Arts-Scène Diffusion

Jean-Luc Ho

HARPSICHORD & ORGAN

Scott Ross (Erato, 1988), Classica "Tout sur Bach", Avril 2021

Le jeu de Jean-Luc Ho ne verse jamais dans la démonstration ni la recherche d'effet. Il ne saisit pas l'auditeur dès les premières notes de la Sinfonia de la Partita n°2, ne l'emporte pas, au risque de le perdre, dans un tourbillon de doubles et triples croches. Il propose, au contraire, de s'exprimer avec une rare clarté d'élocution et d'articuler les phrases. Son propos ne relève jamais de l'exercice oratoire ou digital mais atteint une étonnante puissance millimétrée et argumentée des idées.

Le tempo tranquille et le toucher félin (flegmatique penseront certains : Capriccio de la Partita n°2). Jean-Luc Ho aère les lignes et laisse respirer ses instruments dont la personnalité se dévoile grâce à la prise de son naturelle d'Hannelore Guittet. Cette volonté de ne pas se presser permet aux phrasés de se déployer avec grâce (...)

Philippe Venturini, Classica, Septembre 2020

[…] Figurent ainsi les deux messes qu'interprète Jean-Luc Hô sur les instruments historiques de Notre-Dame de Juvigny (Messe propre pour les convents) et de l’abbaye de Saint-Michel-en-Thiérache (Messe à l'usage ordinaire des paroisses), en dialogue avec Les Meslanges pour les versets en plain-chant. Le geste toujours articulé et précis, l’organiste privilégie la lisibilité des lignes, sans jamais oublier que l'instrument aurait fort bien sa place en chaire. On admire autant la majesté altière des Kyrie que le mystère de l'Élévation ou le panache des Offertoires. […]

Bruno Serrou, La Croix, aout 2020

Parmi les concerts mémorables, on retiendra donc la prestation de Lucile Richardot et du claveciniste Jean-Luc Ho, dans un programme Purcell éblouissant de verve présenté avec esprit par la cantatrice.  Read more

Vincent Genvrin, Diapason, Septembre 2020

[…] Jean-Luc Ho appartient à cette nouvelle génération d'organistes qui pratique le clavecin à très haut niveau. […]

Voilà ce qui rend si intéressante cette nouvelle version de ces deux Messes abondamment enregistrées: les pleins-jeux conservent leur majesté, les récits leur caractère vocal, cependant l'ensemble est animé d'une ardeur nouvelle qui fait crépiter les timbres sans les violenter. […]

Cela se déguste comme les confitures que fabriquaient, dit-on, les Augustines de Vitré. […]

Michel Roubinet, Concertclassic.com, Mars 2020

Jean-Luc Ho, qui y a œuvré de 2006 à 2016, sait magistralement tirer parti de ce que cet instrument a de meilleur. Après l'Introït (intonation au serpent), tout d'abord en voix parallèles « débordant » brièvement en faux-bourdon, le plain-chant d'une rigoureuse sobriété et naturellement en latin gallican s'en tint pour l'essentiel à une alternance puissamment animée des trois voix parallèles avec serpent répondant, depuis le chœur, aux versets confiés à l'orgue de tribune. On sait combien l'œuvre de Grigny est somptueuse, du hiératique Kyrie initial à cinq parties sur pédale d'anches au lyrisme d'une grâce vivifiante des « pièces de caractère » tel le Trio en forme de dialogue de cromorne et de cornet, cette section du Kyrie se refermant sur un ébouriffant Dialogue sur les grands jeux d'une extrême vivacité sous les doigts d'un Jean-Luc Ho restituant toute la vive éloquence et le caractère altier de l'orgue classique français.

Le Gloria (intonation par Thomas van Essen) offrit à son tour ses moments fortement contrastés, du plus grandiose au plus bouleversant, nulle part la grandeur n'arborant d'ailleurs, à travers le jeu de l'organiste, une quelconque neutralité mais se trouvant constamment rehaussée d'une expressivité volontaire mais stylée, sans cesse remise en jeu au gré des mélanges de timbres. (…) .

