Arts-Scène Diffusion

André Peyregne, Nice Matin, Juillet 2019

Les jeunes femmes s'acharnent sur leurs instruments, font bondir leurs archets. Le public écoute, ému. Vertigineux pouvoir de la musique lorqu'elle recèle autant de sentiments !
Les quatre musiciennes ont fini, toutes frémissantes de leur performance. Le public se lève pour applaudir. Tout le monde est heureux...

Charlotte Gardner, Gramophone, Avril 2019

I’m taking the trouble to relay the quartet’s written thoughts because I’ve been so struck by how very audible this gradual transformation is across their three interpretations, to the extent that, having already listened extensively before reading the booklet, I didn’t need to be told that this was a rhetorical journey in time. Likewise the idea of polarity that they’ve adopted following discussions with their mentor, Alban Berg Quartet founder Hatto Beyerle; listen in the Schubert to the dynamic extremes happening on the flip of a coin, or the juxtaposition of music and silence in the Haydn second movement.
(…)
However, it is immensely classy: elegant, precise and dainty, sounding very much like a lively and intelligent conversation.
(…)
A superbly played, intelligent and thought-provoking debut. Félicitations á tous. Lire l'article

Fabienne Bouvet, Classica, Mars 2019

Le Quartettsatz de Schubert, oeuvre inachevée, est ici interprété d'un geste épuré, au vibrato surveillé, sans surcharge expressive, dans la veine d'un Quatuor Berg : rien de surprenant lorsque l'on sait que les Akilone ont étudié avec Hatto Beyerle, membre fondateur des Berg. Les interprètes cherchent ici l'abîme et contrastent les climats via des jeux d'éclairage, relevant tantôt d'une urgence existentielle paroxystique, tantôt d'une délicatesse incroyable (magnifiques triples pianos en dentelle !).
Cet album, sans surclasser les versions historiques, témoigne d'une approche analytique et d'une finesse du trait passionnantes. Voilà assurément un ensemble à suivre.

Michèle Tosi, resmusica.com, 21 février 2018

 […] les Akilone affinent les couleurs et la beauté des lignes. Elles parviennent à instaurer une belle synergie dans l’introduction du quatrième mouvement pour mener à terme, avec la passion et l’envergure sonore souhaitées, les dernières pages du quatuor fort bien négociées. […]
L’émotion est à fleur d’archet dans le jeu des Akilone. […]
Les quatre instruments souvent solidaires forment un méta-instrument où fusionnent les timbres, se distord la matière, lisse ou hérissée, dans un flux incessant et très énergétique : sinuosités, aplats de couleurs, éclats, granulations traversent cette trajectoire unique traduisant la frénésie du geste qui travaille la matière. Saluons la performance des Akilone qui en restituent l’urgence et les aléas fantasques avec une souplesse et un investissement exemplaires Lire l'article complet

Laurent Graulus, Musiq3, 3 septembre 2017

Le quatuor Akilone: une formation d'exception, dont la sincérité, la gentillesse et l'intelligence ne font que mettre davantage en valeur leur sonorité éclatante. Lire article complet

Nachrichten, 16 mars 2017

Dabei gefiel vor allem der kraftvolle Zugang, intensive Klanglichkeit, enorm großes Gefühl für formale Verläufe und subtil durchdachte Phrasierungen überzeugten. Ein lebendiges Musizieren, das nah an Text und Idee die Musik perfekt auslotete und so zu einem vielseitigen Klangerlebnis gestaltete. Lire l'article complet

Patrick Szernvicz, Diapason, mai 2016

[…] elles maîtrisent avec ferveur, frémissante sensualité et beau sens de la couleur, le Quartettsatz D 703 de Schubert et le Quatuor de Ravel. Du KV 387, elles donnent une lecture souple, parfaitement équilibrée, idéalement mozartienne. Et loin de faire des Trois pièces de Stravinsky de simples études de sonorité, de rythme ou d'harmonie, elles savent au contraire en saisir la richesse d'expression. Dès que s'élève la mélopée mélancolique de l'alto (Louise Desjardins, excellente), leur 6e de Bartok, d'une irréprochable sobriété, surprend par son intensité […] elles privilégient avec intelligence dans les quatre mouvements, l'idéal de beauté calme […]

David Le Marrec, opéracritique, avril 2016

Ce quatuor, déjà célébré en ces pages pour le meilleur premier mouvement de Ravel de tous les temps, récidive à Soubise […] l'ensemble est parfait, généreux ; d'un tranchant limpide, toujours tendu, jamais forcé ni strident, c'est la fougue et l'élégance à la française.

opéracritique, novembre 2014

[…] un son franc, bien étagé, physique, brillant mais sans rondeurs inutiles. Dans Ravel, on a l'impression de revenir aux sources d'un goût français du sans façons, loin des fondus d'orchestre et des épaisseurs confortables. Et, surtout : elles savent phraser ! La moindre articulation du discours est amenée avec naturel, et dans une pièce aussi souvent jouée et enregistrée, elles se frayent un chemin personnel sans le moindre effet appuyé. De la musique en barre, émouvante avant d'être (très) impressionnante.

Classiquenews, juillet 2013

L’In Memoriam qu’est déjà si pleinement cet op.13, les Akilone en ont saisi le tempo intérieur, presque effaré devant le Poursuivant d’une chevauchée qui joint ici Félix à Beethoven et plus encore à Schubert [...] Il est étonnant que nos si jeunes Akilone la saisissent encore mieux que la légèreté de « conversation » dans l’op.33 de Haydn. Que l’on mémorise le nom de ces ardentes artistes : les violonistes Elise De Bendelac et Emeline Concé, l’altiste Louise Desjardins, la violoncelliste Lucie Mercat.