Looking for Beethoven à Paris!
Allez, courez voir ce spectacle, les oreilles, les yeux et le cœur grands ouverts. C’est un devoir hédoniste qui répondra à cette injonction du grand maître, dans une période où la tolérance et la joie ne sont pas si fréquentes. Vous ressortirez un peu meilleur, et c’est déjà beaucoup ! (…) révélation et joie garanties, avec la certitude de passer un moment de grâce théâtrale inoubliable…
C’est précisément ce bonhomme-là, dépouillé de son piédestal, que Pascal Amoyel est allé chercher. Il en fait un homme de chair, de doutes et de fureur. (…) Le mélange entre la narration théâtrale et la performance pure au clavier fonctionne à merveille (…) La mise en scène de Christan Fromont refuse le spectaculaire et les artifices. Elle se concentre sur l’essentiel : l’homme, le verbe et l’instrument. Alors, faut-il y aller ? Évidemment. Parce que voir un pianiste de ce calibre malmener le mythe pour mieux retrouver l’humain, ça change des autoroutes culturelles bien balisées.(…) À voir, à écouter, à revoir, réécouter à se rendre sourd !
Une belle manière de rendre la musique classique accessible, vivante et profondément émouvante, même pour ceux qui n'en sont pas familiers. Une initiation dont on ne sort pas indemne.
Pascal Amoyel est remarquable. Pianiste virtuose, mais aussi conteur et comédien, il ne se contente pas d’interpréter Beethoven avec brio : il nous en révèle les secrets, les émotions et le langage. (…) La salle semblait littéralement hypnotisée, suspendue aux mains et à la voix de Pascal Amoyel. Une communion rare entre un artiste et son public qui en dit long sur la puissance de son interprétation.
Qui d’autre que le virtuose et fougueux Pascal Amoyel, toujours aussi passionné et passionnant, autant comédien qu’excellent pianiste pouvait s’attaquer à ce génie de la musique. Pour notre grand bonheur, il ponctue son récit avec des extraits des plus belles pages de Beethoven, la sonate au Clair de lune, la Pathétique, ou la Tempête mais aussi de Bach et de Mozart. Mélomane ou pas, venez vite découvrir ce captivant spectacle mis en scène par Christian Fromont.
Alterner les mots et la musique, les superposer, est un travail d’équilibre. Doser l’un par rapport à l’autre, sans alourdir le double langage, Pascal Amoyel en a l’art et la manière. (…)
Dans son écriture distinguée, empreinte de proximité avec son public, Pascal AMOYEL nous offre une plume diaphane, d’une délicatesse rare. (...) À la mise en scène, Christian Fromont compose ce spectacle avec la finesse d’un chef d’orchestre. La beauté dans le simple. Dans cette proximité avec le public, le spectacle nous entraîne à en décrocher la mâchoire, comme pour mieux nous abreuver de ces notes de musique qui nous captivent et nous bouleversent.
Cette plongée dans l’intimité du compositeur fait apparaître une autre dimension de son œuvre : celle de la fragilité, mais aussi de la tendresse et de l’humanité. (…) L’enjeu n’est pas seulement de raconter Beethoven mais bien de nous faire entendre autrement une musique que l’on croit connaître, en nous faisant approcher celui qui l’a composée au plus près de sa vulnérabilité. Un théâtre musical subtil et intelligent à ne pas manquer !
Dans son solo-piano-show passionné, Pascal Amoyel humanise Beethoven (…) le pianiste comédien dépoussière brillamment le mythe (…) son jeu est de plus en plus maîtrise, assumant avec gourmandise le plaisir de la scène et du clavier. (…) C’est cette chaleur sincère non dissociée du rapport à la musique, vécue comme une nourriture spirituelle à transmettre, que le public perçoit et apprécie. Il faudrait tant d’autres artistes hybrides de sa trempe pour réconcilier le public avec la musique savante.
(...) Le pianiste nous a ensuite offert une très belle interprétation d’une oeuvre d’une immense complexité Le carillon de Chérence, extrait de la sonate pour piano n.22 Les plaisirs de Chérence. Tout le clavier est mis au travail et se mue en un terrain d’exploration, de danse mystique. Les accords plaqués semblent dire une lutte, un combat intérieur. Le pianiste y est tout simplement exceptionnel, trouvant l’équilibre parfait entre rigueur rythmique et poésie du timbre, laissant affleurer cette tendresse grave qui fait de la musique de Greif un art profondément humain.