C'est peu de dire que Jean-Luc Ho vivifie et concentre les affects suggérés tant par la forme que par le texte sous-jacent, jouant volontiers des contrastes entre les pièces comme à l'intérieur de chacune d'elles. Ainsi la Fugue à cinq du Gloria, dont il sut magnifier l'éloquence extatique « en dépit » d'un mouvement incessant – force et légèreté du toucher, d'une vivacité et d'une franchise se doublant de maintes surprises dans l'écoulement individualisé du temps. Read More

Frédérique Epin, Olyrix, Juillet 2019

La voix de Lucile Richardot aux couleurs multiples semble en adéquation avec l’expression de toutes ces passions. L’intensité est présente sur toute la tessiture. Les aigus ronds et vibrants amènent un certain lyrisme dans les récits, préservant l’intelligibilité du français et de l’anglais. L’engagement de la chanteuse est de chaque instant, vocalement et physiquement dans une théâtralité efficace animée de gestes expressifs : poings fermés, doigt tendu vers le ciel, bras ouverts. Ses entrées et sorties de scène coïncidant avec les changements de personnages sont soutenues par des pièces instrumentales interprétées dans la continuité par Jean-Luc Ho, passant du continuo aux pièces solistes avec la même exigence d’interprétation. Le public demeure attentif, sous le charme de cette magicienne généreuse. Charme que ne rompt ni le pupitre récalcitrant (la chanteuse poursuit son chant tout en le réparant), ni le relâchement vocal en fin de concert, révélant l’artiste dans toute son humanité. Elle reçoit alors l’hommage du public avec un sourire radieux. Read more

Paul Flückiger, Le Quotidien Jurassien, Novembre 2018

Jean-Luc Ho, claveciniste et organiste, a une force native qui l'habite, le traverse et l'oriente vers les textes musicaux les plus denses et les plus élaborés de l'Histoire. Bach est à la première place, et son art de la fugue (...)
Le compositeur a signé. L'interprète profère. Il joue, infléchit au toucher, à l'articulation, à la registratio, à l'exposition des longs cahiers de l'admirable suite? Et nous ? Subjugués par  les audaces, la bravoure du talent, les ruisseaux en cascade, on cherche les mots de ce monde sonore inouï (...)
L'allant de Jean-Luc Ho est formidable. Les inflexions sensibles, marquées ou subtiles, sont la vie même de l'oeuvre et celle de l'artiste (...) Tous deux, Ho et Bach, liés dans l'exécution de ce chef-d'oeuvre de l'Histoire musicale, évoquent, sans qu'on se force, des arrêts sur d'autres sommets ardents: la voix de Moïse, les convocations d'Esaïe, le même génie du dialogue impératif.

Michel Roubinet, Concert Classic, Août 2018

La fréquentation des deux Messes de Couperin par les musiciens durant ces deux années ne pouvait que porter ses fruits, tant Jean-Luc Ho que Thomas van Essen ressentant un indéniable approfondissement de leur compréhension de cette musique, notamment dans le rapport musical à la parole. (…)
Jean-Luc Ho, dont le jeu d'une si musicale vivacité était retransmis sur écrans, dut adapter les registrations de Couperin, avec talent et dans le strict respect des équilibres de timbres, ne faisant entendre que le meilleur. Lequel s'imposa en majesté dès le saisissant grand plein-jeu initial, équilibré et chaleureux, irradiant avec aplomb dans la vaste nef, de même le grand chœur d'anches dans les Dialogues et le somptueux Offertoire. Les anches de détail firent elles aussi merveille. Read more

Gilles Charlassier, Anaclase, Août 2018

Entre le secret du cabinet et la tribune de l'église, Jean-Luc Ho restitue la densité quasi mystique de Die Kunst der Fuge, dans un accord suprême entre l'oreille et l'esprit : une expérience en soi. Read more

Cécile Glaenzer, ResMusica, Août 2018

Le sommet en est sans doute la passacaille de l’Armide de Lully transcrite par Jean-Henry d’Anglebert. Le jeu de Jean-Luc Ho y fait preuve d’une magnifique clarté d’élocution. Il a le sens de la déclamation, et la profusion des ornements ne nuit en rien au discours. Read more


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