Arts-Scène Diffusion

Emmanuelle Giuliani, La Croix, septembre 2011

Sous le titre Le violoncelle parle, l’artiste associe quatre pièces qui, chacune avec son propre langage, magnifient les possibilités rhétoriques de l’instrument, ses inflexions, ses accents, son timbre, son souffle, son phrasé. Les chefs-d’œuvre que sont la Suite n°3 de Britten et la Sonate Op.8 de Kodaly trouvent en Emmanuelle Bertrand une traductrice prodigieuse. On ne sait quoi admirer le plus : la virtuosité contenue ou la vibrante élévation du discours, la souveraine aisance de la ligne ou l’incroyable palette sonore. Un très grand disque.