Arts-Scène Diffusion

Quatuor Hermès

STRING QUARTET

Christophe Huss, Le Devoir, mars 2026

voici une nouvelle merveille sur étiquette La Dolce Volta. (…) Ce qui frappe immédiatement à l’écoute du Quatuor K. 421 de Mozart, qui ouvre le CD, c’est la finesse, la subtile dentelle qui émanent du quatuor français Hermès (…) ils trouvent dans ce disque un équilibre magique. Ne bousculant rien, ils sont au sommet du classicisme dans Mozart et de l’écoute mutuelle dans le mouvement de Webern. Tout est soupesé dans les flux et reflux si sensuels du Langsamer Satz. (…) Merveille !

Philippe Cassard, Nouvel Obs, mars 2026

L'art de transformer en or tout ce qu'ils touchent est devenu, au fil de leurs CD, la marque de fabrique des Hermes. Le « Quatuor en ré mineur » de Mozart devient, sous leurs archets, un opéra de douleurs muettes, de silhouettes fantomatiques, de longs râles étouffés. Le chant du premier violon, Omer Bouchez, et les coups de boutoir du violoncelliste Yan Levionnois nous serrent le cœur. Grandiose et poi-gnant. Le « 2° Quatuor » de Korngold (1897-1957) tranche par son lyrisme extravagant. La valse conclusive menant à l'abîme rappelle celle de Ravel, et la fougue des Hermès rafraîchit l’atmosphère. Bravo ! 

Jérôme Gillet, Froggy's Delight, mars 2026

Fermez les yeux, écoutez les éclats de la magnifique Vienne tournoyer. Et dans ce tourbillon, saisissez la musique de Mozart, d’Anton Webern, d’Erich Wolfgang Korngold. Les notes virevoltent, les mélodies, les rythmes font des arabesques et des entrelacs. Et pour jouer cette sublime partition, le non moins magnifique Quatuor Hermès. Avec eux, le Quatuor à cordes n°15 de Mozart brille d’élégance, chante souvent.

Pierre Gervasoni, Le Monde, février 2026

(…) le Quatuor à cordes n° 15, de Mozart, illustre la perfection. Le Quatuor Hermès aussi. L’interprétation de la formation fondée en 2008 ne se contente pas de répondre aux exigences du compositeur. Elle les assimile avec une facilité confondante. L’élégance dans l’action (allegro), la grâce dans la nuance (andante), tout y est, sans oublier les variations mirifiques de la texture. Représentant de la seconde école de Vienne, Anton Webern (1883-1945) n’évoque pas ses prestigieux devanciers de la première école de Vienne (Mozart, Haydn) avec son Langsamer Satz (« mouvement lent ») au lyrisme frémissant, mais plutôt la peinture aux courbes sensuelles de son contemporain Gustav Klimt, membre de la sécession viennoise. Admirable au service de l’équilibre classique, le Quatuor Hermès l’est encore dans le dosage d’un postromantisme sans pathos.

Michèle Tosi, ResMusica, janvier 2026

Le programme choisi est épatant, sortant de l'ornière classique tout en offrant un panel de styles et de sonorités singulières (…) L'intonation est sûre et l'équilibre sonore entretenu par un violoncelle souverain (…) Le dernier souffle du romantisme passe entre les pupitres dont l'assise rythmique, la pâte sonore malléable, le phrasé qui respire et la gestion très souple de la temporalité font merveille. Très belle est cette lumière voilée qui baigne l'Intermezzo tandis que le final Walzer, tout à fois virtuose et fantaisiste, termine joyeusement le quatuor. On peut espérer, dans la prochaine Biennale, retrouver les Hermès dans la cour des grands.

Thibault d'Hauthuille, BachTrack, août 2025

On retrouve le violoncelle de Yan Levionnois, qui confère à l’ensemble une assise généreuse. L’« Adagio ma non troppo » sonne comme un jeu de questions-réponses, où les cinq instruments se parlent avec précaution. Le son est merveilleusement doux, à la manière d’un pianiste qui ne jouerait que una corda. L’introduction « Lento » du dernier mouvement est lourde, pesante, on imagine comme elle a dû surprendre les contemporains de Mozart. Et l’« Allegro » conclusif est bien enlevé, les instrumentistes jouent des accents, décochent des flèches, sourires aux lèvres. (…) Densité et profondeur du piano, force et présence des cordes : on est cependant emporté ! Le début du « Largo » est presque suspendu, mais on est vite pris par le souffle des phrases généreuses de Brahms. Après un scherzo irrésistible aux fugatos enlevés, les musiciens nous offrent un finale ébouriffant, dont on retiendra la souplesse et la liberté des phrases solistes d’un violoncelle au jeu profondément émouvant.

Les Annonces des Hautes Vosges, juillet 2025

La soirée s'est ouverte sur le premier mouvement du Quatuor n°13 "Rosamunde" de Schubert, offrant d'emblée une atmosphère à la fois élégiaque et lumineuse. Le Quatuor Hermès a su rendre avec virtuosité et émotion toute la richesse expressive de ces œuvres testamentaires.

Bertrand Boissard, Diapason, avril 2025

On a peine à croire que le Quatuor Hermès interprète pour la première fois l’Opus 59 n° 3 « Razumovski ». Sous ces archets inspirés, le premier mouvement, d’une austérité lumineuse, est un monde en soi, infiniment contrasté. Un ton désabusé parcourt le lancinant Andante con moto quasi allegretto, saisissant cortège blafard aux reflets lugubres – les râles de l’alto ! Dans l’Allegro molto final, une joie inextinguible se mêle à la volubilité la plus sauvage. Les artistes du Quatuor Hermès y rivalisent d’énergie et de flamme.

Lilah Immerechts, Classykeo, août 2024

(…) il s’installe en salle, et se laisse emporter par les premières notes du Quatuor à cordes n°2 de Charlotte Sohy. Lui, ne connaissait pas la Quatuor Hermès, est bluffé par leur énergie. Et apparemment le violoniste Omer Bouchez aussi : D’entrain, son archet lui échappe. Élégamment, les trois autres l’attendent, et repartent de plus belle pour une première pièce endiablée.

Le festivalier, qui se savait difficile en cordes, est conquis. Il prend le temps d’écouter chaque instrumentiste un par un, les trouve prodigieux. Et leur son d’ensemble ! Chaque geste est infiniment précis, le son est profond, l’équilibre est parfait, les résonances riches. On ne peut qu’aimer ! Full article

Vincent Guillemin, ResMusica, avril 2024

(…) nous retrouvons le Quatuor Hermès seul dans le romantisme d'un Brahms dont ils ont déjà enregistré une splendide – sans doute la meilleure version de ce début de siècle – intégrale des quatuors avec piano, pour le label La Dolce volta. À présent dans le Quatuor à cordes n° 2 en la mineur op. 51 n° 2, les violons de Omer Bouchez et Élise Liu (sur Tononi 1730), l'alto de Lou Yung-Hsin Chang et le violoncelle de Yan Levionnois se lancent dans la partition avec cette rondeur et cette flamme entendue seulement ces dernières années de la part de formation comme le Quatuor Jerusalem. D'un son plein au lyrisme ardent, le Quatuor Hermès valorise chaque intonation et chaque contraste sans jamais trop en rajouter, pour faire chanter cette partition, particulièrement valorisée ce dimanche par la chaleur rauque du violoncelliste. Full article


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