Arts-Scène Diffusion

La Chacana

MUSIQUES ANCIENNES ET MUSIQUES ANDINES TRADITIONNELLES

Los Pasos Perdidos - Version duo

Los Pasos Perdidos - Version duo

Le souffle de l'Ancien et du Nouveau Monde

 

Pierre Hamon, flûtes à bec, frestel, flûtes doubles et triples de l’Europe Médiévale et de l’Amérique précolombienne, flûte et tambour et autres ...
Ananda Brandaõ, voix et percussions

 

Emprunté au titre du roman du grand écrivain cubain Alejo Carpentier, Los pasos perdidos est un voyage musical où le souffle et les percussions nous entraînent sur les chemins perdus des anciennes civilisations de l’Amérique précolombienne, mais aussi de notre Moyen Âge européen. En Europe, quelques musiques nous sont parvenues mais pas les instruments ; dans les Amériques précolombiennes, les instruments nous sont parvenus mais pas les musiques. 

En effet, si nous possédons des sources écrites sur la musique médiévale, elles concernent presque exclusivement le répertoire vocal. La musique instrumentale, quant à elle, n’a été que très rarement notée. Quelques précieux témoignages, comme les estampies françaises et italiennes, nous sont toutefois parvenus. Nous savons également que les instrumentistes s’emparaient des répertoires vocaux, les transformaient, les ornaient et les réinventaient librement. Les premiers traités consacrés aux instruments n’apparaissent qu’à la Renaissance et  nous sommes  ignorants des  techniques de jeu médiévales. Enfin, aucune flûte médiévale en état de fonctionnement ne nous est parvenue : nous n’avons donc aucun accès direct à leur timbre.

De l’autre côté de l’Atlantique, la situation est presque inverse. Des dizaines de milliers d’instruments, parfois vieux de deux ou trois millénaires, issus de civilisations disparues bien avant les empires aztèque et inca, ont été conservés dans un état remarquable. En revanche, leurs musiques n’ont pas été notées et si nul ne peut aujourd’hui prétendre reconstituer honnêtement une musique précolombienne, ces instruments, ainsi que leurs fidèles répliques, nous permettent d’en évoquer les résonances et l’univers sonore.

Pour retrouver quelques traces de ces « pas perdus », il faut chercher dans les traditions musicales des communautés amérindiennes actuelles et dans les premiers collectages ethnographiques les survivances d’un héritage parfois très ancien. Mais il faut aussi accepter une autre manière d’envisager la musique : dans le monde amérindien, chaque instrument possède une âme : le musicien ne  doit pas chercher à le dominer ; il doit se laisser guider par lui et devenir, par le souffle, le médium de sa voix.

Du frestel, la flûte de Pan médiévale, et des flûtes doubles, héritières directes des flûtes et des auloi de l’Antiquité grecque et romaine, aux flûtes doubles et triples des anciennes civilisations du Mexique ; de la flûte à trois trous et du tambour des ménestrels, encore vivants dans plusieurs traditions de France et d’Espagne et adoptés depuis la Conquista  par certaines communautés amérindiennes, du Mexique au Pérou ; qu’elles soient en os, en céramique, en roseau, en bambou ou en bois, creusées – comme les flûtes d’amour des peuples des Plaines d’Amérique du Nord – ou tournées, comme les flûtes à bec occidentales, toutes ces flûtes semblent poursuivre de multiples dessins : divertir ou séduire les vivants, dialoguer avec les esprits, interroger les dieux, faire entendre l’invisible.

Ce programme est ainsi une interrogation sur ce pouvoir originel de la musique, né du souffle et du rythme. Une musique capable de conduire à la transe, à la méditation comme à la jubilation, mais aussi de célébrer le partage d’un moment de complicité musicale entre un père et sa fille.

 

Programme :

Hymne au vent en forme de court prélude improvisé sur une flûte préhistorique en os de vautour (copie de la flûte en os de vautour retrouvée à Isturitz, au pays Basque – 20 000 ans avant J.C.)

Hymne au ciel en forme de danse rituelle improvisée sur une flûte de pan en plûmes de condor

Guiraut Riquier
Creire m’en fach, XIIIe sècle, Frestel (flûte de pan médiévale)

Anonyme
Lucente Stella, ballata, Italie XIVe siècle

Anonyme
Sexte estampie royale, France XIVe siècle

Istanpitta
Chominciamento di gioia, Italie XIVe siècle, flûte à bec

Istanpitta
Belicha, Italie XIVe siècle, flûte à bec et tambour

Guillaume de Machaut (1300 – 1377)
Se ma dame m’a guerpi, virelai, voix et flûte traversière médiévale

Anonyme,
Lai du Chèvrefeuille, France, XIIIe siècle, flûte et tambours

Ritual 1 / Omaggio Kogui (Colombie)
Improvisations d'après des motifs mélodiques et rythmiques rituels des amérindiens Wiwa et Kogui de Colombie, kuisi (Colombie)

Aa, Sumak Kancakchaska (traditionnel, Hymne au Soleil, collecté fin XIXe siècle à Huanaco, Pérou) Siku.
*El Baile del Inca
traditionnel, collecté à Copacabana, Pérou, par Luis Girault, 1954
*Oraison pour la Terre Mère, traditionnel Bolivien Sicuri      

The Butterfly Song (air traditionnel du pueblo Laguna au Nouveau-Mexique) 
Flûte traditionnelle Nipmuc (Amérindiens Algonquins)

Lakota lullaby : berceuse Lakota (sioux), voix et tambour 

Improvisations sur divers instruments des civilisations précolombiennes d’Amérique du Sud :

Petite Flûte Aztèque
Ocarinas de l’ancienne civilisation du Golfe – Mexique
Quena Chincha (flûte à encoche en céramique de la civilisation Chincha – Pérou)
Flûte triple en forme de serpent (Mexique – Civilisation du Golfe)

Improvisation aux flûtes de Pan en céramique « Antara Nazca »
Sur les gammes originales de la Civilisation Nazca (Pérou 20 avant J.C. / 600 Après J.C.)
Vases siffleurs (civilisation Vicus – Pérou 500 avant J.C./ 500 après J.C.)…

Photo Robin Davies
Photo Robin Davies

Photo Hervé Pouyfourcat
Photo Hervé Pouyfourcat

Los Pasos Perdidos - Version duo - Teaser

 


Los Pasos Perdidos - Version duo - Teaser II

 


Los Pasos Perdidos - Extrait duo

 


Nazca Ritual - Extrait duo

 


Hommage à Abya Yala - Extrait duo

 


Se ma dame m'a guerpi – Guillaume de Machaut

 



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