple espièglerie dans La Volière magique, puis convoque le tintement ouaté des Cloches sous la neige. La Sonatine op. 30, ici dans sa version en trio avec violon et violoncelle, s'articule autour d'un remarquable mouvement lent, pivot Calme et expressif, entre un allegro et un finale aussi mystérieux que fiévreux.

Stéphane Loison, Vieille Carne, février 2025

(…) on a assisté à un récital d’exception. Le quatuor a presque vingt ans d’existence seuls Cécile Roubin et Guillaume Becker (quel alto) sont depuis l’origine, ce sont eux qui sont l’âme, le style du Voce. Il a un répertoire assez large, alors le Ravel, l’incontournable quatuor, il pouvait le jouer sans partition tellement il le connait. Précision, osmose, entre les musiciens, vélocité maîtrisée, un allegro assai d’une perfection dans les attaques, bref cette version en ce matin de février était d’une grande beauté. Il l’a enregistré chez Alpha Classics. Le Mendelssohn, même s’il n’a pas sa place dans ce récital était pour nous un vrai plaisir égoïste (...) le Voce nous a fait vibrer ainsi que le public.

Volkmar Stickan, Nordwest-Zeitung, janvier 2025

Le Quatuor Voce français, qui à la longue fait partie de la ligue supérieure des quatuors à cordes européens, s'est gagné depuis longtemps une place au zénith des quatuors à cordes grâce à ses qualités artistiques exceptionnelles et à ses performances technico-musicales brillantes. À l'invitation de l'association Oldenburger Kunstverein, cet ensemble a donné un concert époustouflant  (…) Le Quatuor Voce emmène les auditeurs fascinés dans un grand voyage romantique de musique de chambre, qui passe par des sonorités bruyantes, presque symphoniques, avec des montées en puissance très intenses - mais aussi par un romantisme rêvé et mélodieux d'une beauté à couper le souffle - jusqu’à la finale exubérante, virtuose et entraînante.  

Patrick Szersnovicz, Diapason, mars 2023

C’est la richesse d’arrière-plan qui frappe sous les archets des Voce, dont la lecture pleine de souffle, d’exigence spirituelle et de sens du mystère va droit au coeur de l’œuvre.

S’imposent en priorité (...) l’éloquence, le lyrisme sensuel et mystérieux du Quatuor Voce.

Julian Haylock, The Strad Magazine, décembre 2019

This could well act as a musical metaphor for the Quatuor Voce, whose cantabile eloquence and tantalising espressivo restraint can be traced back at least as far as the classic Italian Quartet of the 1960s. Yet underlying the beguiling naturalness of their phrasing, and without resorting to HIP (historically informed practice) shock tactics, microcosmic inflections of internal balancing, articulation, dynamic and tonal colour combine to create a deeply compelling sense of emotional narrative. (…) However, the Quartet really comes into its own in the Schubert, in which the distinction between major and minor becomes so elusively obfuscated that at times it is hard to keep pace with the composer’s sleight-of-hand transitioning. To hear the Voce players tracing the music’s high-speed expressive interchanges with such acute sensitivity, captured in thrillingly tactile, lifelike sound, has been one of the highlights of my listening year.


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