Arts-Scène Diffusion

Il Festino

MUSIQUE ANCIENNE

Donna

Donna

Vierge & Maîtresse. Madrigaux et motets à 1 et 2 voix de Claudio Monteverdi

La femme a été de tout temps, pour l’homme, un être mystérieux, fasci- nant et insaisissable. Aimée, adorée, désirée, redoutée, crainte, haïe, elle repré- sente au XVIIe siècle le moyen ultime d’expres- sion des passions humaines dans toute leur beauté et leur excès. Mère du Christ ou objet de désir, elle ne cesse d’alimenter tous les fantasmes liés aussi bien à la pureté qu’à la luxure: Marie donne naissance au Sauveur et Hélène provoque la perte de son peuple et la chute de Troie. Il n’y a pas de demi-mesure, l’amour et la sensualité à tra- vers la femme nourrissent les plus belles pages de la musique des hommes et Monteverdi nous montre la voie en nous rappelant que l’amour mystique est empreint de sensualité (d’érotisme même) et que le plaisir des sens, l’amour passionné et charnel de la femme côtoie le sacré.

Accompagnées de quelques instruments, deux femmes sur scène nous promènent sur les deux rives de ce torrent. Pourtant, les ponts ne manquent pas et nous les traversons volontiers. Tantôt on se laisse bercer par les doux bras de notre Sainte Mère, tantôt on rend les armes devant le sein d’une voluptueuse Madone. Mais, en réalité, les deux n’en font qu’une.

 

Distribution :
Dagmar Saskova chant
Claire Lefilliatre ou Barbara Kusa chant
Andreas Linos viole de gambe
Ronald Martin Alonso lyrone
xx théorbe
Manuel de Grange théorbe & direction

Ce programme est réalisable en 3 effectifs différents:
à 6 (2 chanteuses + 4 instruments)
à 5 (2 chanteuses + 3 instruments)
à 4 (effectif minimum : 2 chanteuses + 2 instruments)

Presse

Nicolas Mathieu, Olyrix, Mars 2019

Claire Lefilliâtre se montre à l’aise dans ce répertoire. D'une grande intensité en toute circonstance, elle incarne avec une justesse théâtrale les myriades d’émotions contenues dans ces pièces. Le soupir, l’agitation, le souffle haletant se trouvent ainsi pleinement portés. La voix projetée dans les aigus révèle un timbre argenté et une limpidité de son appréciée, mais peine à trouver son ampleur dans des graves timides. Le legato, entretenu par la résonance de la salle, est filé allègrement avec agilité. À ses côtés, la mezzo-soprano Dagmar Šašková montre une voix sans artifice, pleine et d’une richesse de timbre éblouissante. Mordante dans les médiums, soyeuse dans les aigus, elle offre une inépuisable palette de couleurs. Parfois incisive, parfois légère, l’attaque demeure précise à différents tempi. Dans l’Ego flos campi a voce sola de Monteverdi, la voix se fait pleine et rassurante, conduite avec attention au fil de lignes legato, de gammes prises en un souffle, jusqu’à un ultime ornement soigné sur le dernier accord du continuo.

Jean-Stéphane SOURD DURAND, Baroquiades.com, 26 juin 2021

Il Festino restitue avec une troublante justesse l’univers « monteverdien », celui de l’expression des passions humaines (...) 
La mezzo-soprano et la soprano unissent leurs douces voix pour chanter l’amour. Leurs timbres lumineux ouvrent les portes à la sensualité. Bárbara Kusa apporte l’émotion née de sons plus clairs et cristallins que ceux, graves et sensuels, de Dagmar Saškova. La seconde section Dunque ha putato sol (Ainsi le seul désir) se teinte de mélismes. Savourons les notes aiguës chantées pianissimo par la soprano. La suivante Dunque ha potuto in me più ’l mio amore (Ainsi il pourrait avoir plus en moi que mon amour) est simplement angélique tutoyant les frottements harmoniques. Quelle série d’ornements en duo ! (...) l’Ensemble a livré, dans un engagement entier et sans limite, une interprétation sublime de ces partitions, belles en elles-mêmes ! Il a su éclairer la relation, souvent si ténue, entre l’amour sensuel/charnel et l’amour spirituel/sacré. 

Vidéos

Donna, Madrigaux et motets à 1 et 2 voix de Claudio Monteverdi

 


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