Arts-Scène Diffusion

Guillaume Coppola

PIANO

avec Arnaud Thorette

avec Arnaud Thorette

Duo alto et piano

DE L'OMBRE À LA LUMIÈRE : SCHUBERT, BEETHOVEN, BRAHMS
« L’alto – instrument du clair-obscur »

Instrument proche de la voix humaine, l’alto a suscité chez nombre de compositeurs romantiques l’expression d’une nostalgie, oscillant entre des graves sombres et des medium chaleureux.
En ouverture de ce programme, dédié aux 3 grands compositeurs romantiques allemands, un florilège de lieder « sans paroles » de Schubert, dans lesquels l’alto se substitue à la voix chantée, épousant les inflexions des lignes mélodiques. Puis, la célèbre sonate D821, confiée par le jeune Schubert (altiste méconnu) à l’Arpeggione, cet instrument éphémère à la tessiture si proche de l’alto.
En début de seconde partie, Guillaume Coppola reprend la tradition des concerts du 19ème siècle en jouant l’Andante tantôt grave tantôt aérien de la 15ème sonate pour piano de Beethoven dite « Pastorale ». En conclusion de ce programme, la crépusculaire seconde sonate opus 120 de Brahms pour alto et piano, dernière œuvre de musique de chambre du compositeur en forme de testament musical.

SCHUBERT Lieder (transcrits pour alto et piano)
Ständchen, D957 (4’)
Litanei auf das Fest Aller Seelen, D383 (3’)
An der mond, D193 (4’)
Auf dem Wasser zu singen, D774 (4’)

SCHUBERT Sonate pour Arpeggione et piano, D821 (24’)
---
BEETHOVEN Andante de la Sonate n°15 "pastorale" pour piano, op. 28 (8’)
BRAHMS Sonate pour alto et piano en mi bémol majeur, op. 120 n°2 (25’)

 

SCHUBERT 
Arpeggione, sonatine et lieder

Entre Franz Schubert et l’alto il existe un lien affectif qui l’a vu enfant – tout comme Mozart ou Beethoven - tenir la partie de cet instrument lors des exécutions de ses premiers quatuors à cordes. Avec la si délicieuse sonate pour Arpeggione- cet instrument oublié si proche dans sa douceur et sa tessiture de l’alto - et son espiègle sonatine en ré majeur on s’immerge dans l’invention mélodique sans limite de la musique de chambre de Schubert. Adapter pour un instrument à cordes certains des plus beaux lieder du compositeur, c’est renouveler et réinventer cette musique. Au fil de l’écoute, on oublie le texte, on oublie le temps, pour vivre un moment d’éternité. 

Sonatine en ré majeur, D. 384 (15’)
An die Musik, D. 547 (3’)
Ständchen, D. 957 (4’)
Nacht und Träume, D. 827 (4’)
Litanei auf das Fest Aller Seelen, D. 383 (3’)
An der mond, D. 193 (4’)
Trockne Blumen, D. 802 (4’)
Auf dem Wasser zu singen, D. 774 (4’)
Mélodie hongroise pour piano, D. 817 (4’)
Sonate pour arpeggione, D. 821 (22’)

 

VOYAGE EN ITALIE

Entre 1837 et 1839, Franz Liszt parcourt l’Italie avec sa compagne Marie d’Agoult. Du lac Majeur à Pavie, de Milan à Venise, de Gênes à Florence, de Pise à Rome, d’Assise à Arezzo, Liszt façonne son regard artistique au contact des œuvres qu’il contemple, à la recherche d’émotions et d’échanges entre les disciplines artistiques. Ses découvertes visuelles et littéraires deviennent pour lui une véritable source d’inspirationqu’il transpose en musique. Synesthésie, quête artistique permanente, acquisition d’une culture “décloisonnée”, ses compositions musicales ont largement bénéficié de ce voyage de deux grandes années en Italie, déguisé en “grand tour au pays des arts”. Mais ce séjour contraint était en réalité un exil.
A l’invitation de Richard Wagner, Liszt se rend à Venise au cours de l’année 1882, et lui rend hommage dans sa nocturne « Lugubre Gondole » et en transcrivant O du mein holder Abendstern tiré de Tannhaüser. Hector Berlioz - après avoir remporté le grand prix de Rome pour sa cantate « Sardanapale » - séjourne en 1831 et 1832 à la Villa Médicis. Ce voyage en Italie constitue une étape essentielle dans son développement artistique et marque durablement son œuvre musicale. Nombre de ses compositions, d' « Harold en Italie » à « Béatrice et Bénédict », de « Benvenuto Cellini » à « Roméo et Juliette » et aux « Troyens » gardent le souvenir des impressions ressenties lors de ses pérégrinations. « Liberté de cœur, d'esprit, d'âme, de tout [...] Liberté vraie, absolue, immense ! Ô grande et forte Italie ! Italie sauvage ! » écrit-il finalement dans ses Mémoires.
Franz Liszt transcrira pour le piano certaines des grandes œuvres orchestrales de son ami dont le célèbre « Harold en Italie », commandé par Niccolo Paganini. Il composera aussi La « Romance Oubliée » comme une intime réminiscence, s’inspirant de « La Marche des Pèlerins ».
Les « Trois Sonnets de Pétrarque » issus de la « Deuxième année de Pèlerinage » forment quant à eux un vibrant hommage amoureux à l’Italie. Les deux Elégies qui complètent ce programme s’inscrive dans la même cette émotion poétique.

LISZT, Franz
La lugubre gondole pour alto et piano (transcription), S. 134 ( 9’)
Romance oubliée pour alto et piano, S. 132 (4’)
Trois sonnets de Pétrarque pour alto et piano (transcription), S. 161 (15’)
Première élégie pour alto et piano (transcription), S. 130 (7’)
Die Zelle in Nonnenwerth pour alto et piano (transcription), S. 382 (6’)
Deuxième élégie pour alto et piano (transcription), S. 131 (6’)
BERLIOZ, Hector / LISZT, Franz
Harold en Italie (Marche des pèlerins) pour alto et piano (15’)
PAGANINI 
Cantabile pour alto et piano (transcription) (4’)
WAGNER /LISZT
O du mein holder Abendstern pour alto et piano (transcription) (5’)

Presse

La Nouvelle République, Mars 2020

(…)  l’alto d’Arnaud Thorette et le piano de Guillaume Coppola. La belle sonorité rauque, chaleureuse et pénétrante de l’instrument, signé du luthier Jean-Louis Prochasson, chante des lieder de Schubert d’une voix ample et troublante dans les clairs-obscurs du piano. Lyrique, bouillonnante, intérieure, dansante, la sonate Arpeggione et le brûlot musical de la sonate opus 120 de Brahms mettaient en lumière les visages du romantisme.

ACTUALITÉ

Ecoute le silence

Le dernier CD de Guillaume Coppola intitulé "Musiques du silence" était à l'honneur sur les ondes de France Inter dans l'émission…

Lire la suite

Le dernier CD de Guillaume Coppola intitulé "Musiques du silence" était à l'honneur sur les ondes de France Inter dans l'émission de Dorothée Barba sur France Musique: écouter ici.

Le long du Danube

Guillaume Coppola retrouve son complice de toujours le pianiste Hervé Billaut pour un concert à 4 mains au château de…

Lire la suite

Guillaume Coppola retrouve son complice de toujours le pianiste Hervé Billaut pour un concert à 4 mains au château de Lunéville (54) ce 28 juin dans un tout nouveau programme intitulé le Long du Danube:

+ de précisions.


Ce site utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.