Klassiek Centraal, juin 2026
Le dialogue entre les œuvres classiques et les pièces de la période parisienne de Piazzolla ravive cet échange extraordinaire : inattendu, magique et unique.
Dirk Schauß, Online Merker, juin 2026
Die Musiker spüren den feinen Verästelungen dieser Lehrer-Schüler-Beziehung mit spitzbübischer Lust nach. Sie nehmen die Musik ernst, verfallen aber nie in akademische Trockenheit. Selbst Igor Strawinskys kantiger Tango von 1940 und Gabriel Faurés berühmte Pavane fügen sich organisch ein. Letztere wird zu einem der innigsten und eindringlichsten Momente des Albums. Man hört förmlich, wie französische Eleganz und argentinische Erdschwere im Geiste Nadias einander die Hand reichen.
Den Schlusspunkt setzt das berühmte „Oblivion“, in dem alle Beteiligten zu einer dichten, einenden Klanglichkeit finden.
François Joubert-Caillet und seine Mitstreiter zeigen mit dieser Veröffentlichung, dass Tradition kein Aschehaufen ist, den man bewachen muss, sondern ein lebendiges Feuer, das durch den richtigen Windhauch zur Explosion gebracht wird. Ein klug konzipiertes, glänzend ausgeführtes Album, das ohne jede Volkstümelei auskommt und eine echte Metamorphose vor Ohren führt: Herkunft wird nicht verleugnet, sondern veredelt. Mademoiselle hätte an dieser intelligenten, humorvollen Grenzüberschreitung ganz sicher ihre helle Freude gehabt.
Traduction en français :
Les musiciens explorent avec une malice réjouissante les subtils méandres de cette relation entre maître et élève. Ils abordent cette musique avec le plus grand sérieux, sans jamais tomber dans la sécheresse académique. Même le Tango anguleux d’Igor Stravinsky, composé en 1940, et la célèbre Pavane de Gabriel Fauré s’intègrent avec une remarquable évidence à l’ensemble du programme. Cette dernière constitue d’ailleurs l’un des moments les plus émouvants et les plus saisissants de l’album. On croit entendre la rencontre, sous l’égide de Nadia, entre l’élégance française et la profondeur terrienne de l’âme argentine.
L’album s’achève sur le célèbre Oblivion, où tous les interprètes se rejoignent dans une sonorité dense et profondément fédératrice.
Avec cette parution, François Joubert-Caillet et ses partenaires démontrent que la tradition n’est pas un tas de cendres à préserver jalousement, mais un feu vivant qui ne demande qu’un souffle inspiré pour s’embraser. Intelligemment conçu et magistralement réalisé, cet album évite tout folklore de façade et donne à entendre une véritable métamorphose : les racines ne sont pas reniées, elles sont sublimées. Nul doute que Mademoiselle aurait été enchantée par cette transgression des frontières, à la fois intelligente et pleine d’humour.
Marcel Quillevere, Forumopera.com, juin 2024
(…) Cancioneiros de Paris et d’Elvas (XVIe siècle), chants populaires à la fois profanes et religieux interprétés avec beaucoup de piquant par l’excellente soprano brésilienne Luanda Siqueira. Ces villancicos se mêlent durant le concert à des danses chantées afro-brésiliennes très anciennes comme le lundu et le jongo, mâtinés au XVIIIe siècle de fandango hispanique, genres fondateurs de la musique populaire du Brésil dont Luanda Siqueira exprime avec justesse la sensualité et l’humour. Suivent des modinhas, airs lyriques inspirés du bel canto italien, très en vogue au XIXe siècle au Portugal et au Brésil, dans lesquelles la voix de la soprano s’épanouit vraiment. Après des fados portugais du début du XXe siècle et un détour par Macao et Goa, les musiciens, tous remarquables, s’en donnent à cœur joie dans les Folías gallegas et un Cumbé afro-brésilien composés au XVIIIe siècle par l’espagnol Santiago de Murcia. Enfin, cerise sur le gâteau, le concert s’achève par un clin d’œil humoristique à la samba (descendante du lundu !) avec une version délicieusement baroque du célèbre Você abusou des Brésiliens Antônio Carlos et Jocafi (…) Article complet
Philippe Venturini, Classica.fr, août 2023
L’ensemble de violes L’Achéron, conduit par François Joubert-Caillet, gambiste bien connu pour sa superbe intégrale Marin Marais (Ricercar), rejoint par un quatuor de garçons du Trinity Boys Choir, propose une traversée musicale « sur un navire britannique ». (...) le voyage réserve bien des surprises et des contrastes. Les chanteurs compensent leurs (inévitables, à cet âge) fragilités par un style et un sens du récit impeccables, solidement soutenus par un quatuor de violes et une harpe qui maintiennent le cap et varient les éclairages.
Jean-Marc Petit, La Voix du Nord, juillet 2023
(…) Arrivé au terme des presque 600 pièces de viole (vingt disques!) qui composent ces cinq Livres François Joubert-Caillet continue de nous enchanter. Cette musique sans âge se déguste à toute heure, et est un baume pour la vie
Frédérique Reibell, Classique mais pas has been, juin 2022
Le gambiste nous fait gouter à un menu varié et délicieux, alternant avec beaucoup d’expressivité et une grande sûreté technique dans la conduite de l’archet, des pièces de caractères, tantôt douces et mélancoliques, tantôt vives et dansantes. (…) Plus de détails
Frédérique Reibell, Classique mais pas has been, juin 2022
François Joubert-Caillet et l’ensemble vocal acapella du Quatuor A’dam nous font embarquer sur un vaisseau corsaire élisabethain. C’est parti pour une excursion mouvementée au son de la musique de la renaissance anglaise avec un panaché de musiques savantes et populaires qu’on jouait sur les navires corsaires anglais à l’époque de la « Reine Vierge », qui avait confié à ces pirates le soin de la conquête des mers face à la puissance de l’Armada espagnole. (…)
Pendant presque une heure, François-Olivier Jean, Ryan Veillet, Louis-Pierre Patron et Julien Guilloton, accompagnés de François Joubert-Caillet à la viole de gambe, nous ont plongé dans le grand bain de la musique polyphonique de la renaissance anglaise avec un sens de la narration et une musicalité sans faille. Plus de détails
Thomas Ahnert, Quarterly Critic's Choice, Janvier 2022
(...) The result is a clear, well-balanced recording of this lively, colorful music, characterized by a fun and playful virtuosity, never approaching monotone uniformity. This production not only arouses interest but also holds it for all of its 105 movements. Lire l'article complet
Christophe Steyne, Crescendo-magazine.be, août 2021
Troisième Livre de Marais : encore un sommet
(…) Au terme des quatre heures, on ne peut qu’accréditer comment François Joubert-Caillet maîtrise en tout point la sonorité : généreuse, plaisante (sans courtiser l’hédonisme), et qui n’encourt ni regret ni lassitude, même si la gourmandise devait vous inviter à tout écouter d’affilée. (…)Le soliste fait son miel de la galerie d’ornements que détaillent les partitions, et surtout les intègre à une respiration fluide, accentuée sans excès. Il se distingue par son raffinement, sa limpidité, la sûreté de la conduite d’archet qui, disque après disque, impose sa voie (…) Lire article complet
Philippe Venturini, Classica, été 2021
Ce Troisième Livre confirme ce que les deux premiers avaient annoncé (CHOC, Classica n°193 et 219): cette intégralité marquera l'histoire du disque.