Arts-Scène Diffusion

Canticum Novum

PROJETS ORIGINAUX

Samâ-ï

Samâ-ï

Alep, la cosmopolite

 

La cité d’Alep, une des plus anciennes cités du monde, antique capitale d’un royaume Amorrite, fut également un point commercial névralgique au débouché d’une des routes de la soie, et bâtit sur le long terme sa prospérité sur les échanges commerciaux et sur sa place dans les enjeux stratégiques au Proche-Orient ancien et médiéval.

Au fil des conquêtes et des dominations, la ville a développé une forte tradition multiculturelle nourrie de ses communautés byzantines, arabes, turques, kurdes, séfarades, et incluant la variété méconnue et pourtant étonnante de la chrétienté d’Orient faite de chrétiens maronites, de grecs-orthodoxes, d’Arméniens, de chrétiens syriaques, nestoriens et coptes.

 

Distribution - 10 musiciens

Gülay Hacer Toruk, Emmanuel Bardon, chant
Valérie Dulac, vièles
Aliocha Regnard, nyckelharpa
Bayan Rida, oud & chant
Spyros Halaris, kanun & luth
Léa Maquart, flûtes kaval & ney
Artyom Minasyan, duduk, pakou, zurna & blul
Henri-Charles Caget, Ismaïl Mesbahi, percussions

 

Michèle Tosi, ResMusica, avril 2026

On est séduit par le grain chaleureux de la chanteuse Gülay Hacer Toruk et la souplesse ornementale de sa ligne mélodique.  Les pratiques alternent, entre le chant populaire en mode responsorial – où le tutti, scandé par les percussions digitales (Henri-Charles Caget et Ismaïl Mesbahi) répond au soliste (toujours doublé par un instrument) – et le répertoire liturgique (bysantin, maronite, etc.) évoluant sur un bourdon ; comme dans cette Ode à la Vierge, un des plus beaux moments de la soirée, qui associe la voix du chanteur (et oudiste) Bayan Rida et la vièle de Valérie Dulac. L'énergie est à son comble dans la Danse martiale et les chants populaires d'Arménie où résonne le pakou, sorte de hautbois de plein air (comme le tible catalan) joué par Artyom Minasyan, dans une joute sonore pleine de ferveur qui termine le programme. Le bis est festif et là encore participatif, avec un refrain d'allégresse chanté par le public.

Moisés Ordóñez Alarcón, Classykeo, avril 2026

Dès l’ouverture, la voix d’Emmanuel Bardon, projetée depuis le fond de la nef, capte immédiatement l’attention et installe une forme de théâtralité discrète, mais efficace. (…) Sur le plan vocal, Emmanuel Bardon s’impose comme le porteur du projet avec un grand dynamisme et une expressivité. Sa voix, chaleureuse et charnue, conserve une stabilité appréciable (…) L’ensemble instrumental est l’un des points forts du concert. Les cordes (fidula, luth, oud) installent un socle chaleureux, tandis que les vents (blul, pakou, ney) insinuent des perspectives plus lointaines, évoquant tour à tour l’Anatolie ou les marges kurdes. (…) les musiciens affinent progressivement leur écoute collective. La cohésion, perceptible dans les regards et la respiration commune, permet de doser les textures avec finesse, entre élans rythmiques et passages plus délicats. (…) Le public, clairement conquis, salue les artistes avec enthousiasme et obtient un bis participatif.

Marie-Aude Roux, Le Monde, Septembre 2021

(...) les voix de la chanteuse turque Gülay Hacer Toruk et d’Emmanuel Bardon ont entonné cette musique au rythme obsédant dont le raffinement ornemental distille séduction et poésie. La jeune femme, qui se décrit comme une « brûleuse de chansons », possède une voix sensuelle et ductile, un art virtuose d’une grande délicatesse. A ses côtés, deux autres chanteurs instrumentistes, l’oudiste syrien Bayan Rida, dont le beau timbre sombre semble sculpter la mélodie, et Spyros Halaris, également joueur de kanoun et luthiste, dont la chaleur vibrante enveloppe la musique de soleil.

Samâ-ï

Samâ-ï


Ambronay, 2022

 


Photo Pierre Grasset
Photo Pierre Grasset

Photo Pierre Grasset
Photo Pierre Grasset

SAMÂ-Ï

 


Ya Mariam el bekr

 


Samâ-ï  Alep, la cosmopolite
Samâ-ï Alep, la cosmopolite

ACTUALITÉ

Nour en tournée!

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Nour et ses compères reprennent la route pour une nouvelle représentation !
"Moi, c'est Nour. J'ai douze ans et y'a rien que je déteste plus que l'orage."

Le dernier spectacle jeune public de Canticum Novum est un voyage imaginaire, initiatique et intérieur dans la tête d’une petite-fille espiègle et énergique, Nour. Pour surmonter sa phobie de l’orage, elle se remémore des souvenirs heureux vécus en famille [...]. Mais ce soir, l’orage gronde et la tempête se lève, Nour va devoir puiser dans ses ressources et dans sa mémoire afin d’avoir la force d’affronter ses angoisses et de grandir.

Dimanche 26 avril à 17h - Chapelle de La Trinité, Lyon (69)

En savoir + sur ce programme ici 

TEASER

Photo Pierre Grasset


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