Arts-Scène Diffusion

Canticum Novum

PROJETS ORIGINAUX

Al-Baṣmá 

Al-Baṣmá 

Musique Française, Espagnole et Italienne

S’approprier la culture de l’autre et la jouer au filtre de sa propre culture, sans tenter de l’imiter mais d’en être une résonance. Cette identité est ancrée dans le projet artistique de Canticum Novum depuis maintenant de nombreuses années. Par ce travail les musiciens de l’ensemble questionnent en permanence leur propre identité musicale, leur manière de jouer de leur instrument. Ils acceptent d’être souvent loin de leur zone de confort et de réapprendre à jouer en fonction du répertoire interprété et du collectif rassemblé. Toutes ces années de travail nous ont permis de nombreuses découvertes, d’étoffer et de fidéliser un collectif riche de cultures diverses, de développer ce « faire ensemble » et de créer une véritable identité sonore propre à l’ensemble.

Après avoir abordé dans la majorité de ces programmes les musiques nées des mouvements de populations et des brassages culturels (souvent né de l’exil de certains peuples), Canticum Novum désire maintenant proposer un regard sensible sur le refuge et la terre d’accueil, cet espace de vie commune, où l’on transmet, où l’on échange, où l’on crée. La musique nous raconte, au fil de l’histoire humaine (en faisant indéniablement écho aux périodes actuelles mouvementées) que l’accueillant reçoit et l’accueillit transmet, créant ainsi des échanges riches et laissant une empreinte forte sur le territoire d’accueil.

Comme un retour aux sources après des années de découvertes et de rencontres musicales, Canticum Novum redécouvre (avec un regard neuf) l’Espagne des trois cultures avec les Cantigas de Santa Maria, les Cantigas de Amigo mais aussi les romances séfarades, chères à l’ensemble depuis 15 ans. Ces monodies qui évoquent le quotidien d’un peuple déraciné, sont chantées en Castillan et sont issues de la musique populaire en vogue dans les communautés séfarades installées en Espagne (depuis l’Ancien Testament et jusqu’en 1492, époque de la chute de Grenade et du début de la Reconquista). Elles ont été colportées en Méditerranée, Turquie, Maroc, Bosnie, Grèce ou en encore en Bulgarie. 

Avec le programme Al-Baṣmá (qui signifie « empreinte » en arabe), Canticum Novum nous amène à écouter ces chants et mélodies nés en Espagne, terre de diversités culturelles et à explorer ses territoires comme autant de terres d’accueil et lieux de vie partagés.

 

Distribution :
15 musiciens
Emmanuel Bardon direction musicale
Avec : 
Lise Viricel, Hélène Richer, Emmanuel Bardon chant 
Marine Sablonnière, Gwénaël Bihan flûtes
Valérie Dulac, Emmanuelle Guigues, Nolwenn Le Guern vièles Aliocha Regnard nyckelharpa & fidula
Marie-Domitille Murez harpe 
Bayan Rida oud et chant
Spyros Halaris kanun 
Isabelle Courroy flûtes kaval
Henri-Charles Caget, Ismaïl Mesbahi percussions 

 

Amigo, se ben ajades - Alfonso X « el Sabio » Cantiga de Santa Maria
Ya mourou aaoujoubane - Mouwachah arabo-andalou
Come Jesu Christo fezo a San Pedro - Alfonso X « el Sabio » Cantiga de Santa Maria
Como Deus fez vynno d’agua - Alfonso X « el Sabio » Cantiga de Santa Maria
Por facer romaria - Airas Corpancho
Li Habibun Qad Samah Li Niqlab Aaraq - Arabo-andalou
Quantas sabedes - Cantiga de Amigo
Gran piadad et merce - Alfonso X « el Sabio » Cantiga de Santa Maria
Ensalcemos al Apostol - Catedral de Pamplona
A que por muy gran fremosura - Alfonso X « el Sabio » Cantiga de Santa Maria
Iocundetur et letetur - Codex Calixtinus
Nunca ja pod’a Virgen - Alfonso X « el Sabio » Cantiga de Santa Maria
Plus belle que flor - Codex Montpellier
Ai Deu, Se sab’ora meu amigo - Cantiga de Amigo
Hé Dieus, de si haut si bas - Codex Montpellier
Non pod’ome pela Virgen - Alfonso X « el Sabio » Cantiga de Santa Maria
Muito bon miragr’a Virgen - Alfonso X « el Sabio » Cantiga de Santa Maria
Ya ghazali - Mouwachah arabo-andalou
A madre de Jhesu Cristo - Alfonso X « el Sabio » Cantiga de Santa Maria

