Arts-Scène Diffusion

Fanny Azzuro

PIANO

L'âme russe

L'âme russe

24 Préludes

Enregistrement du disque 2020

 

RACHMANINOV
Intégrale
24 Préludes
Prélude, op. 3 n°2 (1892)
10 Préludes, op. 23 (1901-1903)
13 Préludes, op. 32 (1910)

Durée 80 minutes

 

* possibilité d’un programme varié de Préludes :
DEBUSSY, RACHMANINOV, GERSHWIN 

 

« La musique pure à laquelle appartient le Prélude peut suggérer ou créer chez les auditeurs un certain état d’âme ; mais son rôle fondamental est de leur procurer un plaisir intellectuel par la variété et la beauté de sa forme. » (Victor Serov)

Après deux disques piano consacrés aux musiques de compositeurs russes, français et espagnol de la période du XXème siècle, je me lance à nouveau dans ce répertoire du début du XXème, et pars à la conquête des réjouissants Préludes de Rachmaninov, après avoir parcouru avec joie les temps courts des Variations Corelli.
Le temps court, un moment où l’on vit l’instant présent intensément, où finalement le « prélude » initialement prévu pour être joué avant une pièce plus conséquente devient lui-même le centre de l’attention, plus que des « préludes », ce sont à la fois des études virtuoses (Prélude op. 32 n°4, n°13), des romances douces (op. 32 n°5, 11, op. 23 n°6), des nocturnes (op. 23 n°10), des récits au discours magique et poignant, tragique et à l’évocation romantique intacte. Bien évidemment, Rachmaninov s’est inspiré du génie de Chopin, de ses 24 Préludes (pensons à ses Variations sur un thème de Chopin op. 22, opus qui précède donc le livre des Préludes op. 23) et de tout le reste. Rachmaninov conçoit lui aussi, sans logique, l’utilisation de toutes les tonalités mineures et majeures : en effet nous passons d’un épisode dramatique, véritables cloches qui explosent (op. 3 n°2) à la douceur infinie de certains préludes (op. 32 n°5), entre rêve et brutalité, le voyage en Russie post-romantique est assuré. Le premier prélude que j’avais eu le bonheur de jouer est l’une de mes pièces d’enfance favorites, c’est peut-être grâce à cette découverte que j’ai eu envie de continuer le piano plus tard : le très populaire Prélude op. 23 n°5, écrit avec une noblesse du rythme, une chevauchée fantastique dont le milieu est d’un lyrisme et d’un onirisme à couper le souffle.

Pourquoi ce choix ?
Il fallait que je trouve récemment une solution pour compléter mon programme de la Folle Journée de Nantes, autour du thème de l’exil ; René Martin m’a suggéré d’insérer les Préludes op. 32 composés par Rachmaninov en 1910 aux États-Unis lors d’une tournée. Bien sûr, c’était un grand « challenge » à assurer, car je n’avais qu’un mois pour apprendre ses pièces majestueuses, et j’ai réussi à relever ce défi !
Un mois à travailler avec acharnement, sans relâche, puis l’aboutissement de ce travail : le concert à la Folle Journée de Nantes le 30 janvier 2019. Quelle ne fut pas ma satisfaction ! Des journées trépidantes, à découvrir ces préludes évoquant l’orchestre et les cors (op. 32 n°13), le déferlement et la puissance sonore (op. 32 n°4), la nostalgie évocatrice d’un rêve perdu (op. 32 n°2), le fil suspendu (n°5 op. 32)… Un vrai coup de foudre pour ce programme de l’opus 32. Il me semblait donc évident de continuer le travail de l’opus 23, après une certaine appréciation de plusieurs pianistes avec qui j’ai pu travailler ce répertoire, à noter : mon Maestro Boris Petrushansky, et les excellents Jean-Marc Luisada, Jay Gottlieb, Hervé Sellin…
Leur enthousiasme m’a guidée vers la concrétisation du projet et je réaliserai cet enregistrement de disque au printemps prochain.
Comment évoquer maintenant mon rapprochement vers l’école de piano russe, et vers ses compositeurs russes… Le hasard, y-a-t’il un hasard dans la vie ?
Hasard de ma première rencontre avec Vladimir Viardo il y a plus de dix ans lors d’une master-class à Aixen-Provence. Qui est cet homme ? Un homme musicien qui respire la musique, et vit avec elle, « poussé par sa croyance qu’une interprétation doit transcender un simple divertissement ou une pure démonstration de talent, il entraîne ses auditeurs à participer à une recherche poétique et philosophique de l’existence à travers des strates d’intelligence, d’imagination et d’associations culturelles. Son tempérament exubérant et sa passion sincère révèle une créativité spontanée dont la base est une virtuosité qui ne manque jamais de produire un échange passionnant en concert. » Il en est de même pour Boris Petrushansky, que je considère comme mon plus grand maître de piano, celui qui a su m’apporter toute la richesse de ma palette sonore, tout le rapport intime avec mon instrument, transcendant les peurs ridicules d’un moindre stress, et ayant pour objectif de raconter sa plus profonde histoire sur scène avec une sincérité extrême et un intérêt de chaque instant, un poète cet homme : dernier élève d’Heinrich Neuhaus et aussi élève de Lev Naumov (comme Vladimir Viardo), il est un descendant de la plus grande école de piano russe. Alors bien sûr, ma passion pour ce répertoire est arrivée aussi grâce à ces rencontres, et je ne peux m’empêcher de me jeter à corps perdu dans l’étude de ces grandes pièces majestueuses : l’intégrale des Préludes de Rachmaninov.
Me voilà maintenant lancée dans l’exploration de ce vaste répertoire de préludes où se niche l’âme russe et qui m’ont touchée au plus haut point.
Fanny Azzuro

Vidéos

Rachmaninov Prélude n°12 op. 32

Fanny Azzuro, piano
Concert Saint-Tropez 26 sept. 2019
Cinéma-Théâtre la Renaissance
Rachmaninov, Prélude n°12 op. 32


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