Arts-Scène Diffusion

Fanny Azzuro

PIANO

Symphonies & Danses

Symphonies & Danses

Programmes à 4 mains avec le pianiste Jean Dubé

« La musique est une révélation plus haute que toute sagesse et toute philosophie. » Beethoven

 

BEETHOVEN
Allegretto 7e Symphonie (10’)

BRAHMS
Liebeslieder Waltzer, op. 52 (sélection)
Danses hongroises : n°1 en sol mineur (Allegro molto), n°2 en ré mineur (Allegro non assai), n°5 en fa dièse mineur (Allegro)
(15’)

KAPUSTIN 
Sinfonietta, op. 49 (20’)
I Ouverture - Allegro
II Slow Waltz - Larghetto
III Intermezzo - Allegretto
IV Rondo - Presto

 

Trois compositeurs à l’honneur de ce programme autour de la danse, avec un extrait de la magique Symphonie n°7 de Beethoven : l’Allegretto que Wagner surnommé « la Danse », ainsi que la Sinfonietta (« petite symphonie » en italien) d’un compositeur jazzy encore vivant Nikolaï Kapustin.
Trois univers contrastés, avec bien sûr des inspirations du grand Beethoven : Brahms est encore de nos jours souvent nommé comme le « successeur légitime » de Ludwig van Beethoven ! Ses Liebeslieder Waltzer et Danses Hongroises sont des chefs-d’oeuvre.
Un programme haut en couleurs et en virtuosité avec un arrangement original d’une Symphonie de Beethoven et un morceau presque jamais joué sur scène du compositeur russe Nikolaï Kapustin.

À propos de Beethoven :
Le 2ème mouvement de la 7ème symphonie Allegretto en la mineur est l’une des pièces les plus universellement connues. Ce morceau a d’ailleurs souvent illustré des scènes de cinéma dans la 2ème moitié du XX ème siècle et dégage toujours la même intensité émotionnelle. Bien qu’il soit marqué Allegretto, il s’agit d’un mouvement lent et l’indication métronomique du compositeur est rarement observée.
La Symphonie n° 7 en la majeur, op. 92, de Ludwig van Beethoven a été composée parallèlement à sa Symphonie no 8 entre 18111 et 18121 à Teplitz en Bohême (une période de soins au cours de laquelle il rencontra Goethe2). Elle marque un retour vers une forme strictement classique après les écarts des précédentes et une composition purement musicale sans message éthique.
Elle est structurée en quatre mouvements formant une succession de danses, de colorations et de rythmes différents, une « apothéose de la danse » selon Richard Wagner.

À propos de Brahms :
Les Liebeslieder sont deux cycles de lieder pour quatre voix et piano à quatre mains de Johannes Brahms composés en 1869 et 1874. L’Opus 52 n’a-t-il pas été publié sous le titre de Chants d’amour, avec la précision «Valses pour pianoforte (et voix ad libitum)»? C’était en fait une ruse commerciale de l’éditeur Simrock, qui, en présentant les pièces comme du répertoire pour piano, espérait les vendre plus facilement.
Brahms avait pourtant prévenu : «Si l’on veut les jouer sans les parties chantées, il faudra le faire à partir de la partition complète. D’ailleurs, il est hors de question pour l’instant de les publier sans les parties chantées. C’est sous cette forme qu’il convient de les faire connaître. Espérons qu’elles fassent bientôt partie du répertoire domestique et qu’elles soient chantées par un grand nombre de personnes.» Cette lettre à Simrock met en évidence l’évolution des pratiques : au XIXe siècle, l’Opus 52 et l’Opus 65 étaient destinés à un public d’amateurs dans le cadre de leur foyer, comme en témoigne le choix du piano à quatre mains (adopté également par Schumann dans ses Spanische Liebeslieder op. 138, auxquels Brahms est redevable). De nos jours, c’est au concert qu’on entend le plus souvent ces valses chantées.
Quand Brahms accepte d’arranger les Liebeslieder et les Neue Liebeslieder pour piano à quatre mains (sans les voix), il place les poèmes en tête de chaque morceau. Ce sont en effet les vers de Polydora (1855) de Georg Friedrich Daumer, l’un de ses écrivains favoris, qui ont stimulé leur composition. Les poèmes choisis pour les Liebeslieder adaptent en fait des textes en russe, polonais et hongrois.*
*texte de Brahms : Hélène Cao

Les Danses hongroises sont une oeuvre de Johannes Brahms. L'intérêt du musicien pour la musique tzigane fut très précoce : dès l'âge de dix-neuf ans, il accompagna le violoniste hongrois Eduard Reményi à travers l'Allemagne, qui l'initia à la musique de son pays et lui présenta Joseph Joachim. Celui-ci devint par la suite son ami. Au nombre de vingt-et-une, les Danses hongroises furent composées sur plusieurs années : les six premières furent proposées dès 1867 à un éditeur, qui les refusa. Les dix premières parurent en 1869 dans leur version pour piano à quatre mains. Les dernières ont été éditées en 1880.
Elles ne comportent pas de numéro d'opus, le compositeur ne les considérant pas comme des oeuvres originales, mais de simples adaptations d'oeuvres de musique traditionnelle. Il en existe de nombreuses transcriptions. Seules la première, la troisième et la dixième furent orchestrées par Johannes Brahms lui-même, en 1885.
*Wikipédia

À propos de Kapustin :
Sinfonietta Op. 49
« Cette pièce aurait vraiment dû s’appeler opus 49a car il s’agit d’un arrangement pour piano 4 mains à partir de la pièce orchestrale op. 49. Les deux versions ont été composées en 1986, avec la version piano qui a été écrite pour répondre à un simple besoin : être jouée au ministère de la culture de l’URSS pour une commission composée d’éminents compositeurs et musicologues soviétiques. Après un de mes concerts avec une amie, un membre de la commission remarqua que j’avais créé un mélange entre le folklore russe et celui de Rossini. En fait, le style hybride est difficilement « nouveau » : Igor Stravinsky un jour dit que Mikhail Glinka est un « Rossini russe ».
Curieusement, le titre original de cette pièce « Divertimento », a été considéré trop frivole par les employés du ministère qui ont donc suggéré le nom actuel « Sinfonietta ».
À cette époque, j’ai pensé que cet arrangement ne serait joué qu’une fois, mais ça n’a pas été le cas : des pianistes japonais ont commencé à la jouer, et puis d’autres. Bien sûr, ces quatre mouvements auraient pu être arrangés d’une manière plus inventive. La texture est assez modeste d’après le point de vue d’un pianiste, pour plusieurs raisons. C’est peut-être pas plus mal car ma musique pour piano est en général techniquement très difficile ! »
Nikolaï Kapustin.

ACTUALITÉ

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Après le festival de Durtal ce week-end, Fanny Azzuro sera en récital à l'auditorium de Douarnenez avec un programme autour de Beethoven, Ravel & Rachmaninov. Retrouvez les suggestions de programmes de Fanny Azzuro pour la saison 21-22. (Photo Festival de la Roque d'Anthéron - aout 2020 Christophe Grémiot)


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