Arts-Scène Diffusion

avec Arnaud Thorette

avec Arnaud Thorette

Duo alto et piano

 

 

Schubert - Arpeggione, Sonatine et lieder

 

Entre Franz Schubert et l’alto il existe un lien affectif qui l’a vu enfant – tout comme Mozart ou Beethoven - tenir la partie de cet instrument lors des exécutions de ses premiers quatuors à cordes. Avec la si délicieuse sonate pour Arpeggione- cet instrument oublié si proche dans sa douceur et sa tessiture de l’alto - et son espiègle sonatine en ré majeur on s’immerge dans l’invention mélodique sans limite de la musique de chambre de Schubert. Adapter pour un instrument à cordes certains des plus beaux lieder du compositeur, c’est renouveler et réinventer cette musique. Au fil de l’écoute, on oublie le texte, on oublie le temps, pour vivre un moment d’éternité.

Schubert
Sonatine en ré majeur D384 (15’)
An die Musik D547 (3’)
Ständchen D957 (4’)
Nacht und Träume D827 (4’)
Litanei auf das Fest Aller Seelen D383 (3’)
An der mond D193 (4’)
Trockne Blumen D802 (4’)
Auf dem Wasser zu singen D774 (4’)
Mélodie hongroise D817 pour piano (4’)
Sonate pour Arpeggione D821 (22’)

 

 

Voyage en Italie

 

Entre 1837 et 1839, Franz Liszt parcourt l’Italie avec sa compagne Marie d’Agoult. Du lac Majeur à Pavie, de Milan à Venise, de Gênes à Florence, de Pise à Rome, d’Assise à Arezzo, Liszt façonne son regard artistique au contact des œuvres qu’il contemple, à la recherche d’émotions et d’échanges entre les disciplines artistiques. Ses découvertes visuelles et littéraires deviennent pour lui une véritable source d’inspirationqu’il transpose en musique. Synesthésie, quête artistique permanente, acquisition d’une culture “décloisonnée”, ses compositions musicales ont largement bénéficié de ce voyage de deux grandes années en Italie, déguisé en “grand tour au pays des arts”. Mais ce séjour contraint était en réalité un exil.
A l’invitation de Richard Wagner, Liszt se rend à Venise au cours de l’année 1882, et lui rend hommage dans sa nocturne « Lugubre Gondole » et en transcrivant O du mein holder Abendstern tiré de Tannhaüser. Hector Berlioz - après avoir remporté le grand prix de Rome pour sa cantate « Sardanapale » - séjourne en 1831 et 1832 à la Villa Médicis. Ce voyage en Italie constitue une étape essentielle dans son développement artistique et marque durablement son œuvre musicale. Nombre de ses compositions, d' « Harold en Italie » à « Béatrice et Bénédict », de « Benvenuto Cellini » à « Roméo et Juliette » et aux « Troyens » gardent le souvenir des impressions ressenties lors de ses pérégrinations. « Liberté de cœur, d'esprit, d'âme, de tout [...] Liberté vraie, absolue, immense ! Ô grande et forte Italie ! Italie sauvage ! » écrit-il finalement dans ses Mémoires.
Franz Liszt transcrira pour le piano certaines des grandes œuvres orchestrales de son ami dont le célèbre « Harold en Italie », commandé par Niccolo Paganini. Il composera aussi La « Romance Oubliée » comme une intime réminiscence, s’inspirant de « La Marche des Pèlerins ».
Les « Trois Sonnets de Pétrarque » issus de la « Deuxième année de Pèlerinage » forment quant à eux un vibrant hommage amoureux à l’Italie. Les deux Elégies qui complètent ce programme s’inscrive dans la même cette émotion poétique.

Franz Liszt 
La Lugubre Gondole pour alto et piano (transcription) S 134 - 9’
Romance Oubliée pour alto et piano S 132 - 4’
Trois Sonnets de Pétrarque pour alto et piano (transcription) S 161 - 15’
Première élégie pour alto et piano (transcription) S 130 - 7’
Die Zelle in Nonnenwerth pour alto et piano (transcription) S 382 - 6’
Deuxième Elégie pour alto et piano (transcription) S131 - 6’
Hector Berlioz/Franz Liszt 
Harold en Italie (Marche des Pèlerins) pour alto et piano - 15’
Paganini 
Cantabile pour alto et piano (transcription) - 4’
Wagner/Liszt
O du mein holder Abendstern pour alto et piano (transcription) - 5’

 

 

Presse

La Nouvelle République, Mars 2020

(…)  l’alto d’Arnaud Thorette et le piano de Guillaume Coppola. La belle sonorité rauque, chaleureuse et pénétrante de l’instrument, signé du luthier Jean-Louis Prochasson, chante des lieder de Schubert d’une voix ample et troublante dans les clairs-obscurs du piano. Lyrique, bouillonnante, intérieure, dansante, la sonate Arpeggione et le brûlot musical de la sonate opus 120 de Brahms mettaient en lumière les visages du romantisme.