Arts-Scène Diffusion

Canticum Novum

PROJETS ORIGINAUX

Michèle Tosi, ResMusica, avril 2026

On est séduit par le grain chaleureux de la chanteuse Gülay Hacer Toruk et la souplesse ornementale de sa ligne mélodique.  Les pratiques alternent, entre le chant populaire en mode responsorial – où le tutti, scandé par les percussions digitales (Henri-Charles Caget et Ismaïl Mesbahi) répond au soliste (toujours doublé par un instrument) – et le répertoire liturgique (bysantin, maronite, etc.) évoluant sur un bourdon ; comme dans cette Ode à la Vierge, un des plus beaux moments de la soirée, qui associe la voix du chanteur (et oudiste) Bayan Rida et la vièle de Valérie Dulac. L'énergie est à son comble dans la Danse martiale et les chants populaires d'Arménie où résonne le pakou, sorte de hautbois de plein air (comme le tible catalan) joué par Artyom Minasyan, dans une joute sonore pleine de ferveur qui termine le programme. Le bis est festif et là encore participatif, avec un refrain d'allégresse chanté par le public.

Moisés Ordóñez Alarcón, Classykeo, avril 2026

Dès l’ouverture, la voix d’Emmanuel Bardon, projetée depuis le fond de la nef, capte immédiatement l’attention et installe une forme de théâtralité discrète, mais efficace. (…) Sur le plan vocal, Emmanuel Bardon s’impose comme le porteur du projet avec un grand dynamisme et une expressivité. Sa voix, chaleureuse et charnue, conserve une stabilité appréciable (…) L’ensemble instrumental est l’un des points forts du concert. Les cordes (fidula, luth, oud) installent un socle chaleureux, tandis que les vents (blul, pakou, ney) insinuent des perspectives plus lointaines, évoquant tour à tour l’Anatolie ou les marges kurdes. (…) les musiciens affinent progressivement leur écoute collective. La cohésion, perceptible dans les regards et la respiration commune, permet de doser les textures avec finesse, entre élans rythmiques et passages plus délicats. (…) Le public, clairement conquis, salue les artistes avec enthousiasme et obtient un bis participatif.

Marc Dumont, premiereloge-opera.com, novembre 2023

Échanges, syncrétisme et enrichissements. Ici, la liberté de l’imaginaire règne en maître. Les musiques japonaises traditionnelles – revisitées par les percussions, quasi improvisées – s’enlacent avec les chansons italiennes venues de Venise ou de Florence par la voix de Barbara Kusa (magnifique Porte Llorax, romance sépharade que l’on voudrait voir s’éterniser sur ses rythmes lascifs d’instruments entremêlés !) ou d’Emmanuel Bardon. Tradition bulgare ou grecque ici, berbère là, mais aussi romances sépharades, ce bouquet pourrait faire craindre une absence d’unité, voire des incohérences. Il n’en est rien. Car ces rencontres entre l’Orient plus ou moins proche et l’Occident, ce voyage aux confins des musiques traditionnelles, tout en jouant sur les contrastes des cultures, racontent une histoire commune autour de l’emblématique route de la soie. (…)

Avec Al Basma, Canticum Novum nous redisait le partage, le mélange, la tolérance. Shiruku nous invite à la rêverie et au voyage intérieur sur une route musicale rêveuse, joyeuse, soyeuse. Article complet

Frederick Casadesus, blogs.mediapart.fr, 23 octobre 2023

Merveilleux voyage que Shiruku, disque dont le titre est tout un programme, puisqu'il signifie Soie. L'ensemble Canticum Novum, dirigé par Emmanuel Bardon, retrace le chemin du commerce de jadis, explore les partitions du Moyen-âge entre Tolède et Toyama, se faufile entre Venise et Constantinople, et nous offre une découverte à notes ouvertes. Aimerez-vous ces dos d'ânes, ces coq-à l'âme? A n'en pas doutez. Oui, vous allez courir, courir chez votre disquaire (...)

classykeo.com, 20 octobre 2023

L’ensemble Canticum Novum repousse encore un peu plus les frontières de la musique ancienne (...) Avec Shiruku (Soie, en japonais), cette équipe de découvreurs de sons, d’antiquaires de l’instrument, ces Champollion de la partition nous embarquent dans un voyage aux confins du continent eurasiatique, dans une époque lointaine où l’Orient était son centre, et où les caravanes charriaient les merveilles d’un monde en mouvement perpétuel autour d’un axe : la route de la soie, du Moyen-Âge jusqu’au XVIIIème siècle

