Arts-Scène Diffusion

L'Achéron

MUSIQUE ANCIENNE

Philippe Venturini, Classica, été 2021

Ce Troisième Livre confirme ce que les deux premiers avaient annoncé (CHOC, Classica n°193 et 219): cette intégralité marquera l'histoire du disque. 

Guido Fischer, www.rondomagazin.de, 5 juin 2021

Mit seinen fünf exquisiten Mitstreitern auch an Theorbe und Cembalo entführt Franҫois Joubert-Caillet auf der Bass-Gambe den Zuhörer somit einmal mehr in eine atemberaubende, wundersam schöne Zauberwelt, die im Grunde nie verklingen dürfte. Wie gut, dass Marin Marais so produktiv war. Weshalb die Reise auf dem gleichen hohen Niveau weitergehen kann.

Loic Chahine, Diapason, juin 2021

Quel charme il distille!Les principes qui consacraient la réussite du deuxième livre gravé par l'Acheron sont toujours à l'oeuvre: chaque suite se tient à un continuo fixe, à l'effectif crédible,qui contribue à lui donner son caractère.L'union fait la force: l'écrin dans lequel s'insère la viole soliste ne lui ôte jamais son éclat. Le "sujet" et la basse se répondent avec une éloquence sans rien de didactique, dans une clarification des lignes qui ne refuse pas la générosité à la réalisation de la basse continue. Idéalement chantant, d'une éloquence plus poétique que déclamatoire, l'archet assuré de François Joubert-Caillet demeure maitre de ses effets: soutenant les notes longues et les doubles cordes, il fait merveille dans le jeu lié.

Cécile Glaenzer, Resmusica.com, 11 mai 2021

François Joubert-Caillet rappelle très justement dans le texte du livret que la perception des pièces change selon les conditions extérieures d’écoute et que l’interprétation « demeure intrinsèquement toujours fluctuante ». C’est ce qui fait la richesse de cette intégrale et la rend particulièrement vivante. (...) Loin d’être un carcan pour l’interprète, ces indications permettent de « donner de l’âme » aux pièces, ce que François Joubert-Caillet réalise à merveille. Il fait aussi la démonstration d’un sens de la danse très affûté. Et puis il y a la virtuosité dans les Doubles, jamais prise en défaut (...) Mais c’est dans les pièces tendres que les interprètes nous touchent le plus : la Sarabande de la Suite en la mineur, le Prélude de la Suite en sol mineur ou la Plainte de la même suite, riche en chromatismes déchirants, sont autant de moments de grande émotion où la viole se fait élégiaque

Nicolas Boiffin, Classica, Juillet 2020

On y goûtera ces dissonances ardues typiquement anglaises, magnifiées ici par la qualité des timbres. Trois improvisations laissent l'orggue et le virginal à l'honneur. Ailleurs, les claviers parent d'un éclat scintillant la sonorité charnue des violes. Partout, c'est la joie de la musique jouée à plusieurs qui résonne : comme l'écrit Mace dans son traité, il y a là de quoi "captiver puissamment nos facultés et nos passions".

Jean Lacroix, Crescendo Magazine, Juin 2020

Une dizaine de créateurs se partagent ainsi un panorama de dix-sept pièces accompagnées par les deux instruments cités (virginal ou orgue), avec lesquels la fusion est des plus évidentes et dont les sonorités se conjuguent avec charme et clarté à la souplesse des violes. Trois pages d’improvisations sont réservées aux deux instruments à clavier, ce qui permet de savourer comme il se doit la façon dont ils sonnent, la qualité de leurs timbres et le travail des luthiers. 
L’atmosphère générale de ce programme éclectique et représentatif entraîne l’auditeur au cœur d’un univers reconstitué, dans lequel la diversité de l’écriture et la couleur (que l’on se surprend souvent à mesurer comme si on la touchait du doigt) dominent une sensation qui relève autant de l’intimité de l’émotion que de la beauté plastique. Une très belle réussite pour L’Achéron dont il nous paraît utile de citer chaque membre ici présent : François Joubert-Caillet, bien sûr, mais aussi Andreas Linos, Marie-Suzanne de Loye, Aude-Marie Piloz, Amélie Chemin et Sarah van Oudenhove. Yoann Moulin est au virginal et Philippe Grisvard à l’orgue Lire l'article

Jean-Stéphane Sourd Durand, BaroquiadeS, Juin 2020

Lila Hajosi a brillé à chacune de ses prises de chant grâce à une vaste amplitude vocale (graves ronds, médiums harmonieux et aigus étincelants). Les ornements ont été utilisés avec intelligence ponctuant, de-ci de-là, la mélodie. La gestuelle mesurée, voire pesée, a accentué la force expressive du texte. Sa voix s’est posée avec délicatesse sur les cordes de la lyra-viol.
Et que dire de la prestation de François Joubert-Caillet sans ne tomber dans la redondance, la superfluité ? Nous avouons sans détour notre admiration pour cet artiste. Doté d’une sensibilité qui ne nous est pas étrangère, il chérit la Musique comme un père aimant tendrement son enfant. Ce don de soi nous le ressentons avec force. Il le porte, l’inspire et nourrit sa musique… Aux côtés de Lila, il a su s’effacer tout en restant présent, confirmant le propos de Hume. La viole est bien L’INSTRUMENT pour accompagner la voix. L’équilibre viole-voix est absolu !
Sa parfaite maîtrise se révèle lors des pièces purement instrumentales Lire l'article

Els Van Hoof, Klara, Mai 2020

Die muziek is "heel specifiek van klank en sfeer. Ze is warm en gedragen - een gamba heeft een meetrillende, weemoedige klank." Er is niet alleen de gamba die A Consort's Monument zo bijzonder maakt. "L'Achéron heeft ontdekt dat er bij een gambaconsort ook een orgel moet zijn om goed te klinken. Ze hebben een authentiek orgel laten nabouwen én een virginaal, en zo benaderen ze hoe de muziek in de zeventiende eeuw zou kunnen hebben geklonken. Een prachtige samenklank!" Lire l'article

Cécile Glaenzer, ResMusica, Mai 2020

Dans l’ensemble, les instruments à clavier joués colla parte se mêlent si bien à la sonorité des violes qu’il faut parfois tendre l’oreille pour s’assurer de leur présence. Si l’on peut dire d’un consort de violes de qualité qu’il sonne comme un orgue, en référence à l’homogénéité des timbres, c’est bien le cas de L’Achéron. C’est encore plus flagrant ici, quand l’orgue se mêle ainsi aux violes. Trois courts moments nous permettent d’entendre les instruments à clavier sonner seuls, dans des improvisations sur des thèmes de l’époque. Le sommet est une improvisation sur un Ground de Simpson jouée conjointement à l’orgue et au virginal, où Philippe Grisvard et Yoann Moulin font assaut d’inventivité dans un parfait d’équilibre Lire l'article complet

Bruno Guermonprez, Le Figaro Magazine, Mars 2020

Corpus pivot s’il en est, puisque Marin Marais fait entrer l’héritage de Lully et celui de son autre maître, l’énigmatique Monsieur de Sainte-Colombe, phares du Grand Siècle, dans ce qui sera le siècle des Lumières avec ses pièces de caractère et l’utilisation savante de la basse continue – magnifiquement assurée ici par l’ensemble L’Achéron. François Joubert-Caillet fait régner partout finesse et refus de l’ostentation, variété des intentions et sensibilité, comme en témoignent de conclusives et majestueuses Folies d’Espagne.


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