Arts-Scène Diffusion

Emmanuelle Bertrand

CELLO

Thomas Cepitelli, Radio France, janvier 2026

Emmanuelle Bertrand est ici rejointe par Patrick Langlot, d’un engagement commun total, ils font chanter leur instrument avec une intensité rare, sans jamais céder à l’emphase. Chaque note est chargée d’une émotion brute, d’une douleur contenue qui traverse la salle. La musique ne raconte pas seulement l’Histoire : elle la fait ressentir dans sa chair, avec une force bouleversante.

Ouest France, septembre 2025

Sans être ni trop expressive ni trop égocentrée, la violoncelliste Emmanuelle Bertrand, soliste invitée pour exécuter le « Concerto n°1 pour violoncelle » de Joseph Haydn, est complètement habitée par ce qu’elle interprète et transmet sa jouissance artistique au public. Le deuxième mouvement de cette œuvre est d’un raffinement à tomber ! La musicienne gratifiera l’auditorium d’un rappel Bach poignant.

Patrice Imbaud, ResMusica, janvier 2025

(…) Emmanuelle Bertrand nous en donne une interprétation de belle tenue, jouée d'un seul tenant, où l'on admire à part égale la beauté de la sonorité, la profondeur de l'intonation, la souplesse et la virtuosité du jeu. L'accompagnement orchestral brillant surprend quelque peu par l'allègement des cordes et la primeur donnée aux vents (bois et cuivres) tout en restant parfaitement complice et équilibré.

Jean-Luc Clairet, ResMusica, octobre 2021

Intériorité extrême, jubilation dansante, volubilité digitale, naturel confondant: l’adéquation d’Emmanuelle Bertrand avec ce pilier du répertoire pour violoncelle seul est manifeste. (...) Des applaudissements trop empressés cueillent l’ultime Gigue de la célèbre suite n°1 mais Emmanuelle Bertrand obtient un long silence à l’issue du bis: un extrait de la Suite n°4. Une interprétation tellement habitée, que l’on regrette que le festival n’a pas songé à une intégrale

Paolo Scarnecchia, Giornale della musica, septembre 2021

Grâce à l’extraordinaire sensibilité et musicalité de la violoncelliste française, les suites sont apparues sous une nouvelle lumière, capable de faire danser chaque note avec agilité selon une logique musicale rigoureuse (...) Ici s’est confirmée la qualité extraordinaire de l’artiste qui n’a pas cherché un salut épidermique de facile écoute, mais un moment de recueillement intense et inoubliable créé par le climat douloureux presque désolé de ce mouvement interprété avec une intensité si émouvante qu’il quitte la salle longtemps en silence, avant le grand applaudissement final.

Marie-Aude Roux, Le Monde, septembre 2021

(...) Tous deux grands tempéraments lyriques, l’archet d’Emmanuelle Bertrand et le clavier de Pascal Amoyel font musique commune, chacun respirant dans le souffle de l’autre, mettant sa voix dans son chant, seul corps, âme unique. Leur jeu passionné, entier, que ce soit dans la retenue comme dans la ferveur, leur sens de la narration donnent à ces pages magnifiques une saveur sonore jouissive et une énergie sensuelle lovée dans le vif de l’émotion. On se réjouit d’autant plus du bonheur de ces sonates brahmsiennes que le programme les agrémente des six Liebeslieder, ainsi que de deux des Danses hongroises, entre jubilation, tendresse et nostalgie.

Augustin Javel, Bachtrack.com, août 2021

S’appuyant sur des graves envoûtants, Bertrand trouve dès Prélude initial le subtil équilibre entre une parfaite stabilité rythmique et un sentiment d’improvisation permanent qui emporte tout de suite l’auditoire ailleurs, sans pour autant se rendre inaccessible (…) Graves généreux mais pas ténébreux, projection idéale, l’instrument paraît être un compagnon de choix pour ce répertoire.Mais si les suites ont toutes leur caractère propre, Bertrand mobilise dans chacune d’elle une technique en permanence au service de la musique et d’un idéal interprétatif. On retient avant tout l’usage du vibrato : utilisé avec beaucoup de parcimonie, Bertrand en fait appel dans des cas bien précis, pour faire sonner une résolution ou apporter un souffle supplémentaire (...) Read full article

Patrick Szersnovicz, Diapason, août 2021

(...) Des dictions jumelles, un fondu d'âme et d'accent, une égalité des souffles leur réussissent pleinement dans les Liebeslieder, habiles transcriptions de six des plus belles mélodies de Brahms (...)
(...) Emmanuelle Bertrand attentive au détail comme à la variété de l'expression, séduit par une sonorité puissante, limpide et rayonnante. Elle investit la partition avec autant de ferveur que d'émotion. Le piano de Pascal Amoyel l'accompagne, l'entoure avec douceur ou bien dialogue, lui répond avec fermeté. Leur duo reste à l'unisson dans un même mépris des séductions trop immédiates, un même souci de la grande ligne, souple et clairement articulée, un même usage, généreux et subtil, du rubato et du legato. (...)

Fabienne Bouvet, Classica, août 2021

Sans jamais négliger le sens du discours, Emmanuelle Bertrand & Pascal Amoyel livrent des sonates sensuelles & vibrantes. (...) Dès les premières mesures de la sonate n°1, la communion des idées et l'unité du geste s'imposent. (...) Il faut dire que la sensualité du jeu subjugue, tant les couleurs irriguent les phrases, tant les textures sculptent les lignes, tant certaines ombres fugaces viennent troubler l'émotion. (...) D'une tendresse irrépressible à fleur de peau, Emmanuelle Bertrand & Pascal Amoyel y chantent et virevoltent sur le ton de la confidence (...)

Philippe Cassard, L'OBS, août 2021

Dès les premières notes de la sonate en mi mineur, émises avec une pudeur infinie qui étreint le coeur, on sait que la partie est gagnée. Emmanuelle Bertrand et Pascal Amoyel ont tellement joué ensemble depuis vingt ans que tout jailli d'un seul souffle et d'une pensée unifiée, avec une science admirable des équilibres et des passages de relais. A rebours d'autres duos rivalisant de muscles, les deux complices jouent ici un Brahms chaleureux, raffiné, qui chante avec ferveur son amour de la musique de chambre. 


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