Arts-Scène Diffusion

Trio Zadig

TRIO AVEC PIANO

Fabienne Bouvet, Classica, Février 2021

Automnales et tendres, les cordes prennent le relais, soutenues par un piano moelleux, et déroulent leurs contes avec nostalgie. Sublime atmosphère. Ici, point de premier degré, les demi-teintes entre chien et loup mènent à la lisière de l'enfance, quasiment à l'âge adulte, balançant continuellement entre la naïveté et la lucidité - il faut écouter ce Perce-neige sur les pointes, en apesanteur, qui rêve et pleure tout en délicatesse.

Thierry Hilleriteau, Le Figaro, décembre 2020

(…) une partition hautement contrastée, à laquelle leur grande palette de couleurs rend pleinement justice.

On est ainsi saisi par l'énergie folle qui nous fait rentrer dans le mois de février, après une fin janvier toute en souplesse, en grâce et en lignes aériennes. La puissance de ces accords à la verticalité parfaite, d'où jaillissent bientôt des vocalises d'une diabolique virtuosité, en dit long sur la complicité qui unit ces trois jeunes artistes. Mais si l'ensemble s'est justement fait connaître depuis deux saisons grâce à sa fougue et sa vitalité, c'est dans les mouvements les plus nostalgiques et mélancoliques (dieu sait que ce cycle n'en manque pas) que l'on se laisse vraiment cueillir. Mars, avec son atmosphère pluvieuse et ses harmonies ombrageuses en est un bon exemple. S'il est un autre mois qui à lui seul justifie l'écoute de cet enregistrement, et le succès bien mérité des Zadig, c'est sans conteste octobre. Écoutez cette subtile inflexion de tempo, dès la vingtième seconde, du violoniste Boris Borgolotto. En une hésitation, tout est dit. Les trois amis ne jouent pas, ils chantent. Voyez comme des pleurs du violoncelle de Marc Girard Garcia naît, à 2'40, cette ligne obsédante et fantomatique du piano. Comme une réminiscence de bonheur à la lumière fragile, sublimée par le jeu d'une incroyable douceur de l'Américain Ian Barber. Parfois, toute la force d'une interprétation réside dans sa fragilité. C'est le cas ici. Mon coup de cœur de la semaine.

Michel Debiard

Le public est visiblement tombé en adoration devant les œuvres programmées mais surtout devant les interprètes de la soirée. Les membres du Trio Zadig  ainsi que l'altiste Grégoire Vecchioni l'ont en effet subjugué de bout en bout. Dès les 1res notes du Trio de Haydn, leur jeu précis, coloré et pétillant de malice dévoilait les amours primesautières du compositeur et entraînait l'auditoire dans un monde fait d'élégance et de spontanéité. Dans le "Notturno" de Schubert, c'est toute la profondeur poétique de l'ensemble qui illuminait une nuit envoûtante révélée par les sonorités élégantes des cordes et étoilée par le toucher perlé du pianiste. (…)  puis le tant attendu Quatuor op 60 de Brahms, véritable "clou" de la soirée. La parfaite symbiose des quatre instrumentistes, leur évident bonheur de partager la musique et la totale sincérité de leur interprétation ont permis au public d'entrer pleinement dans la confession intime du compositeur qu'ils ont servi avec robustesse, générosité et passion. Un véritable joyau !

Jean-Luc Caron, ResMusica, Juillet 2019

Maurice Ravel achève cette sélection avec son Trio en la mineur, œuvre de la maturité composée à Saint-Jean-de-Luz et donnée en  première audition à Paris le 28 janvier 1915. Les Zadig offrent du premier mouvement, Modéré, inspiré par une danse basque, une lecture énergique dont l’esthétique contraste avec le mouvement suivant, Pantoum, faisant référence à la poésie malaise où les superpositions rythmiques confirment la parfaite maîtrise du compositeur. S’il repose sur des motifs issus du premier mouvement, le Perpetuum mobile, un allegro peut-être légèrement moins inspiré, s’impose par sa précision « horlogère » qui n’effraie nullement le Trio Zadig.
Un voyage instructif illustrant la complexe et composite notion d’entre-deux musical et culturel. Lire l'article

Sophie Bourdais, Télérama, Juin 2019 - ffff

Un disque inventif, au goût d’ailleurs. En témoignent la succulente ouverture de l’opérette Candide et la fantaisie autour de West Side Story,transcrite pour l’une, arrangée pour l’autre, par le pianiste et compositeur Bruno Fontaine. Ces versions pour trio ne trahissent aucunement l’imagination du compositeur d’origine, Leonard Bernstein (1918-1990). On y perd quelques notes ? L’esprit est là, intact (et quelle tonicité dans la version chambriste de Tonight !), et les trois instrumentistes s’appliquent avec bonheur à restituer tout ce qu’il y a d’expérimental et d’inventif dans l’écriture de Bernstein l’Américain. Plus délicate et raffinée, celle du Français Maurice Ravel (1875-1937) ne manque pas non plus d’inventivité. Lui-même franco-américain, le Trio Zadig s’amuse à faire dialoguer les deux compositeurs par-delà l’Atlantique et les décennies, tissant entre eux des lignes ténues.
4 ffff Télérama Lire l'article

Lucas Irom, Classique News, Juin 2019

Comme pour démontrer le potentiel dramatique et rythmique de leur coopération à trois, les Zadig expriment toute la verve opératique et dramatique dès l’ouverture (synthèse) de Candide de Bersntein, puis dans la transcription d’après West side Story du même Bernstein : on ne saurait distinguer aujourd’hui meilleure complicité chambriste au sein de la nouvelle génération de musiciens. Volubiles, éloquents, en complicité subtile, les 3 instrumentistes Zadig éblouissent d’un bout à l’autre de ce programme passionnant. Lire l'article

Le Télégramme, Mai 2019

Trois artistes qui mettent leur virtuosité au service d’une exceptionnelle musicalité. Quelle complicité les unit ! Le son, parfois éclatant dans un véritable déchaînement, se métamorphose soudain en une douceur à peine palpable empreinte d’une poésie que l’auditeur goûte comme dans un rêve, du grand art qui suscite une intense émotion.
Le public, muet devant tant de beauté, laisse éclater son enthousiasme quand les dernières notes se sont envolées ! Lire l'article

Florence Michel, ResMusica, Mai 2019

Le trio marche d’un même pas, respire ensemble, dans le prolongement des uns et des autres. Le dialogue témoigne d’un souci d’équilibre et de clarté. Lire l'article

Jacques Bonnaure, Classica, Mai 2019 - 5 étoiles

Le Trio Zadig se situe à un très haut niveau d'exigence, pour la précision et l'équilibre comme pour la compréhension de l'esthétique ou pour le travail sur les timbres.
***** Classica

Frédérick Casadesus, À la musique, Avril 2019

Avec leur dégaine de Blues Brothers, le violoniste Boris Borgolotto, le violoncelliste Marc Girard Garcia et le pianiste (américain) Ian Barber donnent à leur disque un aspect fraternel qui ne doit pas faire oublier la qualité de leur musicalité. Associant Ravel et Bernstein au jeune compositeur français Benjamin Attahir, ces trois galopins méritent un coup de chapeau.


Ce site utilise des cookies. En poursuivant votre navigation sur ce site, vous acceptez l'utilisation de cookies.