Arts-Scène Diffusion

Claire-Marie Le Guay

PIANO

Photo Antoine Zerbini
Photo Alain Keler
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Photo Ken Yoshida
Photo Valentine Chauvin
Photo Antoine Zerbini
Photo Benoit Durand
Photo Valentine Chauvin
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©️ Ville de La Garenne-Colombes / Christophe Taamourte
©️ Ville de La Garenne-Colombes / Christophe Taamourte
Photo Guillaume Garcia

Claire-Marie Le Guay (portrait) piano

 

Claire-Marie Le Guay, portrait par Agnès Bouquet

Claire-Marie Le Guay mène une double vie. Sacrée, Profane. Sa vie profane est sa vie de femme, de mère, de parisienne qui court les musées en famille avec ses trois enfants, se balade dans son quartier, la Nouvelle Athènes, où elle retrouve ses fantômes chéris : Chopin, Liszt, Berlioz, Nadia Boulanger et ses vivants comme le compositeur Pascal Dusapin, reconnaissante de vivre dans un quartier à haute densité culturelle, passée ou présente… Sa vie sacrée est sa vie de pianiste, ses cinquante concerts par an, ses festivals, sa vingtaine d’enregistrements, son enseignement au Conservatoire de Paris (CNSMDP) ses moments d’absence - « un artiste est toujours absent même lorsqu’il est présent » - ses moments d’élévation et de transcendance quand elle retrouve celui qui partage sa vie depuis toujours : son piano.

Un corps à corps qui a commencé dès l’âge de 4 ans et s’est confirmé à 14 ans avec une entrée au Conservatoire de Paris suivie d'un début remarqué de vie de concertiste à 15 ans ! Vie professionnelle, vie d’artiste, vie sacrée couronnée de succès, elle remporte de nombreux concours et les Victoires de la musique, travaille avec les plus grands dont les chefs d’orchestres Daniel Berenboim et Louis Langrée, mais aussi le compositeur Thierry Escaich, ou encore ses compagnons chambristes de toujours, le violoncelliste François Salque, le Quatuor Modigliani ou la flûtiste Magali Mosnier.

Si la musique est venue dans sa vie comme un Appel, l’écriture a toujours été là, tapie, et il a fallu, la rencontre avec un éditeur pour que naisse un premier livre « La vie est plus belle en musique » (Flammarion 2105 ) puis un deuxième « C’est la nuit qu’il est beau de croire à la lumière » (Flammarion 2021) et enfin un troisième : « Que la joie demeure » (Albin Michel 2026) né de sa rencontre avec Erik Orsenna lors d’une émission hommage à Bernard Pivot.

Ainsi naquit ce livre à quatre mains qui rend hommage à BACH et se présente comme un dialogue croisé à destination du lecteur. Il met en garde : « Quand Bach est entré en vous, il ne vous quittera plus ».

« En art, ce qui compte c’est la Rencontre, elle n’est pas la même pour tout le monde, et le moment où cette Rencontre est possible est toujours mystérieux » explique Claire-Marie qui dit que pour aimer la musique (classique) il faut commencer par accepter de, peut-être, ne pas l’aimer ! La musique classique impressionne, elle le sait, et c’est sans doute pour cela que cette passeuse met autant de délicate énergie à nous embarquer dans sa vallée.

Cette vallée de notes qui infuse sa vie, cette vallée de notes qui la porte et nous transporte. Claire-Marie Le Guay est une femme à la fois terrienne (elle se ressource au contact des embruns) et auratique (une poussière d’or miroite autour de son visage) qui circule entre deux mondes, traçant une ligne éminemment lumineuse. Pour notre plus grand bonheur. 

 


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