Salvatore Sclafani, ResMusica, juin 2026
Ainsi se dessine, au fil du programme, un réseau d'affinités dont ces pages constituent quelques-uns des points les plus révélateurs. La prise de son constitue l'un des grands atouts du disque. Claire, aérée et finement détaillée, elle met en valeur la rondeur du piano tout en préservant la lisibilité des plans sonores. La notice de Julie Sandler, complétée par les mots de Claire-Marie Le Guay, met en perspective la dimension personnelle du projet et la relation singulière que l'interprète entretient avec l'univers de Bach. La pianiste dessine ainsi une approche sincère, construite avec intelligence et portée par une cohérence poétique recherchée. Écouter la lumière convainc surtout par sa dimension intérieure : celle d'un Bach non pas monumental, mais proche, respiré, médité.