Arts-Scène Diffusion

Jean-Luc Ho

CLAVECIN & ORGUE

Bach & Couperin

Bach & Couperin

Encelade, 2011



«Bach connaissait fort bien les œuvres de Couperin ; il les tenait en réelle estime, ainsi que les ouvrages pour clavecin de plusieurs compositeurs français de l’époque, pensant qu’on y pouvait puiser un style d’exécution élégant et fleuri.» (Johann Nikolaus Forkel, 1802)

Des relations entre maîtres français et allemands du clavier du XVIIIe siècle, le public a surtout retenu le duel musical, en partie avorté, à l’orgue et au clavecin entre Bach et Marchand. Cette anecdote ne doit pas nous faire oublier les liens culturels qui existaient alors entre les deux côtés du Rhin. En ce début de XVIIIe siècle, la France est l’un des principaux foyers de création en Europe et son art rayonne sur tout le continent.

Cette influence se fait sentir dans la musique de Bach durant toute sa carrière. Il n’hésite d’ailleurs pas à le revendiquer via le titre d’une des pièces de son Clavier-Übung II : « Ouverture nach Französischer Art» ou Ouverture à la manière française.

Jean-Luc Ho réunit dans cet enregistrement l’Ouverture à la manière française de Bach et le Huitième Ordre de Couperin, soulignant la parenté esthétique qui unit les deux compositeurs. Le Huitième Ordre fait partie du second des quatre livres de pièces pour clavecin composés par Couperin entre 1713 et 1730. Sa disposition en forme de suite de danses renvoie directement aux livres de clavecin publiés en France depuis les années 1670 (Chambonnières, Lebègue, Jacquet de La Guerre, D’Anglebert). Quelques titres rappellent néanmoins que François Couperin est celui qui va transformer la musique de clavecin en donnant des noms évocateurs à ses pièces, et en laissant le modèle chorégraphique s’effacer progressivement. 

Le rapprochement avec l’Ouverture de Bach rappelle que le director musices de Leipzig est aussi un musicien de son temps, profondément marqué par la francophilie ambiante. Son génie musical fera le reste… Laissons-nous guider par Jean-Luc Ho dans l’univers de Bach et Couperin, deux compositeurs qui vont, chacun à leur manière, profondément renouveler l’écriture du clavecin.


Presse

Philippe Ramin, Diapason, décembre 2011

Le choix d'un tempérament marqué, la prise de son moins flatteuse qu'à l'ordinaire mais plus naturelle que tant d'enregistrements spectaculaires, sont en accord avec la profondeur de l'interprétation. De Blancine Verlet, guide vénérée, Jean-luc Ho a appris comment débusquer les troubles du sentiment sous les symétries de surface. C'est supérieurement réalisé dans le détail, d'une grâce indolente parfois inattendue.

Frédéric Munoz, Resmusica, 8 décembre 2011

Il signe pourtant ici un premier disque qui permettra, et c’est mérité, de le découvrir enfin pleinement, et de l’apprécier dans son instrument de prédilection, qu’il fréquente depuis l’âge de huit ans [...] La captation du clavecin est remarquablement équilibrée, pas trop rapprochée, mais claire et légèrement réverbérée, ce qui fait respirer la musique au rythme des divers mouvements de danse [...] On se délectera donc, en écoutant ces pages universelles, dans ce dialogue retrouvé et complice entre deux maitres, au sommet de leur art. Lire l'article complet

Renaud Machart, Le Monde, décembre 2011

La France compte la jeune génération de clavecinistes la plus dynamique et douée du moment. Jean-Luc Ho, qui signe son premier enregistrement en solo, en est l'une des preuves flagrantes. Il joue Couperin avec une fermeté virile qui lui sied bien et le met en regard de L'Ouverture dans le style français de bach, à laquelle  le beau toucher et la fine intelligence du musicien profitent tout autant.

Martine Dumont-Mergeay, La Libre Belgique, 29 février 2012

Déjà repéré par les passionnés, le jeune claveciniste français signe ici un premier CD remarquable de cohérence et d’inspiration. La "manière française" y est déployée selon deux géants en la matière, Bach et François Couperin. Rythmes tour à tour amples, pointés, bondissants, solennels, la danse est reine des deux côtés, plus structurée chez Bach, plus poétique chez Couperin, et magnifiquement mise en valeur par un musicien qui nous fait aussi profiter de son expérience de continuiste et de sa connaissance des instruments anciens.

Audio

Passacaille - Couperin

Extrait du Huitième Ordre
(second livre de pièces de clavecin 1717) 
Francois Couperin

extrait du premier CD de Jean-Luc Ho "Bach & Couperin"
à paraître en novembre 2011 - Editions de l'Encelade



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