Arts-Scène Diffusion

Claire-Marie Le Guay

PIANO

Matthieu Roc, ResMusica, juillet 2026

Ce soir, Claire-Marie Le Guay donne à fond dans ce que le piano permet d’exprimer de foi avec divers morceaux du compositeur. Le simple Prélude n°1 que tout le monde a joué est un acte d’humilité et de prière. L’Adagio du Concerto pour hautbois de Marcello réécrit par lui devient une longue mélopée, qui fait penser à une phrase de Michel Tournier : « Satan pleure devant la beauté du monde ». Tout ce qu’elle fait est magnifique, et répond, chaque pièce à sa façon, aux questions posées : les couleurs sonores (la Fantaisie chromatique !), les contrastes rythmiques, la longue méditation de la Sarabande (Partita n°1) puis la violence de la Gigue contribuent à illustrer différents aspects du pouvoir divin, et la petitesse du croyant. Même du Concerto Italien, qu’on pourrait croire un peu décoratif, Claire-Marie Le Guay arrive à faire une description déchirante de la souffrance humaine devenant peu à peu une expression de louange, joyeuse et lumineuse. Une vision de Bach très peu baroque, presque romantique, mais très juste et parfaitement inféodée au thème de la soirée.


Ce site utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.