 

Presse

Dernières Nouvelles d'Alsace, Septembre 2019

Au-delà de la musique, Canticum Novum est une aventure humaine. Le plaisir que prennent les artistes à interpréter leur répertoire crée une réelle symbiose au sein de l'ensemble et un équilibre musical parfaitement respecté. L'enthousiasme du public à la fin de la prestation témoigne à quel point il a été empreint de l'émotion portée par les artistes du soir.

Geneviève Charras, L'Amuse-Danse, Septembre 2019

Une musique d'emblée joyeuse, joviale s'installe, enjouée qui "balance" et tangue à souhait à travers les corps des deux chanteuses et de leur compagnon de route, le directeur de l'ensemble, Emmanuel Bardon en personne. Suit une sorte de danse arabisante, chaloupée comme l'amble et les balancements et pas d'une caravane de camélidés qui passe. Chœurs et musique pour découvrir les sons orientaux à travers les paysages et moucharabiehs du désert.
Comme un long plan séquence au cinéma, la musique déroule ses sonorités et timbres multiples, enchanteurs, merveilleux!
Puis les trois chanteurs continuent, la belle voix chaude et cristalline de soprano de  Hélène Richer et celle plus sensuelle et ronde de Lise Viricel, enrobent les musiciens au diapason.
Ritournelle, routine et ronde fraternelle s'en dégagent. Très dansante, cette partition met sous le signe du mouvement, ce concert atypique remarquable en tout point.
On s'offre ensuite une déambulation sereine, sur les chemins bordés de farandoles, douces cavalcades, parade, défilé et "redoute" champêtre. Des "babils" singuliers aux lèvres qu'on ne décryptera pas mais qui à eux seuls font le "babel" de cette soirée linguine aux saveurs de l'Orient: on ne perd pas la boussole avec la suite savoureuse, un duo de soprano, merveilleux, onirique, angélique qui résonne sous la nef et les voûtes avec grâce et volupté (…)
Une grande complicité, une communion règne entre les membres du groupe. Cette invitation à la danse, très entraînante est communicative et chacun de se sentir ému par cette musicalité si accessible et sensible Par sa fraîcheur et sa complexité aussi!
Empreintes , signes et traces indélébiles. Et puis tout a une fin: un chant arabe, appel de muezzin, prière animée de trémolos ou déclaration d'amour? La voix subtile et tremblante de Bayan Rida opère à merveille et séduit.La confusion des genres se répand en balancements réguliers, envoûtants. En boucle qui revient, retourne, solo de flûte en contrepoint ; au final, comme une berceuse alanguie qui s'anime et s'enflamme, surpassant les voix qui se rallient à la verve générale. Chœur au final et rappel pour clore un chapitre inoubliable de diversité, surprise et étonnement magnétique!
On se quitte en esquissant quelques pas de danse sur le parvis de Saint Georges qui en aurait bien lâché son dragon!
Laissant son empreinte dans les mémoires des mélomanes, autant que dans l'histoire de la musique "oubliée" et "retrouvée" comme les légumes d'antan si parfumés de fragrances et saveurs inédites, exhumées pour l'occasion, enchantant, papilles, pupilles et pavillons d'oreilles, assoiffées de beauté!

Dossiers

Al-Baṣmá
Al-Baṣmá

Ce site utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.