Arts-Scène Diffusion

Patrick Szersnovicz, Diapason, 1er décembre 2015

Le jeu d'Emmanuelle Bertrand, superbe et acéré, soucieux du détail comme de la grande ligne, montre, dès les cadences initiales d'Enigme et le rêve eveillé du premier mouement lent (Regard), une austère puissance dramatique. A rebours de l'approche plus ample et narrative de Poltéra (Bis), un des meilleurs depuis l'incontournable Rostropovitch (Warner), elle insuffle à ses phrases une tension exceptionnelle et quasi constante.