David Sanson, Hémisphère son, juillet 22

Treize musiciens, deux chanteurs (Emmanuel Bardon et la soprano argentine Bárbara Kusa), tous magnifiquement engagés (mentions spéciales à la joueuse de vielle et de luth Nolwenn Le Guern et au percussionniste Henri-Charles Caget, mais tous mériteraient d’être cités), nous ont ainsi offert un mémorable voyage, partant de Tolède pour gagner le Pays du Soleil levant, en s’attardant sur tout le pourtour de la Méditerranée, de Venise à Constantinople en passant par Sarajevo, Epire, la Bulgarie ou le Maroc. Interrogé à l’issue du concert sur l’absence des musiques de l’Asie centrale, Emmanuel Bardon insistait sur le fait que toutes les pièces du programme – qu’il s’agisse de partitions « savantes » ou de collectages – avaient été proposées par les musiciens eux-mêmes. C’est là que commence l’« aventure humaine » évoquée plus haut. Toutes ont ensuite été arrangées par le groupe. (…)
Avec quel naturel ces musiques se fondent dans cet instrumentarium cosmopolite ! et avec quelle évidence une mélodie folklorique grecque succède à un air traditionnel berbère ! Les musiciens de Canticum Novum nous font passer, parfois au sein d’une même pièce, de l’Italie au Japon, avec un enthousiasme contagieux – le clou du programme étant sans doute cette poignante mélodie séfarade de Constantinople, Durme, hermoza donzella, qui se déploie sur un lent motif de koto en ostinato, sur lequel les trois flûtes – la flûte à bec, le shakuhachi japonais, et la flûte kaval des Balkans – tissent peu à peu un délicat entrelacs de textures… Plus de détails

Classique Mais Pas Has Been, Juin 2022

Mais la magie de cet enregistrement n’est pas là. Elle n’est même pas dans la belle histoire de métissage dont elle rend compte. C’est avant tout cela, de la très, très belle musique. Bien sûr, si, comme nous, vous êtes sensibles au beau message de paix que transmet cet album, votre écoute atteindra les hautes sphères. Mais si vous ouvrez le disque sans même avoir jeté un œil à son livret explicatif, vous ne perdrez rien à l’expérience. Des voix d’un autre monde, mystérieuses et envoûtantes, une liste d’instruments à faire pâlir un musée : tout dans cet album est une invitation au voyage. Plus de détails

Marie-Aude Roux, Le Monde, Septembre 2021

(...) les voix de la chanteuse turque Gülay Hacer Toruk et d’Emmanuel Bardon ont entonné cette musique au rythme obsédant dont le raffinement ornemental distille séduction et poésie. La jeune femme, qui se décrit comme une « brûleuse de chansons », possède une voix sensuelle et ductile, un art virtuose d’une grande délicatesse. A ses côtés, deux autres chanteurs instrumentistes, l’oudiste syrien Bayan Rida, dont le beau timbre sombre semble sculpter la mélodie, et Spyros Halaris, également joueur de kanoun et luthiste, dont la chaleur vibrante enveloppe la musique de soleil. Plus de détails

Geneviève Charras, L'amuse-Danse!, Blogspot.com, 12 Septembre 2021

Les voix s'y fondent, telle des instruments au souffle enivrant, hypnotique.Les solos vocaux interprétés par Gulay Hacer Toruk tintent de multiples variations, modulations virtuoses aux accents orientaux sidérants.Danse tournoyante hypnotisante. (…)  Le tout oscillant entre calme et verve, sagesse ou exubérance tonique, modulation des voix, chant, les yeux fermés tant est grande la concentration. Enthousiasme aussi pour les morceaux vifs, relevés, entrainant aux accélérations fulgurantes. (…).On ressent une réelle empathie partagée entre l'Ensemble et le public qui a vécu des instants uniques et précieux de complicité entre tradition grecque, arménienne, espagnole.Un dernier adieu participatif avec une ritournelle et le tour du bassin méditerranéen s'achève, convivial, de haute voltige, ravissant plus d'un auditeur charmé par tant de diversité conjuguée et transmisse dans le partage de territoires musicaux. Lire article complet

Jean-Pierre Robert, on-mag.fr, 23 juin 2021

Dans un répertoire finalement encore plus proche de ses fondements artistiques que dans le précédent CD ''Laudario'', consacré à la musique au temps de Saint François d'Assise, l'ensemble Canticum Novum prête ses forces et toute sa conviction à ces pièces médiévales. Ses quatre chanteurs et ses 12 musiciens magnifient leur instrumentarium original et leurs infinies résonances arabo-andalouses. D'autant que l'enregistrement, à l'abbaye de Sylvanès, prodigue une ambiance aérée et flatteuse.

ACTUALITÉ

Nour en tournée!

Nour et ses compères reprennent la route pour une nouvelle représentation !
"Moi, c'est Nour. J'ai douze ans et y'a…

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Nour et ses compères reprennent la route pour une nouvelle représentation !
"Moi, c'est Nour. J'ai douze ans et y'a rien que je déteste plus que l'orage."

Le dernier spectacle jeune public de Canticum Novum est un voyage imaginaire, initiatique et intérieur dans la tête d’une petite-fille espiègle et énergique, Nour. Pour surmonter sa phobie de l’orage, elle se remémore des souvenirs heureux vécus en famille [...]. Mais ce soir, l’orage gronde et la tempête se lève, Nour va devoir puiser dans ses ressources et dans sa mémoire afin d’avoir la force d’affronter ses angoisses et de grandir.

Dimanche 26 avril à 17h - Chapelle de La Trinité, Lyon (69)

En savoir + sur ce programme ici 

TEASER

Photo Pierre Grasset


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