Arts-Scène Diffusion

Laure Mézan, Pianiste, Mai 2019

Une touchante tristesse se dégage de ces pièces au langage dépouillé voire austère, mises en regard ici avec des pages d'autres compositeurs en quête d'un même ascétisme ou témoignant d'un raffinement harmonique tout aussi évocateur. C'est ainsi à un parcours intime, aux accents hypnotisants, que Guillaume Coppola nous convie, rapprochant différentes expressions musicales du silence en empruntant à Satie, Debussy et Ravel dont Mompou se revendiquait mais aussi à Chopin, Scriabine ou Takemitsu. Un choix guidé par l'instinct et la sensibilité dans l'idée de tisser un fil ininterrompu et de "placer l'auditeur sur l'orbite d'une seule et même musique, d'un même silene fécond", nous dit le pianiste. Ce désir d'exprimer l'indicible permet à l'interprète de déployer une subtile palette de couleurs, de chatoiements sonores avec pudeur et une poésie des plus émouvantes.

Jeanne-Martine Vacher, Multivox, Mai 2019

Il y a d’autres silences, ceux venus de la musique, qui soudain vous habitent, vous emplissent et ceux-là vous parlent. Ainsi me parlent Chopin, Scriabine, Debussy, Satie, Takemitsu, Granados et surtout Mompou dans l’interprétation infiniment délicate et subtile qu’en offre Guillaume Coppola dans son disque justement intitulé : « Musiques du Silence », l’un de ces disques dont l’on sait dès la première écoute, qu’au-delà de la jouissance musicale, on les gardera tout près de soi, comme une ressource, comme un recours (…)
Ses musiques, dans leurs épures s’autorisent le mouvement, la danse, la palpitation, la rupture, parfois même la dissonance, mais ce disque par son cheminement et l’interprétation qu’en donne Guillaume Coppola nous offre la sensation d’habiter un temps particulier. Lire l'article

Yutha Tep, Cadences, Mai 2019

Comme à son habitude, le pianiste français propose un programme d’une intelligence rare. L’entreprise était pourtant périlleuse, la thématique « Musique du silence » pouvant, comme on le devine, générer la monotonie. Or, autour des superbes pièces du compositeur catalan Federico Mompou (essentiellement les Paisajes et Música callada), Guillaume Coppola parvient à tisser une trajectoire toujours intéressante, soutenant magistralement le discours musical, variant les climats grâce à un art coloriste indiscutable. Voilà un disque hautement recommandable, éminemment personnel et, de ce fait, particulièrement attachant. Lire l'article

Jérôme Bastianelli, Diapason, Mai 2019 - 5 diapasons

Ce parcours original, dont la cohérence repose sur la logique harmonieuse et stylistique des enchaînements, est nuancée par une sonorité moelleuse et riche. L'attention que porte Guillaume Coppola aux résonances fugaces de l'instrument est déterminante : il peut ainsi donner du relief à ces murmures et à ces incantations. Entre senseibilité et simplicité, il s'attache aux moindres frémissements expressifs, dans une douceur parfois irréelle. Les relations qui unissent la musique au silence apparaissent avec tous leurs paradoxes et leurs mystères. 
5 diapasons

Jean-Charles Hoffelé, Classica, Mai 2019 - 5 étoiles

Quel poète ce Guillaume Coppola ! Il fait entendre le Prélude n°4 de Chopin dans d'infinies demies-teintes ou l'Orientale de Granados lasse comme dans un sérail étourdi de canicule. Toucher envoûtant, pédale de peintre (qui teinte à l'aquarelle deux merveilleux préludes de Scriabine), phrasés discrets jusqu'à l'effacement, rhytmes souples qui trouvent d'abord le silence absolument diurne de l'univers de Mompou, véritable sujet de l'album : la prise de son de François Eckert en restitue admirablement la magie. C'est bien essayé, mais cette Musica Callada si justement effleurée, il nous la faut entière. Demain peut-être ?
***** Classica

Lionel Lestang, Valeurs Actuelles, Avril 2019

Le premier mérite de cet enregistrement du pianiste Guillaume Coppola, finement construit autour d'une vingtaine de pièces brèves de compositeurs des XIXe et XXe siècles, tient à la cohérence du programme. Au point de s'imaginer cheminer le long d'une même et grande oeuvre méditative.
Le second est de nous faire entendre la beauté, encore trop rare, de la musique au bord du silence du Catalan Federico Mompou (1893-1987). D'atmosphères proches en tonalités voisines, de Chopin et Satie à Scriabine et Dutilleux, c'est, confie le pianiste, "un long secret murmuré à l'oreille", jusqu'à quelques feux d'artifice. Le tempo retenu et la légère torpeur due à la similarité des pièces participent à l'envoûtement. Lire l'article

Michael Johnson, Facts & Arts, Avril 2019

The complex structure and concentrated emotion, the moods, the arpeggios and stunning fingerwork demand an effort to reach true appreciation.  And so when I first heard the new CD “Musiques de Silence”  -- interwoven selections of Frederico Mompou, matched with Maurice Ravel, Erik Satie, Henri Dutilleux, Frederic Chopin, Toru Takemitsu, Claude Debussy, Enrique Granados and early Alexander Scriabin – I felt a surge of relief. (Eloquentia EL1857).  The repertoire is selected and beautifully braided together by the rising young French pianist Guillaume Coppola.  Lire l'article

L'Est Républicain/Mag du Dimanche, Avril 2019

Le dernier disque (Eloquentia) du pianiste bisontin Guillaume Coppola incite à la méditation et à l'introspection. Pour ses "Musiques du silence", cet excellent et intelligent musicien a réuni en une savante et profonde alchimie Mompou (l'invité d'honneur), Satie, Ravel, Debussy Dutilleux, Scriabine, Chopin, Takemitsu et Granados.

Thierry Vagne, Musique Classique & Co, Avril 2019

On appréciera les qualités de phrasés et de caractérisation des pièces de Mompou. En regard, des interprétations sensibles de la 1ère Gymnopédie et de la 5e Gnossienne de Satie, un petit Préludede Ravel, le 1er Prélude de Dutilleux (magnifique) : là, les affinités avec la musique de Mompou sont patentes… Deux beaux et calmes  Préludes de Scriabine, op. 11 n°15 et op.16, un très court Takemitsu, et la célèbre danse espagnole n°2 de Granados, très finement interprétée, complètent le programme. Un disque pour amateurs de Federico Mompou et de programme pianistique homogène et original, très bien interprété et enregistré et très attachant. Lire l'article

Alain Lacroix

Un très grand moment de piano, dans l'intelligence et la maîtrise d'un programme passionnant que Guillaume Coppola a conduit dans un seul souffle, avec cette idée géniale de mettre Mompou en résonance et en miroir avec d'autres compositeurs plus renommés pour faire ressortir filiations et passerelles, un jeu tout en finesse et par dessus tout l'émotion et la sensibilité qui s'en dégagent. D'année en année, Guillaume surprend et acquiert une véritable signature. Cela fait vraiment plaisir de l'accompagner et de lui proposer des projets originaux qu'il sait conduire avec brio et talent, mais toujours avec cette belle délicatesse face aux compositeurs qu'il sert. Je suis certain que ces «musiques du silence» trouveront leur chemin, dans le coeur des mélomanes, leur voie dans celui des programmateurs. Vivement un bel enregistrement!