Arts-Scène Diffusion

Dialogue à travers les siècles

 

Ce programme met en exergue les différentes sources d’inspiration et d’héritage qui se tissent entre les compositeurs, tel un fil qui les relie en un dialogue à travers les âges.
Les Suites de Bach pour violoncelle seul constituent un tronc commun, sorte d’Ancien Testament pour tout musicien.
Brahms s’en inspirera. L’admiration qu’il voue à Bach mais aussi à d’autres grands maîtres influence son oeuvre, en particulier sa première Sonate pour violoncelle et piano qui se présente comme un triple hommage: le premier mouvement s'ouvre sur un thème rappelant le troisième contrapunctus de L'art de la fugue de Bach, mais dans une forme-sonate à la Beethoven. Le deuxième avec son caractère de menuet renvoie à Haydn et Mozart, tandis que le troisième reprend une citation presque intégrale du treizième contrapunctus de L'art de la fugue. 
Busoni dans ses transcriptions des oeuvres de Bach semble vouloir prolonger une quête interrompue, y décelant une perspective quasi cosmique, exigeant selon ses mots  «le maximum de l'interprète».
Enfin Liszt, dont les partitions de Bach recouvriront son piano jusqu’à sa mort, se donne pour mission de revenir à la source vibratoire et spirituelle de toute inspiration (Légende), convoque ses contemporains dont Wagner (Lugubre gondole), jusqu’à parvenir à une forme de silence, d’où émerge toute musique (Elégie). 
Dépouillement qui semble paradoxalement retracer tout le chemin parcouru… 
Pascal Amoyel 

 

Liszt: 1ère Elégie

Bach/Busoni: 2 chorals
    - Num komm’ der Heiden Heiland BWV 659
    - Ich ruf’ zu dir, Herr Jesu Christ BWV 639

Bach: Suite BWV 1008 en ré mineur pour violoncelle seul

Liszt: 2e Légende de Saint-François de Paule marchant sur les flots

entracte 

Liszt: Lugubre gondole

Brahms: Sonate n°1 op.38 en mi mineur pour violoncelle et piano