Arts-Scène Diffusion

Jean-Luc Caron, ResMusica, Juillet 2019

Maurice Ravel achève cette sélection avec son Trio en la mineur, œuvre de la maturité composée à Saint-Jean-de-Luz et donnée en  première audition à Paris le 28 janvier 1915. Les Zadig offrent du premier mouvement, Modéré, inspiré par une danse basque, une lecture énergique dont l’esthétique contraste avec le mouvement suivant, Pantoum, faisant référence à la poésie malaise où les superpositions rythmiques confirment la parfaite maîtrise du compositeur. S’il repose sur des motifs issus du premier mouvement, le Perpetuum mobile, un allegro peut-être légèrement moins inspiré, s’impose par sa précision « horlogère » qui n’effraie nullement le Trio Zadig.
Un voyage instructif illustrant la complexe et composite notion d’entre-deux musical et culturel. Lire l'article

Sophie Bourdais, Télérama, Juin 2019 - ffff

Un disque inventif, au goût d’ailleurs. En témoignent la succulente ouverture de l’opérette Candide et la fantaisie autour de West Side Story,transcrite pour l’une, arrangée pour l’autre, par le pianiste et compositeur Bruno Fontaine. Ces versions pour trio ne trahissent aucunement l’imagination du compositeur d’origine, Leonard Bernstein (1918-1990). On y perd quelques notes ? L’esprit est là, intact (et quelle tonicité dans la version chambriste de Tonight !), et les trois instrumentistes s’appliquent avec bonheur à restituer tout ce qu’il y a d’expérimental et d’inventif dans l’écriture de Bernstein l’Américain. Plus délicate et raffinée, celle du Français Maurice Ravel (1875-1937) ne manque pas non plus d’inventivité. Lui-même franco-américain, le Trio Zadig s’amuse à faire dialoguer les deux compositeurs par-delà l’Atlantique et les décennies, tissant entre eux des lignes ténues.
4 ffff Télérama Lire l'article

Lucas Irom, Classique News, Juin 2019

Comme pour démontrer le potentiel dramatique et rythmique de leur coopération à trois, les Zadig expriment toute la verve opératique et dramatique dès l’ouverture (synthèse) de Candide de Bersntein, puis dans la transcription d’après West side Story du même Bernstein : on ne saurait distinguer aujourd’hui meilleure complicité chambriste au sein de la nouvelle génération de musiciens. Volubiles, éloquents, en complicité subtile, les 3 instrumentistes Zadig éblouissent d’un bout à l’autre de ce programme passionnant. Lire l'article

Le Télégramme, Mai 2019

Trois artistes qui mettent leur virtuosité au service d’une exceptionnelle musicalité. Quelle complicité les unit ! Le son, parfois éclatant dans un véritable déchaînement, se métamorphose soudain en une douceur à peine palpable empreinte d’une poésie que l’auditeur goûte comme dans un rêve, du grand art qui suscite une intense émotion.
Le public, muet devant tant de beauté, laisse éclater son enthousiasme quand les dernières notes se sont envolées ! Lire l'article

Florence Michel, ResMusica, Mai 2019

Le trio marche d’un même pas, respire ensemble, dans le prolongement des uns et des autres. Le dialogue témoigne d’un souci d’équilibre et de clarté. Lire l'article

Jacques Bonnaure, Classica, Mai 2019 - 5 étoiles

Le Trio Zadig se situe à un très haut niveau d'exigence, pour la précision et l'équilibre comme pour la compréhension de l'esthétique ou pour le travail sur les timbres.
***** Classica

Frédérick Casadesus, À la musique, Avril 2019

Avec leur dégaine de Blues Brothers, le violoniste Boris Borgolotto, le violoncelliste Marc Girard Garcia et le pianiste (américain) Ian Barber donnent à leur disque un aspect fraternel qui ne doit pas faire oublier la qualité de leur musicalité. Associant Ravel et Bernstein au jeune compositeur français Benjamin Attahir, ces trois galopins méritent un coup de chapeau.

Morgane Baghlali-Serres, Classique mais pas has been, Avril 2019

 Pour un premier album, le Trio Zadig fait le choix assumé de ses origines franco-américaines. De Broadway (West Side Story, Bernstein) aux tranchées françaises (Trio en La mineur, Ravel), le Trio propose même une parenthèse enchantée en territoires inconnus (Asfar, de B. Attahir). Un album technique et vivifiant !
Deux amis d’enfance, l’un violoniste (Boris Borgolotto), l’autre violoncelliste (Marc Girard Garcia), puis une rencontre déterminante avec un pianiste américain (Ian Barber) : voilà la recette d’un des trios les plus prometteurs du moment. Accumulant déjà onze prix internationaux, le fringuant Trio Zadig signe là son premier album, quatre ans seulement après sa formation. 
A l’instar de ses musiciens, “Something in Between” se veut aussi enraciné que voyageur et contemporain. Bernstein et Ravel font, sans surprise, très bon ménage. Les retranscriptions de l’excellent Bruno Fontaine (West Side Story et Candide) et la technique du Trio, feraient presque oublier l’orchestration originelle de Bernstein. Mieux, on redécouvre l’œuvre sous sa forme la plus épurée, faisant ressortir la rythmique et les désormais célébrissimes phrases. Quant au trio de Ravel, les trois hommes en livrent une version touchante et pure. Lire l'article

Dirk Hühner, Kultur Radio, Avril 2019

Bernsteins Candide-Ouvertüre und seine Suite aus der "West Side Story" sind von dem Komponisten Bruno Fontaine sehr farbenreich und effektvoll für Klaviertrio übertragen worden. Das Trio Zadig zeigt sich hier von seiner impulsiven und geradezu kraftstrotzenden Seite. Schnelle Tempi sind ihm ein willkommener Vorwand, die eigene Brillanz zu demonstrieren (…)
Das Trio Zadig gibt damit ein Debüt nicht irgendwo "dazwischen" sondern ganz an der Spitze der jungen Klaviertrios. Lire l'article

Tal Agam, The Classical Review, Avril 2019

It’s surprising how well the “Candid Overture” and the “West Side Story Fantasied” works in the piano trio arrangement we have here. First, there’s the performance, which is full of cheerful energy and rhythmic vitality, but there’s also the high quality of the actual arrangement, made by Bruno Fontaine. Rather than making the listener feel deprived of the full orchestral score, this arrangement actually enhances the music, making it more transparent (…)
The trio’s members are clearly attached to the Ravel Piano Trio, as this chamber masterpiece receives a touching, deeply felt and memorable performance. Pianist Ian Barber shows some impressive pianistic qualities, highly diverse sound world and pedal control, as well as superb technical command. Violinist Boris Borgolotto and cellist Marc Girard Garcia synchronize nicely in the first movement, where Ravel brilliantly separates the two by few octaves, making for an idiosyncratic tonal shading, which the pair embraces (…)
With a broad, stilled beauty in the second movement and convincing performance of the finale (listen to the wonderful opening bars’ masterful blend of instruments) – this makes for a memorable version of the Ravel Trio (…)
All in all, a highly enjoyable album. Lire l'article