Arts-Scène Diffusion

Fanny Azzuro

PIANO

Les Paysages de l'âme: 24 Préludes

Rachmaninov

Les Paysages de l'âme: 24 Préludes

Rubicon, 2021



"Enregistrer l'intégrale des Préludes, c'est comme peindre des notes avec une palette sonore illimitée", écrit la pianiste Fanny Azzuro dans les notes de son premier album pour Rubicon. Jouer cette musique est exaltant. Le danger est de perdre le contrôle de ses émotions et de céder à la tentation d'accumuler le pathos dans une musique si naturellement expressive...".

 

Vidéos






Presse

Pierre Gervasoni, Le Monde, Octobre 2021

(…) Un jeu à la fois décidé et posé, profond et éclairant, une descente en soi qui révèle un espace de partage illimité. Et, par-dessus tout, une lisibilité qui ne va pas à l’encontre du caractère torrentiel propre à l’expression du compositeur. Sous les doigts de la jeune pianiste, tout est parfaitement articulé: la note colorée au sein d’un agrégat, l’accord déployé aux service d’une mélodie, le chant transcendé par une effusion virtuose. Qu’ils séduisent par la fluidité (n°1), le relief (n°2) ou la mobilité (n°7), les Préludes de l’op. 23 réalisent un parfait équilibre entre élan instinctif et parcours réfléchi. Pourvus d’un semblable magnétisme, ceux de l’op. 32 (le lancinant n°2, l’étourdissant n°8, le translucide n°12) confèrent à cet enregistrement le statut de référence.

Resmusica, Novembre 2021

Une grande réussite alliant une intense subjectivité interprétative avec un profond respect du texte (…)
Au-delà d’une technique irréprochable (opus 23 n° 7-8 et 9), et d’une palette de sonorités tour à tour fondante, impalpable (opus 32 n° 5) ou plus corsée dans les pages les plus elliptiques (opus 32 n° 1 et 8), mais jamais dure même dans les fortissimi les plus péremptoires (opus 23 n° 2, conclusion de l’opus 32 n° 13), Fanny Azzuro défend de nouveaux enjeux où, à un respect scrupuleux de la partition, répond un besoin permanent d’élévation spirituelle et de « mission artistique » (…)  Au-delà d’une dimension spécifiquement « russe », la pianiste française universalise de manière sublime les débats, et donne un éclairage nouveau, différentié et très nuancé de ces vingt-quatre manières d’être.
On ne peut qu’admirer par delà le parfait dosage des plans sonores, et une sonorité toujours contrôlée, ce sens du discours certes très instinctif voire impétueux, mais superbement pensé dans son articulation et architecturé dans son énoncé (…) Fanny Azzuro renouvelle sensiblement le propos et subjugue par cette approche interprétative féline et instinctive alliée à une maîtrise technique éprouvée et au total respect du texte : bref, une nouvelle référence en la matière !

Martine Dumont-Mergeay, La Libre Belgique, Novembre 2021

(...) Au-delà de la maîtrise technique, souveraine, l’artiste déploie dans ces pièces assez courtes et changeantes ces “paysages de l’âme” – une gamme infinie de couleurs et de sensations comme dans l’improvisation, avec liberté, élan et naturel. Le tout organiquement guidé par la science du contrepoint et la ligne de chant.

Vincent Cressard, Ouest France, Novembre 2021

(...) Au clavier, Fanny Azzuro dépeint avec poésie, fougue et inspiration, ce cycle de préludes conçus comme de petits tableaux sonores. Tradition populaire, rythme de la danse, couleurs orientales et cloches des églises, ces "paysages de l’âme" sont un hymne sublime à la nature et un chant d’amour nostalgique à la terre natale de Rachmaninov.

S.F., Le Républicain Lorrain - Thionville, Novembre 2021

(...) Puis le célèbre Rhapsodie in blue a été rehaussé par la présence de la pianiste Fanny Azzuro qui a fait danser ses doigts sur le clavier avec tant de grâce et de talent. Il n’en fallait pas davantage pour transporter les mélomanes se laissant bercer par les sonorités jazzy de ce concerto.(...)

Hebdoscope, Novembre 2021

(...) Fanny Azzuro délivre une sorte de supplément d’âme. Loin des sempiternels démonstrations de force notamment dans le si connu cinquième prélude, la vision de la pianiste entrevoit un voyage, un songe musical dans lequel, à l’image d’un Radu Lupu, elle attrape son auditeur pour l’enchanter.
Point de puissance mais plutôt une émotion portée par un toucher remarquable, une douceur et une profondeur irradiant d’une technicité sous-jacente qui tantôt ressemble aux vents des steppes, tantôt prend l’aspect de cette glace qui recouvre à la fois les fleuves sauvages russes et craque sous la lumière des notes.

Laurent Erre, Homme Deluxe, Décembre 2021

(…) Fanny Azzuro trace son sillon en France, mais aussi en Europe, aux États-Unis, au Brésil, passionnée de musique russe, sous l’influence de Boris Petrushansky, dont elle a suivi les cours, elle grave les 24 Préludes du chantre de l’âme russe post-romantique, Rachmaninov. Une oeuvre qui s’inscrit dans la filiation des 24 Préludes de Chopin, son illustre prédécesseur. Filiation que nous livre avec brio et une sensibilité féminine remarquée cette artiste talentueuse, passionnée de… tango!


Ce site utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.