Arts-Scène Diffusion

Eugène Anthiome

Eugène Anthiome

PIAS (label Contraste Productions), 2018

Ambroisine Bré, mezzo-soprano 
Arnaud Thorette, violon 
Antoine Pierlot, violoncelle 
Johan Farjot, piano



Sortie le 2 novembre 2018

 

Tracklist 
1- Chant d’Avril 
2-5 Grand Trio pour violon, violoncelle et piano 
6- Papillon bleu 
7- Mignonne puisque c’est l’automne 
8- Fantaisie romantique pour violon et piano 
9- Le chemin creux 
10- Emina ma belle

 

Eugène Anthiome est ce genre d’artiste romantique et romanesque qui pourrait aisément passer inaperçu si son intégrité et son talent ne l’avaient sauvé malgré lui de l’oubli. Car ce pianiste virtuose, né en 1836 à Lorient, semble avoir lui-même programmé sa fuite toujours plus radicale des mondanités carriéristes, malgré des débuts parisiens remarqués et une solide reconnaissance de l’institution. 

Auréolé d’un Second Grand Prix de Rome qui vient garnir un palmarès déjà brillant, jeune professeur de piano au Conservatoire Supérieur de Musique (qui vit passer un certain Maurice Ravel sur sa banquette), pourquoi Eugène Anthiome, compositeur prolixe et prometteur, n’a-t-il pas su/voulu capitaliser l’intérêt des salles prestigieuses qui ne renâclaient pas à le programmer ? 

C’était sans compter sur un heureux hasard qui a mis sur le chemin de Michel Léger, amateur et soutien passionné de musique, un lot important de partitions manuscrites d’Eugène Anthiome, dans le grenier de sa maison bretonne. Et l’enthousiasme de l’Ensemble Contraste à extirper ces bijoux de leur discrète poussière. 

Ces rencontres sont à l’origine d’un disque étonnant, réunissant des pièces de musique de chambre et vocale, nées de la plume d’un compositeur qui noircissait avec obstination des pages entières de sa patte originale sans les destiner à la postérité, avant que la mort ne le cueille, étouffée par le brouhaha de la Grande Guerre, en 1916. Des pièces de factures très variées composent cet enregistrement, tel ce «Grand Trio» pour piano, violon et violoncelle, dont l’architecture classique rend hommage aux grands maîtres, sans empêcher, à aucun moment, le souffle émouvant d’un musicien unique dans son siècle.


Presse

Victoria Okada, Toute la Culture, Janvier 2019

C’est surtout la mezzo-soprano Ambroisine Bré qui est à l’honneur de ce disque. Sa voix naturelle et expressive contribue véritablement à la redécouverte de ses mélodies nostalgiques du romantisme. Lire l'article

Jacques Bonnaure, **** Classica, Janvier 2019

 Elles (les compositions d’Eugène Anthiome) regardent davantage vers ses prédécesseurs, Gounod, voire Reber, mais n’en sont pas moins agréables, surtout lors-qu’elles sont défendues par des musiciens de haut niveau comme les membres de l’Ensemble Contraste : Arnaud Thorette (violon), Antoine Pierlot (violoncelle) et Johan Farjot (piano et arrangements) mettent en exergue leur parfait équilibre. (...)
La jeune mezzo Ambroisine Bré commence à faire parler d’elle dans le petit monde lyrique : la voix, bien conduite, au timbre délicieusement fruité (il faudra encore travailler la clarté de la diction) possède la souplesse et toute la gamme de nuances propres à faire passer les délicates atmosphères d’Armand Lafrique, Edouard Monnais ou Paul Barret. Un programme aussi charmant qu’intéressant.