Arts-Scène Diffusion

Canticum Novum

PROJETS ORIGINAUX

Marc Dumont, premiereloge-opera.com, novembre 2023

Échanges, syncrétisme et enrichissements. Ici, la liberté de l’imaginaire règne en maître. Les musiques japonaises traditionnelles – revisitées par les percussions, quasi improvisées – s’enlacent avec les chansons italiennes venues de Venise ou de Florence par la voix de Barbara Kusa (magnifique Porte Llorax, romance sépharade que l’on voudrait voir s’éterniser sur ses rythmes lascifs d’instruments entremêlés !) ou d’Emmanuel Bardon. Tradition bulgare ou grecque ici, berbère là, mais aussi romances sépharades, ce bouquet pourrait faire craindre une absence d’unité, voire des incohérences. Il n’en est rien. Car ces rencontres entre l’Orient plus ou moins proche et l’Occident, ce voyage aux confins des musiques traditionnelles, tout en jouant sur les contrastes des cultures, racontent une histoire commune autour de l’emblématique route de la soie. (…)

Avec Al Basma, Canticum Novum nous redisait le partage, le mélange, la tolérance. Shiruku nous invite à la rêverie et au voyage intérieur sur une route musicale rêveuse, joyeuse, soyeuse. Article complet

Frederick Casadesus, blogs.mediapart.fr, 23 octobre 2023

Merveilleux voyage que Shiruku, disque dont le titre est tout un programme, puisqu'il signifie Soie. L'ensemble Canticum Novum, dirigé par Emmanuel Bardon, retrace le chemin du commerce de jadis, explore les partitions du Moyen-âge entre Tolède et Toyama, se faufile entre Venise et Constantinople, et nous offre une découverte à notes ouvertes. Aimerez-vous ces dos d'ânes, ces coq-à l'âme? A n'en pas doutez. Oui, vous allez courir, courir chez votre disquaire (...)

classykeo.com, 20 octobre 2023

L’ensemble Canticum Novum repousse encore un peu plus les frontières de la musique ancienne (...) Avec Shiruku (Soie, en japonais), cette équipe de découvreurs de sons, d’antiquaires de l’instrument, ces Champollion de la partition nous embarquent dans un voyage aux confins du continent eurasiatique, dans une époque lointaine où l’Orient était son centre, et où les caravanes charriaient les merveilles d’un monde en mouvement perpétuel autour d’un axe : la route de la soie, du Moyen-Âge jusqu’au XVIIIème siècle

David Sanson, Hémisphère son, juillet 22

Treize musiciens, deux chanteurs (Emmanuel Bardon et la soprano argentine Bárbara Kusa), tous magnifiquement engagés (mentions spéciales à la joueuse de vielle et de luth Nolwenn Le Guern et au percussionniste Henri-Charles Caget, mais tous mériteraient d’être cités), nous ont ainsi offert un mémorable voyage, partant de Tolède pour gagner le Pays du Soleil levant, en s’attardant sur tout le pourtour de la Méditerranée, de Venise à Constantinople en passant par Sarajevo, Epire, la Bulgarie ou le Maroc. Interrogé à l’issue du concert sur l’absence des musiques de l’Asie centrale, Emmanuel Bardon insistait sur le fait que toutes les pièces du programme – qu’il s’agisse de partitions « savantes » ou de collectages – avaient été proposées par les musiciens eux-mêmes. C’est là que commence l’« aventure humaine » évoquée plus haut. Toutes ont ensuite été arrangées par le groupe. (…)
Avec quel naturel ces musiques se fondent dans cet instrumentarium cosmopolite ! et avec quelle évidence une mélodie folklorique grecque succède à un air traditionnel berbère ! Les musiciens de Canticum Novum nous font passer, parfois au sein d’une même pièce, de l’Italie au Japon, avec un enthousiasme contagieux – le clou du programme étant sans doute cette poignante mélodie séfarade de Constantinople, Durme, hermoza donzella, qui se déploie sur un lent motif de koto en ostinato, sur lequel les trois flûtes – la flûte à bec, le shakuhachi japonais, et la flûte kaval des Balkans – tissent peu à peu un délicat entrelacs de textures… Plus de détails

Classique Mais Pas Has Been, Juin 2022

Mais la magie de cet enregistrement n’est pas là. Elle n’est même pas dans la belle histoire de métissage dont elle rend compte. C’est avant tout cela, de la très, très belle musique. Bien sûr, si, comme nous, vous êtes sensibles au beau message de paix que transmet cet album, votre écoute atteindra les hautes sphères. Mais si vous ouvrez le disque sans même avoir jeté un œil à son livret explicatif, vous ne perdrez rien à l’expérience. Des voix d’un autre monde, mystérieuses et envoûtantes, une liste d’instruments à faire pâlir un musée : tout dans cet album est une invitation au voyage. Plus de détails

