Arts-Scène Diffusion

Quatuor Voce

STRING QUARTET

Martine D. Mergeay, Diapason, octobre 2015

Le Quintette en ut majeur de Mozart est une oeuvre particulièrement dense, pourvue d’amples développements, mêlant la gravité à la joie : autant dire un monument, que les Voce abordent avec un naturel désarmant. Le ton est donné dès le début de l’Allegro, ponctué par la montée impérieuse du violoncelle - sans rien de trop - auquel répond un premier violon charmeur, avant que tous les instruments se présentent et entrent en conversa- tion... Menuet varié à souhait dans ses méandres mélancoliques, Andante subtilement balancé (...) et Finale paisiblement jubilatoire. L’Opus 111 de Brahms sera encore mieux servi, traversé par un souffle épique et tissé de sonori- tés plus chaudes et plus riches que dans Mozart. (...) Au centre du discours, la beauté des voix graves, celle du violoncelle, souvent moteur, et celle, si humaine, du premier alto. Les solos sont magnifiques, déployés dans une même inspiration, ce qui fait de l’enchevêtrement mélodique de l’Adagio un sommet de cette émotion typiquement brahmsienne où la nostalgie et l’euphorie ne font qu’un ; et le sens de la danse est partout, culminant dans un finale habité par le même délectable paradoxe que l’Adagio, cette fois sur le mode trépignant, et conclu par une czardas endiablée. 


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