Arts-Scène Diffusion

Victoria Okada, Crescendo Magazine, Septembre 2019

Avec ce disque, Guillaume Coppola se montre à la fois poète et constructeur. Poète par ses idées et par la finesse dans la manière de les articuler.  (…)
Chaque pièce entre ainsi en résonance avec les autres, souvent avec celle qui se trouve immédiatement avant ou/et après. Elles sont choisies par affinité ou proximité de style, de tonalité, d’harmonie ; l’enchainement est fluide, sans interruption, comme s’il s’agissait d’un grand cercle qui tourne perpétuellement. C’est là que Guillaume Coppola révèle son talent de constructeur. Non pas qu’il bâtisse une forteresse, mais il juxtapose un par un des éléments semblables mais subtilement différents. 
Ce silence, les doigts du pianiste l’expriment avec une délicatesse infinie. (…)on ne ressent aucun statisme, aucune nonchalance. Paradoxalement, l’interprétation revêt un dynamisme. Guillaume Coppola joue ici l’équilibriste musical, use de l’art des dosages. Lorsqu’un mouvement apparaît, c’est pour mieux apprécier le silence telle une brise rafraîchit la sensation. L’excellente prise de son, ni trop près ni trop loin, qui souligne la beauté du son, participe à ce jeu d’équilibre qui fait merveille.  Lie l'article

Jean-Pierre Robert, On TopAudio, Juillet 2019

Guillaume Coppola éprouve une empathie certaine pour ces musiques qu'il a choisi de réunir avec cœur. Son jeu expressif et sans fard le démontre, avec rigueur et simplicité, non sans d'imaginatifs écarts de dynamique. Un disque qui sort des sentiers battus !
L'enregistrement au CRD d'Aulnay-sous-Bois est présent et aéré, révélant les mille couleurs du jeu du pianiste. Lire l'article

Emmanuelle Giuliani, La Croix, Juin 2019

Guillaume Coppola a construit un programme où circulent librement l'air, la lumière et le silence, fil conducteur de son parcours. Le pari est harmonieusement relevé, tant chaque oeuvre procède de la précédente dans un enchaînement de tonalités, de climats, de sentations. Ouaté, rêveur mais jamais évanescent, le toucher du pianiste sait aussi se faire plus tranchant tandis que le balancement des lignes musicales fait merveille, dans Chopin comme dans Satie ou Dutilleux... Splendeur de profondeur dans sa simplicité, le Prélude op. 11 n°15 de Scriabine qui conclut le disque ouvre en nous un monde infini de pensées et d'impressions.

Franck Mallet, Musikzen, Mai 2019

On admire le choix impeccable du musicien à associer, outre dix pièces de Mompou en fil conducteur, Ravel, Satie, Dutilleux, Scriabine, Chopin, Takemitsu, Debussy et Granados. Néanmoins, rien de démonstratif dans cet art des correspondances : notes profondes, sens du rythme, Guillaume Coppola est l’intercesseur idéal de ces « musiques du silence » Lire l'article

Laure Mézan, Pianiste, Mai 2019

Une touchante tristesse se dégage de ces pièces au langage dépouillé voire austère, mises en regard ici avec des pages d'autres compositeurs en quête d'un même ascétisme ou témoignant d'un raffinement harmonique tout aussi évocateur. C'est ainsi à un parcours intime, aux accents hypnotisants, que Guillaume Coppola nous convie, rapprochant différentes expressions musicales du silence en empruntant à Satie, Debussy et Ravel dont Mompou se revendiquait mais aussi à Chopin, Scriabine ou Takemitsu. Un choix guidé par l'instinct et la sensibilité dans l'idée de tisser un fil ininterrompu et de "placer l'auditeur sur l'orbite d'une seule et même musique, d'un même silene fécond", nous dit le pianiste. Ce désir d'exprimer l'indicible permet à l'interprète de déployer une subtile palette de couleurs, de chatoiements sonores avec pudeur et une poésie des plus émouvantes.

Jeanne-Martine Vacher, Multivox, Mai 2019

Il y a d’autres silences, ceux venus de la musique, qui soudain vous habitent, vous emplissent et ceux-là vous parlent. Ainsi me parlent Chopin, Scriabine, Debussy, Satie, Takemitsu, Granados et surtout Mompou dans l’interprétation infiniment délicate et subtile qu’en offre Guillaume Coppola dans son disque justement intitulé : « Musiques du Silence », l’un de ces disques dont l’on sait dès la première écoute, qu’au-delà de la jouissance musicale, on les gardera tout près de soi, comme une ressource, comme un recours (…)
Ses musiques, dans leurs épures s’autorisent le mouvement, la danse, la palpitation, la rupture, parfois même la dissonance, mais ce disque par son cheminement et l’interprétation qu’en donne Guillaume Coppola nous offre la sensation d’habiter un temps particulier. Lire l'article

Yutha Tep, Cadences, Mai 2019

Comme à son habitude, le pianiste français propose un programme d’une intelligence rare. L’entreprise était pourtant périlleuse, la thématique « Musique du silence » pouvant, comme on le devine, générer la monotonie. Or, autour des superbes pièces du compositeur catalan Federico Mompou (essentiellement les Paisajes et Música callada), Guillaume Coppola parvient à tisser une trajectoire toujours intéressante, soutenant magistralement le discours musical, variant les climats grâce à un art coloriste indiscutable. Voilà un disque hautement recommandable, éminemment personnel et, de ce fait, particulièrement attachant. Lire l'article

Jérôme Bastianelli, Diapason, Mai 2019 - 5 diapasons

Ce parcours original, dont la cohérence repose sur la logique harmonieuse et stylistique des enchaînements, est nuancée par une sonorité moelleuse et riche. L'attention que porte Guillaume Coppola aux résonances fugaces de l'instrument est déterminante : il peut ainsi donner du relief à ces murmures et à ces incantations. Entre senseibilité et simplicité, il s'attache aux moindres frémissements expressifs, dans une douceur parfois irréelle. Les relations qui unissent la musique au silence apparaissent avec tous leurs paradoxes et leurs mystères. 
5 diapasons

Jean-Charles Hoffelé, Classica, Mai 2019 - 5 étoiles

Quel poète ce Guillaume Coppola ! Toucher envoûtant, pédale de peintre (qui teinte à l'aquarelle deux merveilleux préludes de Scriabine), phrasés discrets jusqu'à l'effacement, rhytmes souples qui trouvent d'abord le silence absolument diurne de l'univers de Mompou, véritable sujet de l'album : la prise de son de François Eckert en restitue admirablement la magie. C'est bien essayé, mais cette Musica Callada si justement effleurée, il nous la faut entière. Demain peut-être ?
***** Classica

Lionel Lestang, Valeurs Actuelles, Avril 2019

Le premier mérite de cet enregistrement du pianiste Guillaume Coppola, finement construit autour d'une vingtaine de pièces brèves de compositeurs des XIXe et XXe siècles, tient à la cohérence du programme. Au point de s'imaginer cheminer le long d'une même et grande oeuvre méditative.
Le second est de nous faire entendre la beauté, encore trop rare, de la musique au bord du silence du Catalan Federico Mompou (1893-1987). D'atmosphères proches en tonalités voisines, de Chopin et Satie à Scriabine et Dutilleux, c'est, confie le pianiste, "un long secret murmuré à l'oreille", jusqu'à quelques feux d'artifice. Le tempo retenu et la légère torpeur due à la similarité des pièces participent à l'envoûtement. Lire l'article