Arts-Scène Diffusion

Ensemble Irini

VOCAL ENSEMBLE

Michèle Tosi, ResMusica, avril 2026

On apprécie tout à la fois l'homogénéité et la ductilité des pupitres vocaux qui font l'économie des sopranos dans un répertoire où l'ambitus est encore restreint. Les sacqueboutiers – vaillants Sandie Griot, Solveig Rousse, Olivier Dubois et Clémentine Serpinet) sont en vedette dans Tenebrae Factae sunt de Giovanni Croce où ils remplacent les voix ainsi que dans les Canzone francese de Lodovico Grossi da Viadana (…) La musique de Gabrieli ramène la lumière vénitienne et l'Alléluia donné en bis est un supplément de brillance au sein d'un ensemble en parfaite synergie sous la direction de Lila Hajosi.

Moisés Ordóñez Alarcón, Olyrix, mars 2026

Le chœur séduit par un son droit, homogène, sans vibrato, conforme aux esthétiques de l’époque. Quelques éclats cristallins émergent du pupitre des sopranos sans toutefois rompre l’équilibre d’ensemble. Malgré la densité de l’effectif, la masse sonore reste étonnamment souple, portée par des phrasés soigneusement construits et des attaques d’une grande douceur. (…) la formation impressionne par sa cohésion et la qualité de son intégration au tissu choral (…) À la direction, Lila Hajosi, (…)  déploie une gestique ample, souple, presque dansée parfois. Si cette expressivité contribue à la fluidité du discours musical, elle s’accompagne d’une rigueur métronomique constante, garantissant une excellente précision d’ensemble et une lisibilité verticale impeccable.

Gabriel Davigneau, Total Baroque, mars 2026

Un disque à la fois érudit et sensoriel, qui propose d’entrer dans une écoute hors des cadres habituels et invite à ouvrir l’oreille à d’autres formes de perception. Avec JANUA, paru chez Psalmus, elle construit un parcours aussi rigoureux que sensible, où les polyphonies franco-flamandes de Guillaume Dufay côtoient les longues lignes du chant byzantin, dans un jeu de contrastes pleinement assumé. Porté par un travail approfondi sur les sources comme sur le son, le projet confronte deux manières d’habiter la musique. Une expérience exigeante, qui déplace l’écoute et interroge notre rapport au passé.

Nicolas Le Clerre, Première Loge, mars 2026

Côté chant, les neuf gosiers réunis par Lila Hajosi pour cet enregistrement assurent une qualité d’interprétation de haut niveau (...) sublime déploration de l’Occident chrétien sur la chute définitive de Constantinople et l’Ensemble Irini – transcendé par sa cheffe – réussit alors le miracle de mettre en mots et en musique la blessure béante du Grand Schisme.
Récital miraculeux qui accompagne l’auditeur jusqu’au cœur de l’ADN de la foi des origines, Janua bouleverse d’autant plus que le message d’unité qu’il véhicule résonne d’un écho crépusculaire quand on l’écoute aujourd’hui, dans une Humanité atomisée en proie aux divisions méphitiques.

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Christophe Steyne, Crescendo Magazine, octobre 2025

Comme si le défi de cette investigation parallèle ne suffisait pas, l’ensemble Irini s’est risqué à une autre gageure : « un saut dans le vide, vers le format choral bien loin du trio originel » selon Lila Hajosi. Considérant que les tessitures féminines éludent les sopranos, pour se limiter aux mezzo et alto, certaines lignes supérieures manquent d’éclat, mais se trouvent compensées par la robustesse, la chaleur du matériau vocal de l’équipe. Ni la sincérité ni la ferveur ne font défaut à l’accomplissement de cette ambassade culturelle : une rencontre a priori surprenante, mais en définitive révélatrice et porteuse de sens.

Victoria Okada, Crescendo Magazine, juillet 2025

Autour de huit chanteurs et deux joueuses de sacqueboutes, des œuvres de Guillaume Dufay, Janus Plousiadenos, Manuel Doukas Chrysaphes et de compositeurs anonymes byzantins dialoguent en profondeur. Les pièces de Dufay, souvent introduites ou conclues par les sacqueboutes (ancêtres du trombone), entrent en résonance avec les répertoires orientaux plus qu’on ne l’imaginerait. La direction de Lila Hajosi, à la fois précise et expressive, sculpte les timbres de chaque chanteur et sublime les combinaisons vocales. L’ensemble fait preuve d’une cohésion remarquable, offrant à ce répertoire ancien une lecture vivante, porteuse de sens et de résonances contemporaines.

Javier Tiestos Sanchez, Magazine Scherzo, décembre 2024

Un parcours d'écoute intéressant (…) Un pari audacieux, qui s’éloigne des canons habituels des projets d’enregistrement dans le monde de la musique ancienne (…) Ces dernières années, on entend souvent, parfois plus qu’on ne le souhaiterait, qu’il est bon de sortir de sa zone de confort. Même si cette formule est déjà éculée, c'est la première chose qui m'est venue à l'esprit lorsque cet album m'est arrivé entre les mains.

Camille De Rijck, La Libre Belgique, novembre 2024

En formation d'octuor a cappella, l'ensemble explore un programme qui mêle philosophie, anthropologie, traumatologie et qui met en regard le compositeur Heinrich Isaac et la musique liturgique de Géorgie. Passionnant et admirablement exécuté.

Nicolas Le Clerre, Première Loge, novembre 2024

Il émane de ces voix graves et profondes une sérénité et une forme de sagesse dont la sincérité bouleverse. (…) Les trois pièces funéraires qui constituent le cœur du programme imaginé par Lila Hajosi sont toutes d’une beauté inouïe, portées par des harmonies vocales qui sont désormais la marque de fabrique de l’Ensemble Irini.

Hilaire Vallier, Famille Chrétienne, novembre 2024

Le rendu est saisissant : pour certaines pièces, nonobstant la langue, on ne sait plus qui est qui. Deux poumons, mais une seule foi.


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