Marie-Aude Roux, Le Monde, Septembre 2021

(...) les voix de la chanteuse turque Gülay Hacer Toruk et d’Emmanuel Bardon ont entonné cette musique au rythme obsédant dont le raffinement ornemental distille séduction et poésie. La jeune femme, qui se décrit comme une « brûleuse de chansons », possède une voix sensuelle et ductile, un art virtuose d’une grande délicatesse. A ses côtés, deux autres chanteurs instrumentistes, l’oudiste syrien Bayan Rida, dont le beau timbre sombre semble sculpter la mélodie, et Spyros Halaris, également joueur de kanoun et luthiste, dont la chaleur vibrante enveloppe la musique de soleil. Plus de détails

Geneviève Charras, L'amuse-Danse!, Blogspot.com, 12 Septembre 2021

Les voix s'y fondent, telle des instruments au souffle enivrant, hypnotique.Les solos vocaux interprétés par Gulay Hacer Toruk tintent de multiples variations, modulations virtuoses aux accents orientaux sidérants.Danse tournoyante hypnotisante. (…)  Le tout oscillant entre calme et verve, sagesse ou exubérance tonique, modulation des voix, chant, les yeux fermés tant est grande la concentration. Enthousiasme aussi pour les morceaux vifs, relevés, entrainant aux accélérations fulgurantes. (…).On ressent une réelle empathie partagée entre l'Ensemble et le public qui a vécu des instants uniques et précieux de complicité entre tradition grecque, arménienne, espagnole.Un dernier adieu participatif avec une ritournelle et le tour du bassin méditerranéen s'achève, convivial, de haute voltige, ravissant plus d'un auditeur charmé par tant de diversité conjuguée et transmisse dans le partage de territoires musicaux. Lire article complet

Jean-Pierre Robert, on-mag.fr, 23 juin 2021

Dans un répertoire finalement encore plus proche de ses fondements artistiques que dans le précédent CD ''Laudario'', consacré à la musique au temps de Saint François d'Assise, l'ensemble Canticum Novum prête ses forces et toute sa conviction à ces pièces médiévales. Ses quatre chanteurs et ses 12 musiciens magnifient leur instrumentarium original et leurs infinies résonances arabo-andalouses. D'autant que l'enregistrement, à l'abbaye de Sylvanès, prodigue une ambiance aérée et flatteuse.

Frédéric Muñoz, Resmusica.com, juin 2021

Par un bariolage subtil, le programme nous entraine vers ces traditions vocales et instrumentales. Emmanuel Bardon dirige ses musiciens, participe au chant, aux côtés de Barbara Kusa et Lise Viricel, envoûtantes et enivrantes de leurs voix fruités et sensibles. Les musiciens font usage d’instruments caractéristiques de ces cultures médiévales, certains venus d’Afrique du Nord ou du Moyen-Orient : les vièles, la harpe, le oud (luth), le kanun (cithare) et toutes sortes de flûtes et de percussions maitrisés et magnifiés par leurs interprètes. (…) L’émerveillement, tel pourrait bien être le sentiment dominant cet album, qui, par une étude approfondie des répertoires liés à Al-Basma (qui signifie « empreinte ») offre ici des versions essentielles, par la compréhension même de l’âme ibérique.

Marc Dumont, Premièreloge-opera.com, 26 mai 2021

Il se dégage de cet enregistrement une atmosphère mêlant tour à tour la joie, le recueillement, la poésie et la méditation. Il y a tant de façons de l’écouter et de le savourer. Car s’il agit comme un baume pour l’auditeur en ces temps particulièrement troublés, il a dû en être autant pour les interprètes. (...)
La belle et spacieuse prise de son met parfaitement en valeur la suavité qui se dégage de ce programme. C’est donc un « jeune » ensemble qui fête ainsi ses vingt cinq années : Canticum Novum, toujours mené de la voix par Emmanuel Bardon, immergée dans un ensemble de musiciens à l’unisson.
Al Basma nous redit le partage, le mélange, la tolérance.

ACTUALITÉ

Ararat

Ararat renoue le dialogue interculturel entre France et Arménie établi à la cour du roi d’Arménie au XIIIème siècle, à…

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Ararat renoue le dialogue interculturel entre France et Arménie établi à la cour du roi d’Arménie au XIIIème siècle, à travers des pièces françaises et arméniennes, lumineuses et aériennes. Chacun s’approprie la culture de l’autre pour s’en faire une caisse de résonance qui démultiplie les accents émotionnels d’une humanité une et plurielle. Des deux côtés de la Méditerranée, ces œuvres lumineuses et aériennes nous parlent de paix et de respect de l’autre.

Canticum Novum est très honoré d’être l’invité des nuits musicales d’Uzès cette année avec ce programme qui lui tient particulièrement à coeur et qu'ils joueront ce mercredi 24 juillet à 21h30.

Cliquez ici pour visionner le teaser.


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